Camillenchine, le blog d'une française à Pékin

Blog de Camille en Chine, la vie d'une française à Pékin - French blog in Beijing

15 octobre 2007

Ratatouille

ratatouilleEn cette semaine de congrès, j'aurais pu aborder des sujets graves et sérieux, 17ème Congrès du Parti communiste oblige, mais j'ai choisi de vous raconter une anecdote que les magazines Public ou Voici vont s'arracher, à savoir ma rencontre avec le show-biz.

Depuis quelques semaines, je me rends rendais régulièrement dans une petite cantine sympathique de mon quartier, petit restaurant chinois qui paye pas de mine, mais où le plat est bon, le service haikeyi, et la note proche du zéro. J'en avais fait une de mes adresses fétiches pour un casse croûte du soir à emporter vite fait bien fait. Jamais mangé sur place donc.

Jusqu'à cet autre jour, où pour un déjeuner tardif, je décidais de m'y poser, afin de tester l'ambiance, les chaises, que sais-je. Le déjeuner étant très tardif - voire proche du goûter, j'étais la seule cliente. Une autre table était occupée par quelques serveuses et cuisiniers qui vaquaient à d'obscures occupations (pliage de serviettes, rangement de cure-dents, décrottage de saucières ...).

J'enfournais ma huitième ravioli quand soudain, un des cuisiniers qui devait avoir dans les 15 ans, a bondi de sa chaise en direction d'un coin de la salle.

- Wouhaaa! Vous avez vu ??

La huitième ravioli fait un stop de précaution afin de ne pas louper la porte d'entrée de mon système digestif, et je suis du regard le jeune marmiton qui rejoint ses camarades en s'esclaffant, se tapant la cuisse avec sa toque.

- Purée il était au moins grand comme ça !

Dit-il en écartant ses deux indexs de la longueur de son avant-bras.

- Chuuuut, parle moins fort, y a la laowai (étrangère) qui nous regarde !

Baguettes suspendues dans les airs après une grève immédiate annoncée par l'oesophage, mes yeux font rapidement le calcul et mon cerveau l'analyse de la situation. Grand comme un avant bras + court vite + "chuut, dis rien" + ... eh meeeerde = RAT !

Echange de regards inquiets, ils ont compris que j'ai compris, reste à savoir si je vais partir immédiatement ou laisser passer une ou deux minutes de courtoisie française. Des yeux je cherche la bête et il ne me faut pas bien longtemps pour la trouver. Ratatouille est debout sur une table au fond de la salle, et essaye du haut de ses trente centimètres déployés, de monter sur le frigo des boissons. Une fois, deux fois, à la troisième tentative il loupe son envol, et tombe. Et je le perds de vue.

- LA NOOOOOTE !!!

Petit regard d'adieu à la serveuse qui se doute qu'elle ne me reverra plus jamais, la ratatouille n'a jamais été mon plat favori, alors sur quatre pattes et avec une longue queue ...

En tout cas je peux témoigner d'une chose, contrairement à George Clooney, il est beaucoup plus beau au cinéma !

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12 septembre 2007

Supplice japonais

restoJapLa pépite des restaurants japonais de Pékin. Le restaurant japonais où 99,9% de la clientèle est japonaise (bon signe, seuls les Japonais savent ce qu'est un bon restaurant japonais). Donc un endroit calme, ce qui devrait être une priorité, car le sushi, c'est sacré ! Ca se déguste dans le recueillement, le respect du poisson qui s'est battu contre les filets, du pêcheur qui a hissé la bête encore vivante sur le pont du bateau, du maître sushi qui a taillé dans la chair et a créé ... le sushi. Slurp. Si le dieu du poisson cru existait, limite je me recueillerais. J'adore les sushis.

