Camillenchine, le blog d'une française à Pékin

06 février 2009

Finito

FleurFuÔ qu'il est bizarre d'écrire le tout tout dernier post de mon blog ! Parce que ce post, est, et restera le dernier de Camillenchine. Il est temps (grand temps hein !) de fermer ce blog.

Je ne suis plus en Chine depuis plus d'un mois maintenant, alors continuer d'écrire sur un blog qui s'appelle Camillenchine n'a plus de sens, pas vrai ? Evidemment je ne quitte pas la Chine tout à fait, comme toutes les personnes qui y ont passé quelques temps, "on s'attache !" comme dit la poële mal huilée au steak hâché.
Mais je tourne une page, voilà.

Depuis quelques semaines, je réfléchis à la façon de présenter mes nouvelles histoires, garder ou non le pseudo Camillenchine, écrire oui, mais à propos de quoi ? Cette dernière question n'est au fond pas bien compliquée, je ne me la posais pas quand j'étais en Chine, ici ce sera pareil, j'écrirai sur ce qui me passe par la tête, sur mes envies, mes coups de coeur, les choses que j'ai envie de vous faire partager, les choses qui me font rire. Le tout dans un certain cadre évidemment, parce que si côté cour je suis plutôt jardin anglais, côté blog j'aime que les choses soient structurées.

Mais quel nom donner à ce nouveau blog ?

J'ai bien entendu fait mes petites recherches, j'ai tapé dans Google "Camille à Paris", "Le blog de Camille" etc ... et quand j'ai vu que le premier était déjà pris par un monsieur de 55 ans qui aime s'habiller en soubrette et le second par une fille qui aime les filles et le montre, je me suis dit qu'il était opportun que je ne sois pas, comment dire, qu'il n'y ait pas de confusion. J'ai donc rendu les armes, et laissé ces Camille à leurs affaires.

Et finalement, il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour me décider. Depuis quelques jours qu'il est en place et que je le remplis des posts que vous venez de lire, je suis toute contente d'avoir un blog en devenir à animer.

Alors je dis aurevoir et MERCI à tous ceux qui m'ont lue pendant ces trois ans et demi, et qui peut-être ne me suivront pas dans le suivant, et bienvenue aux futurs lecteurs qui j'espère partageront le plaisir que j'ai à bloguer.

Zai Jian !

Maintenant, c'est par ici que ça se passe !

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05 février 2009

Traquenard

MarianaRamosLa semaine dernière, je suis allée au pire concert de toute ma vie. Mariana Ramos, la nouvelle voix du Cap-Vert, se produisait à l'Alhambra, une salle près de la place de la République. C'était le 29 janvier. Le fameux "jeudi noir", où des millions de Français sont descendus dans la rue.

En ces températures fort basses, nous nous étions dit qu'un peu de chaleur venue d'Afrique ne serait pas hors sujet.

Salle comble. Nous attendons une petite heure que la belle arrive, les messieurs qui avaient volontiers suivi leurs madames, - convaincus certainement, même si aucun de l'aura bien évidemment reconnu, par la photo du flyer, écoutent d'une oreille polie mais distraite ce que leur racontent leurs voisines, leur attention étant toute captive de la scène.

Vers 21h, Mariana Ramos entre en scène, toute moulée dans un ensemble fluide couleur caramel, toute souriante, toute surprise de "nous voir si nombreux en un jour si chaotique". Elle ne croyait pas si bien dire. Sauf que contrairement à ce qu'elle pensait, le chaos n'était pas derrière nous ce jour-là, mais bien devant.

Ce n'est pas le premier morceau qui m'a mis la puce à l'oreille, qui m'a fait comprendre que ce concert ne serait pas un moment de plaisir, mais bien une torture. Toute droite au centre de la scène, son timbre chaleureux nous a dans un premier temps enveloppés dans une poésie toute tranquille, et je me suis sentie presque deçue de ne pas la voir, l'entendre, dès le premier morceau, nous emporter dans les rythmes chaloupés et si joyeux comme peuvent l'être ceux du Cap-Vert. Mais ce n'était que stratégie, que partie d'échauffement, pour nous, mais surtout pour elle.

Et puis voilà. Après, c'est juste insupportable. Quelques premiers morceaux rythmés et paf, le soleil est entré dans la salle. Elle sort se changer, pendant qu'un chanteur invité prend le relai, elle revient perchée sur des sandales compensées, des "WHOUAAAA" s'envolent tels des toucans sortis d'une jungle, ondulant dans une jupe fendue jusqu'à la hanche, et entreprend de nous faire une démonstration de ce qu'elle a appris de ses "petites copines sénégalaises", et comment dire ... ben juste WOW !