Donc. Des sushis et sashimis encore meilleurs qu'au Hatsune, oui, c'est possible. Sans la foule frimeuse et le service déplorable du Hatsune, je pèse mes mots (c'est ma minute "eh oh chuis cliente, merde", mais honnêtement, au prix du menu, je trouve qu'ils pourraient faire des efforts de ce côté-là, voire de ce côté-ci. J'ai souvenir d'un service meilleur au Flunch de l'autoroute A10).

Mais encore. Un petit îlot zen, simple, dans la pure tradition japonaise. Décors sans chichi, couleur paille, matières naturelles, paravents, petits coins tranquilles, serveuses adorables. On se déchausse dès qu'on entre, c'est comme ça au Japon. On marche en chaussettes avec les pieds en dedans, on s'accroupie à table, et après on a les genoux tout tordus. On prend son temps car la carte foisonne de plats tout aussi alléchants les uns que les autres, on se détend. Et si on a de la chance, on a la table face au couloir de la plénitude, décors de bambous, de galets et de lumière tamisée, où votre esprit peut cheminer sereinement, aucune table voisine dans votre champ de vision. Seulement vous, et vos succulents sushis.

Et maintenant je sais ce que vous allez me demander. Gniiii mais c'est où, nom d'un squid ?? Hmmmm voyons voir, le Japonais étant par nature un peu sadique (c'est pas moi qui le dis c'est les Chinois !!) j'hésite vraiment à lâcher l'info. Vous laisserais bien griller quelques temps sur une plaque de 鉄板焼き (teppanyaki). Surtout que j'ai bien cherché et je l'ai pas trouvé dans le That's Beijing magazine et que de l'extérieur on le voit vraiment pas du tout du tout (du tout).

Bon allez, salut !

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14 juillet 2007

Raviolis pour les nuls

CompositionRaviolis_blogAujourd'hui, Fête Nationale et sainte Camille, nous allons faire des raviolis. Parce qu'il n'y a pas qu'au Nouvel An chinois que l'on peut manger des raviolis ! Et comme c'est l'été, que le temps est lourd, et peu adapté à des plats qui le sont tout autant, je vous propose des raviolis "light", végétariens, des 鸡蛋西红柿饺子. Raviolis oeuf tomate. Vraiment pas compliqué.

Comme il s'agit de "raviolis pour les nuls", sautons courageusement l'étape "je fais la pâte moi-même", trop compliquée. Et puis d'autres la font si bien. Achetez-la au marché tout simplement, déjà découpée en petits disques. Ca c'est fait.

Ensuite, nous avons besoin de tomates et d'oeufs. Combien ? Je sais pas ! Je me suis lancée dans cette aventure en voyant une barquette de petites  tomates en détresse dans mon frigo, depuis ... em, disons quelques temps. Opération sauvons les petites tomates d'une mort certaine. Ca marche aussi avec des tomates normales bien sûr. Deux, trois oeufs.

Comme vous pouvez le constater sur ce pas à pas en images, rien de plus facile. Dans l'ordre, il faut, battre les oeufs, les saler (un peu), découper les tomates en tout petits morceaux (cette tâche est la plus pénible, confiez-la à votre petite soeur, ou votre petit frère), faites cuire les oeufs comme si vous faisiez des oeufs brouillon, enfin brouillés, ajoutez-y les tomates et remuez deux trois minutes, assaisonnez comme vous voulez (herbes fraîches, poivre, rien, évitez les liquides !), faites bouillir une grande quantité d'eau.
1_battreOeufs2_couperTomates3_melangerOeufsTomates4_garnir5_fermer26_bouillir7_deguster2
Et voilà ! La dernière étape pénible arrive, le garnissage de la pâte, ne pas en mettre trop, sinon le/la ravioli dans l'eau, elle/il explose. Pour fermer et colmâter la pâte, trempez vos doigts (propres) dans un bol d'eau et humidifiez les bords. Plongez ensuite vos superbes raviolis dans l'eau bouillante, et laissez cuire 8 minutes le temps que la pâte cuise, parce que la pâte pas cuite, c'est mauvais pour l'estomac ! Bon appétît, bons raviolis !

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01 juin 2007

I'm chocolating

DebauveEtGallaisEn ce moment, blogguer, c'est du luxe. Il faut trouver la place entre les multiples activités touristiques que réclament à juste titre mes très chers vacanciers. Et je ne dois pas les décevoir, il s'agit quand même de mes parents, nom d'une truffe !
En ce moment je temple du ciel, je muraille, je tibétains, je raviolis, je japone et je coréenne, j'enseigne le maniement des baguettes, j'explique ces foutus idiogrammes, ceux "qui s'écrivent cheval et se prononcent canasson" comme aimait raconter un de mes anciens amis d'ici, je travaille (ah oui quand même), j'enseigne quelques rudiments vitaux, le nord, le sud, regarder à droite, à gauche, devant, derrière, à gauche, à droite, dessous, et devant et encore derrière avant de traverser, ne pas bouger quand un vélo vous fonce dessus, c'est le meilleur moyen de l'éviter, ne pas tenir la porte à tout le monde parce qu'en Chine il y a du monde, et si tu tiens la porte à tout le monde, tu passes à peu près jamais, ne pas répondre "qui est à l'appareil ?" quand on vous dit "allôôô" dans la rue, et je ne compte pas mes quelques plages perso de sable fin ... enfin si, une !

Et là, après le dernier post sur Fauchon, vous allez penser que je suis définitivement tombée dans les bras de la luxure. Mais non, je vous rassure, j'ai toujours les pieds sur terre.
Mais si comme moi vous raffolez de chocolat, vous me pardonnerez ce petit écart dans quelque chose qui pourrait bien vous faucher encore plus que les terrines de l'autre jour, les chocolats Debauve et Gallais. A Pékin. Oui madame. A 300€ le kilo (150 en France si j'en crois leur boutique en ligne), on y réfléchit à deux fois avant de s'approvisionner en tablettes. Mais je peux témoigner, il s'agit là de très bon chocolat. Je dirais même vachement bon.
Maison créée en 1800 par Sulpice Debauve et Auguste Gallais, Debauve et Gallais fournissait les rois de France en chocolats. On imagine facilement ces joyeux bourbons et toute leur cour se pâmer devant leurs petites boîtes, tout en agitant leurs éventails pour rafraîchir leurs perruques et leur fond de teint dégoulinant. Pour la petite histoire, et aussi pour déculpabiliser, avant d'être chocolatier, Sulpice Debauve était pharmacien à Saint-Germain-en-Laye. Ce qui nous prouve bien que les bienfaits du chocolat ont leur source dans la médecine. Allons-y gaiement !!


C'est où ?
Debauve & Gallais chocolatier
World Trade Center, Beijing
EB 103

PS (pour Sulpice et Auguste) : je revendique rechercher à faire amis amis avec vous par ce post, et ne vous giflerais pas de mon éventail chasse à cour peinturluré si vous me proposez des prix spéciaux pour me remercier des nombreux clients que je vous envoie !

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25 mai 2007

coming soon ...

opensoon

Eeeeeeh top ! Je suis de la famille des épiceries hors de prix où tout est bon, fondé en 1886 je suis le roi Place de la Madeleine aux côtés de ma concurrente rouge et noire, les Japonaises m'adorent et pour sûr les Chinois vont m'aimer, normal je suis français, j'ouvre dans quelques jours mon premier magasin à Pékin et je mets le paquet avec trois étages remplis de mes si bonnes cochoncetés qui vont vous ruiner je vous le dis, entre ma cave, ma confiserie, mes thés, et mes conserves, vous viendrez bien vous perdre une ou deux fois, au moins pour le foie gras, vous pourrez même venir en métro, c'est au Shin Kong Plaza de Dawanglu, le tout nouveau centre commercial de luxe, ne venez pas fauché ... je suis, je suis ?