D'autres invités sont montés sur scène pour faire la fête avec Mariana, Touré Kunda entre autres, et deux danseuses qui ont du convertir toute l'assemblée à se mettre de toute urgence à la danse africaine, comme solution pour surmonter la crise, des amis chanteurs, des amis musiciens, sa nièce dans les choeurs, au terme du spectacle c'est toute une famille qui se forme sur la petite scène de l'Alhambra. Notre voisin de gauche est en larmes, celui de droite est amoureux.   

Pour sûr, deux heures de fête, de rythme, de joie totale, de belle musique, de belles personnes, de poésie, de voyage, de déhanchés ... ALORS ORGANISER UN TEL CONCERT DANS UNE SALLE OU TOUT LE MONDE EST ASSIS C'EST SIMPLEMENT INHUMAIN !! S'ils avaient voulu nous apprendre le sens du mot "frustration" ils ne s'y seraient pas pris autrement. Et pourquoi pas nous attacher aux sièges tant que vous y êtes ?? bouhhh.

Ecouter et connaître les prochains concerts de Mariana Ramos (le prochain à Paris est le 12 février ! après elle part dans toute la France), c'est par ici ! Allez-y ! c'est horrible !

 

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04 février 2009

On vit tous dans un autre monde ... quelque part ... à un moment donné

soireewii


























L'autre soir j'ai revu mes potes de 9 ans (= on est potes depuis 9 ans hein, pas = je traverse une grosse crise générationnelle). Ceux que j'ai gardés depuis qu'on a travaillé ensemble dans une start-up (aaah la belle époque, snif, l'ambiance pieds sur le bureau, chat Yahoo messenger avec ta "cops" assise euh, juste à côté de toi). Enfin bon, ma bande de geeks que j'avais pas revus depuis trois ans et demi donc.
- Alors c'était bien la Chine ?
- Mais tu regrettes pas d'être rentrée ?
- Tu faisais du sport là-bas ?
- Et t'avais des amis chinois ?
- T'as une wii ?
- Hein ?
- Une wii tu sais, t'en as une ?
- Un oui-oui ? ah oui j'en ai un mais ça date hein !
- ... attends ... eh les gars ... attendez ... ELLE CONNAIT PAS LA WII !!
- HEIN ??!
- Ben quoi .. bouh ... mais euh ... non mais arrêtez quoi ! mais c'est quoi ce truc-euh !?
- ... ô my god ... non mais comment c'est possible ? Ils en ont pas là-bas ?
- Ben je sais pas ! je sais pas ce que c'est la oui !!
- ... bon. On recommande une bouteille ? Y a du boulot.

Bon, j'ai donc eu mon initiation wii, un cours très détaillé, et maintenant j'entrevois à peu près à quoi ça correspond ce truc avec lequel tu peux faire plein de trucs supers avec ton écran de télévision (ah oui, enfin wii, sauf que j'ai pas la télé non plus).

C'est grave docteur ?

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03 février 2009

Ça balance pas mal à Cambridge

wenAlors que la plupart des Français avaient à peine remarqué (d'autres chats à fouetter ... soldes, crise, manif, neige, tempête, chandeleur ... dans la même semaine ... et on me dit que la France est morte ??) qu'effectivement dans son périple européen, le Premier ministre chinois Wen Jiabao ne s'est pas arrêté en France pour faire le plein de baguettes (rires), celui-ci a tout de même tenu à s'expliquer, tout en suggestions, tout en ellipses, l'art syntaxique préféré des dirigeants chinois.

"Tout le monde sait pourquoi j'ai contourné la France". Euh ...

"Dans l'avion, j'ai regardé soigneusement la carte, lors de ma visite, j'ai contourné la France", a déclaré M. Wen.

En même temps c'est pas difficile hein ! Moins difficile que de contourner le Père Noël un 25 décembre !

L'explication est très simple en fait, Wen est un petit malin du shopping.

Très au fait de l'actualité du textile (Wen lit Vogue UK), il n'aurait pour rien au monde loupé les supers soldes sur les pompes à Londres. J'aurais fait pareil tiens. Des occasions comme ça, des pompes qui te pleuvent dessus, des pompes qui tombent du ciel, que t'as qu'à te baisser pour les ramasser, on en veut tous ! Et puis la pompe de Londres vole bien, elle est légère et souple, quand nos pompes élyséennes sont lestées de 1,3 kilos de talons (chacune), semelles en croco, pompon ... la bonne pompe qui t'envoie directement aux urgences !

Non, plus sérieusement (oui parce que c'est sérieux tout ça), c'est quoi cette nouvelle stratégie de balancer ses chaussures à la tête des trouducs dirigeants ? Ça veut dire qu'on peut faire pareil nous ? C'est malin, ils auraient pu le dire plus tôt, j'aurais pas donné aux oeuvres de charité les paires que j'ai pas pu ramener en France. Je les aurais gardées pour jeudi soir !