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20 mai 2007

Slunch au Jindingxuan

jindingxuanMay2007aIl y a un peu plus d'un an je vous parlais déjà du Jindingxuan, ce restaurant spécialisé dans les vapeurs et ouvert 24 heures sur 24. Comme je suis, au choix, fidèle à mes adresses préférées, dépourvue d'originalité, actionnaire des raviolis vapeurs et autres pattes de poulet, le Jindingxuan est toujours, contre vents et tempêtes de sable, ma cantine du brunch du dimanche (je ne peux raisonnablement pas parler de déjeuner du dimanche vu l'heure à laquelle je pousse généralement la porte du restaurant. Disons brunch ... voire slunch, supper brunch)

J'en reviens, donc. L'occasion de vous faire savoir, si vous ne le saviez pas déjà, que le Jindingxuan a modifié un peu sa carte et aussi ses prix, déjà pas épais. Car en dehors des heures traditionnelles de repas (11h-14h, 18h-22h), tous les plats marqués d'une petite etoile sont à 4,80 RMB. Parfait pour le slunch !

C'est où ?
16 Pufang Lu, Fang Zhuang, Feng Tai District
丰台区方庄蒲芳路16号
Le mien
15 Tuan Jie Hu Nan Lu, Chaoyan District
朝阳区团结湖南路15号

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28 janvier 2007

Eat different

bannerPeople8
Qui vient à Pékin, apprend la régalitude. Cela fait un moment que je n'ai pas parlé de restaurants, et depuis mon dernier post sur ce sujet, des dizaines, allez, des centaines de nouvelles adresses se sont ouvertes (et d'autres ont fermé, c'est la dure loi du marché).
En effet, ce début 2007 à Pékin est chargé en ouvertures de restaurants, nightclubs etc ...
J'ai eu la chance de découvrir le Paper il y a une dizaine de jours, et le People 8 cette semaine. Comme je le disais dans mon précédent post, deux adresses qui pourraient être thématiques, une blanche et une noire.

Paper
Situé en plein quartier de hutongs, à côté de la rue Nanluoguxiang, sur Guloudongdajie, le Paper appartient à Cho, le patron du Bed bar un peu plus loin. Je n'avais malheureusement pas mon appareil photo sur moi alors je vais tenter de vous le décrire. Une fois que vous avez trouvé l'entrée assez discrête du restaurant, vous vous trouvez dans un lieu qui se démarque beaucoup du quartier où il se trouve. Vous montez au premier étage et vous installez en vous demandant pourquoi les chaises sont si basses par rapport à la table. C'est peut-être ici le seul détail vraiment chinois du Paper. Des tables blanches donc, des chaises et de la vaisselle blanche. Une grande poutre basse en ciment gris qui coupe la salle en deux et oblige à se baisser. Quelques fenêtres qui laissent apercevoir des toits de courtyards aux tuiles grises. Un grand bouquet rouge sur la plus grande table. Un éclairage particulièrement flatteur pour les plats et les visages (et ça ça mérite un bon point !). Peu de choses donc, et pourtant une atmosphère cosy, pas froide du tout, parfait pour un dîner à deux.
Les plats : ce soir-là était un peu particulier. Pas encore ouvert officiellement, un menu à 150 rmb était imposé, composé d'une petite dizaine de plats (par personne), sans le vin. Autant le dire tout de suite, ce fut un enchaînement de régalades toutes aussi bonnes les unes que les autres. Cuisine fusion, mélange de saveurs occidentales et asiatiques donc. Je ne me souviens pas de tout honnêtement, juste que c'était délicieux, très varié, équilibré, et très (trop?) copieux. Ah si, juste un mot sur le dessert, du vrai sabayon avec fraises et cigarettes russes ... arf.

C'est où ?

The Paper, 138 Gulou dong dajie, Dong Cheng District, Beijing.
Tél : +8610 8401 5080

verrierePeople 8
Vous n'êtes pas joueur, vous avez peur dans le noir et le jeu de cache-cache était votre phobie étant petit ? N'allez pas au People 8. Huitième restaurant de la chaîne Shintori et premier à Beijing (jusqu'ici à Shanghaï et Taipei), le People 8 est, comme les autres, difficile à trouver, et exceptionnel dans son décor. Ca fait partie du concept. D'ailleurs, je ne vous donnerai aucun tuyau pour le trouver, sinon je vous enlève 30% de votre plaisir. Pfff, j'hésite même à vous en parler tiens, sinon ça vous gâcherait 40% de la surprise. Bon allez, disons qu'il y a des bambous, une verrière, un éclairage incroyable (-ment presque inexistant), une carte délicieuse, une très bonne musique et des toilettes qui font jaser tous les magazines de la ville. Pourquoi ? naaaan, chuis pas comme ça, je raconte pas les fins des films moi.

Enfin voilà, deux adresses que je vous conseille pour emmener votre amoureuse (et inutile d'attendre le 14), la première pour tout se dire, et la deuxième pour entretenir le mystère.

C'est où ?
People 8, 18, Jianguomenwai dajie (allez un indice, dans le passage face à la porte sud de l'hotel SciTech)
Tél : 6515 8585

restoNoirEt encore ...
Pour les grands timides qui préfèrent mettre la tête dans le sable et sont plus à l'aise lumière éteinte, ou les poissons d'eaux profondes qui n'y voient de toute façon rien et préfèrent emmener leur belle anémone dans un restaurant où l'absence de lumière oblige les sens autres que la vue à travailler cent fois plus, il y a l'option du "restaurant dans le noir". Et oui, vous le connaissiez peut-être à Paris, voici qu'il débarque à Pékin, à Jianwai Soho. Le concept (parfait pour un blind date ceci étant dit) : manger dans le noir complet. Non non, pas même une petite bougie, pas même une petite lueur pour vous aider à voir ce que vous mangez, débrouillez-vous pour trouver vos couverts, votre verre (sans le renverser sur votre voisine). Ne mettez pas non plus vos plus beaux habits, c'est inutile, personne ne les verraient, et de toute façon vous ressortez avec tout le menu sur la chemise. Faites aussi attention à ce que vous dites (les victimes de vos ragots sont peut-être à la table voisine !). Plus sérieusement, à éviter si on est angoissé ou claustrophobe, à faire si l'on veut aller plus loin dans la découverte du goût, des odeurs. Ne pas y aller si on veut bien manger, j'ai ouï dire que la carte n'était pas top.

C'est où ?
Jianwai Soho
Tél : 5900 0434

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22 novembre 2006

J'ai testé pour vous : Hutong Cuisine

ChunYi1C'est marrant comme avec l'arrivée de l'hiver et du froid, me reprend l'envie de cuisiner. En ce moment je suis dans ma période soupe. Avec des petites pâtes dans le bouillon, comme quand j'étais petite. Et puis de la coriandre fraîche, un oeuf et hop, voilà une soupe délicieuse, pas compliquée, qui me câle et me réchauffe pour la soirée. Bon ok, ajoutez le plaid et les grosses chaussettes, et vous avez un joli tableau de mémère. M'en fous, personne me voit.

Une qui ne fait pas mémère du tout, c'est Chunyi. Je suis tombée par hasard sur son annonce sur le site de That's Beijing, où elle propose de donner des cours de cuisine, chez elle, dans sa petite maison traditionnelle (siheyuan). Chaque cours dure 4 heures, elle vous apprend trois plats, pour 150RMB (soit 15€).potfleurs

Non pas que je sois déjà lassée de ma soupe (je viens d'en engloutir deux bols), mais je me suis dit qu'il serait temps de se mettre à la cuisine chinoise, les plats français étant trop compliqués (pour moi) à réaliser ici. Je suis donc allée voir Chunyi, et j'ai eu la chance d'être la seule personne inscrite ce jour-là, j'ai pu donc profiter d'un cours pour moi toute seule. Je vais tout de suite commencer par la conclusion :
allez-y !