Citations et photo AFP

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02 février 2009

Dans mon mange-disque ...

La voili, la voilou ... ma petite compilation musicale. Je la mettrai à jour régulièrement, revenez-y ...
A vos casques !

Les girly ...

Les marrantes ...

Les planantes ...

Les pêchues ...

Les rock 'n roll ...

Les sexy ...

Les déprimées ...

Les voyageuses ...

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28 janvier 2009

Ma vie, mon oeuvre

CouvImpur

Youpi !
Alors que mon inspiration s'écoulait lamentablement entre les touches de mon ordinateur au cours d'une énième (et donc) infructueuse tentative de trouver un nom, une image à mon nouveau blog que la Terre entièère attend, - si si, je sais -, enfin qu'au moins deux personnes attendent, dont ma wonderphotodeskgirl qui se reconnaîtra (ce mot existe, je l'ai inventé il y a un mois, en l'honneur d'une fille qui en veut), alors que je périssais donc, disons-le clairement, et que la Terre entièère m'oubliait entre deux calques Photoshop, on me remit (enfin), tout chaud sorti du four, le deuxième numéro du magazine littéraire Impur ("la revue à problèmes") consacré à la Chine, avec une de mes photos illustrant la quatrième de couverture. Ma motivation s'est subitement mise à rebondir.

Impur est une revue littéraire décalée (ça veut dire qu'elle est pas comme les autres, pas qu'elle va tomber de l'étagère hein), en vente en librairie, sur le site de la Fnac, sur Amazon, sur le site de Impur, où vous trouverez par ailleurs toutes les infos sérieuses le concernant.

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26 janvier 2009

Shopping à Marseille

sessunEntre deux coquillages et un pastis on fait parfois de jolies découvertes shopping à Marseille.

Bien sûr, et c'est devenu une habitude, à chaque fois que je retourne dans la "cité phocéenne", je fais un pélerinage à Savon de Marseille, et je fais le plein de sent-bon (oui je sais, Savon de Marseille est distribué à Paris aussi, mais c'est quand même plus classe de se fournir dans la ville d'origine non ?) : savons en pain, savons liquides, barbouilles, crème à l'huile d'olive ... histoire de prolonger un peu (ou d'appeler ?) l'été et les senteurs méditerranéennes.

Côté mode, voici aussi deux marques d'origine marseillaise qui ont pris place dans ma penderie (et qui sont également distribuées à Paris, chouette) : Sessùn et American Vintage.
Toutes deux situées rue Sainte, pas loin du Vieux Port.

Chez Sessùn, c'est le vrai coup de foudre. Enfin une marque qui propose un modèle ultra féminin sans être trop sophistiqué, tendance, tout en étant original, original oui, mais tout en étant portable, un brin jeune fille sans être lolita, doux, mais pas gnian gnian, et utilise des matières nobles tellement agréables à porter qu'on les mettrait bien tous les jours, bref, enfin une marque qui a saisi les envies vestimentaires de la citadine petite trentenaire, simple mais compliquée, donc subtile, avec ses deux pieds aux antipodes, l'un dans l'âge adulte, l'autre encore un peu au lycée (mais celui-là, elle aimerait bien qu'on le voit pas, enfin pas trop).

Chez American Vintage, c'est beaucoup plus simple. Mais pas simpliste. C'est class. Pour les filles un peu plus grandes. American Vintage, c'est le magasin où on peut s'habiller comme Jane Birkin. D'ailleurs Jane porte beaucoup la marque si on en lit le revue de presse présentée sur le site. Et Jane ce qu'elle aime, "c'est le belle matière, coupée dans un forme ultra simple, c'est so chic, qu'on superpose tu vois, avec un couleur doux et uni. Pas d'imprimés, j'aime pas. Des troucs que je peux échanger avec mon fille tu vois". J'ai craqué pour leurs pulls en mohair (45€ en soldes), super doux, et les double-peau toute douce, et toute fine (20€ en soldes), qu'on met sous le pull en mohair justement. 

Côté cuisine faites aussi un tour au Four des navettes, à l'autre extrêmité de la rue Sainte (attention elle est très longue ! comme une sieste sur le Vieux Port), et achetez une boîte en fer de navettes, ce "gâteau" marseillais imangeable (mais pourtant pas infâme, nuance) qui vous servira plus de petit bois pour la cheminée que de goûter tant il est dur comme une bûche coupée dans un vieux chêne. Pas grave, offrez les gâteaux à votre belle-mère et surtout gardez la boîte, elle est trop belle ! Et idéale pour enfermer la boîte à sucre.

Photo : Sessùn

Posté par camillenchine à 21:41 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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