Pourquoi ?

poisson couteau poisson2

etoile Parce que Chunyi est une personne adorable, et c'est pas de trop en ce bas monde de passer quatre heures avec une personne adorable.
etoile Parce que vous saurez enfin, pourquoi il existe autant de sortes de sauces soja, la première demi-heure consistant à vous présenter toutes les sauces qu'elle utilise dans sa cuisine. Avec les huiles, le vin ...
etoile Parce que sa maison est trop mimi ! C'est tout petit (elle ne reçoit que quatre personnes à chaque cours, pas plus)
etoile Parce que vous aurez l'occasion de vous servir d'un vrai couteau de cuisine, d'un vrai wok, d'une vraiecarreBBP5 planche à découper, et que vous pourrez prendre toute la dimension de cette phrase : dans la cuisine chinoise, on passe les neuf dixièmes du temps à découper en julienne, hacher en rondelles, débiter en lamelles, bref à mettre en morceaux tout ce qui passe sur la planche, et le dizième restant à faire cuire en un temps plus court qu'il ne vous a fallu pour lire cette phrase. Tout est dans la préparation (des ingrédients, des assaisonnements ... )
etoile Pour la voir écouter et observer le wok.
"Tu vois, quand le wok siffle comme ça, c'est qu'il y a encore un peu d'eau dedans, c'est pas bon, faut attendre que toute l'eau soit évaporée avant de mettre les aliments."
Un peu de fumée apparait.
"Tu vois, c'est le signal, y a plus d'eau, tu peux y aller".
etoile Parce que c'est à Nanluoguxiang, qu'il y a plein de choses à voir et à faire dans ce quartier super joli.
etoile Last but not least, parce que vous ressortirez du cours en sachant réellement préparer trois plats chinois pas compliqués et très bons, ce qui vous permettra d'en mettre plein la vue à qui vous voulez.

etoile Et pour vous, en exclu, la recette du Poisson vapeur  清蒸鱼 (qingzhengyu), recette cantonnaise. En musique.


Ingrédients pour deux personnes :
deux poissons comme sur la photo
du gingembre frais
quelques tiges de "spring onion" (petit oignon dont on ne mange que les tiges, et qu'on trouve partout dans la cuisine chinoise)
de l'huile de cacahuète
de la sauce soja

poisson3Faire cuire à la vapeur deux cuillers à soupe de sauce soja dans un bol non couvert.
Pendant ce temps, découpez le gingembre, en fines lamelles, disposez-les sur le poisson que vous aurez lavé et vidé auparavant. Faites cuire le poisson et son gingembre, 7 minutes à la vapeur.
Découpez dans le sens de la longueur les tiges d'oignon, comme sur la photo.
Lorsque le poisson est cuit, retirez-le du steamer, enlevez le gingembre (on n'en a plus besoin, hop poubelle), et disposez l'oignon sur le poisson. Demandez (gentiement) à votre chéri(e) de mettre le couvert.
Faites cuire trois cuillers à soupe d'huile de cacahuète dans le wok, grand feu. Attention ça ne dure pas longtemps, ne pas la faire brûler !
Lorsqu'elle est chaude (l'huile, pas la chérie. Rhôô, on peut bien rigoler), versez-la sur le poisson et l'oignon.
Enfin, versez sur le poisson la sauce soja que vous avez faite cuire à la vapeur au début.
C'est prêt ! avec un bol de riz, un p'tit blanc, c'est far-pait !

Pour contacter Chunyi et vous inscrire : www.hutongcuisine.com

Un cours : 150 rmb
Forfait 3 cours : 360 rmb

Article aujourdhuilachine

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28 juillet 2006

C'est moi qui l'ai fait !

4aPenne aux Tagliatelles de courgettes et au basilic (et à l'huile d'olive)
Ce blog n'est résolument pas un blog culinaire. La preuve, ma première recette faite maison arrive au 143ème article seulement. Depuis que je suis en Chine (9 mois .. mais comment j'vais l'appeler ?), je délaisse la cuisine, à tel point qu'on peut légitimement se demander si je suis en fait capable de faire la cuisine. Je la traverse principalement pour ouvrir le frigo et attraper le jambon cru, les fruits (oui je sais c'est mal de mettre les fruits au frigo), la confiture, le chocolat, ou pour empoigner ma bouilloire électrique et faire chauffer de l'eau pour le thé. Il m'arrive cependant à de rares occasions de me remettre aux fourneaux. Quand, sur un inexplicable sursaut, j'achète des aliments que je vais devoir faire cuire moi-même, comme des courgettes par exemple.
Voici donc ma recette, facile, rapide, pas chère, et qui ne nécessite pas de four ni d'ustensiles barbares.

Ingrédients :
- 3 petites courgettes bien vertes et pas abîmées
- Du basilic frais
- Huile d'olive, huile de pépins de raisins, sel
- Penne

3a1a 2a

Avec votre épluche-légumes (ah oui quand même) épluchez vos courgettes préalablement lavées et séchées. Gardez de préférence les épluchures vertes, celles qui contiennent le plus de vitamines. Proportion : deux épluchures vertes pour une blanche par exemple.
Lavez le basilic, mélangez-le aux courgettes.
Faites bouillir une grande quantité d'eau pour les penne. Les pâtes doivent cuire dans un grand volume d'eau, c'est meilleur. Salez un peu l'eau, et versez-y un peu d'huile d'olive.
Quand l'eau bout, plongez-y les penne (il paraît que les hommes mettent les pâtes dans l'eau froide et font bouillir après, c'est vrai ?)
Pendant ce temps, faites chauffer un peu d'huile de pépins de raisins dans une poële (pour la cuisson c'est mieux que l'huile d'olive), ou mieux, dans un wok. Le feu ne doit pas être trop fort. Mettez-y les courgettes avec le basilic (ou gardez le basilic frais si vous préférez le manger frais). Retournez régulièrement les courgettes, ne jamais les quitter des yeux, elles doivent fondre et dorer mais surtout pas noircir. Cette étape doit être plus courte que la cuisson des pâtes (sinon, ben... c'est pô bon)

5a 6a 7a

Si vous en avez, rajoutez un petit filet de jus de citron. Les retirer quand elles sont réduites, avec une jolie couleur, comme sur la deuxième photo !
Egouttez vos penne, présentez-les dans une assiette et recouvrez-les des courgettes et du basilic. Si vous en avez, écrasez quelques baies roses sur le dessus, ça fait joli. Alors encore un petit filet d'huile d'olive sur le tout, et à taaable !
Maintenant si c'est des recettes de cuisine que vous cherchez, allez chez Ester ou chez Marion.

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17 mai 2006

Boudoum baaaa ! pub citoyenne

semaine_faCertains d'entre vous le savent, dans-ma-vie-d'avant, je travaillais dans les fruits et légumes. Mouââ-âârf! s'esclaffent certains, et pourtant, mission ô combien importante que de conseiller les gens sur leur alimentation, sur l'importance de consommer des fruits et légumes si l'on veut rester en bonne santé, voire rester mince. Quel rapport avec le gongbao jiding et le baijiu me direz-vous ? Aucun.
Par contre, aujourd'hui, et jusqu'au 28 mai dans toute la France, c'est la Semaine de la Fraich'attitude, qui met à l'honneur mademoiselle Aubergine et monsieur Poivron. Et ça, j'ai pas pu m'empêcher de vous en parler. Alors au lieu de fêter le sucre et la graisse pendant la Semaine du Goût d'octobre, fêtez les saveurs et les vitamines en mai. C'est plus joli.
En savoir plus

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