Camillenchine, le blog d'une française à Pékin

Blog de Camille en Chine, la vie d'une française à Pékin - French blog in Beijing

26 janvier 2009

Shopping à Marseille

sessunEntre deux coquillages et un pastis on fait parfois de jolies découvertes shopping à Marseille.

Bien sûr, et c'est devenu une habitude, à chaque fois que je retourne dans la "cité phocéenne", je fais un pélerinage à Savon de Marseille, et je fais le plein de sent-bon (oui je sais, Savon de Marseille est distribué à Paris aussi, mais c'est quand même plus classe de se fournir dans la ville d'origine non ?) : savons en pain, savons liquides, barbouilles, crème à l'huile d'olive ... histoire de prolonger un peu (ou d'appeler ?) l'été et les senteurs méditerranéennes.

Côté mode, voici aussi deux marques d'origine marseillaise qui ont pris place dans ma penderie (et qui sont également distribuées à Paris, chouette) : Sessùn et American Vintage.
Toutes deux situées rue Sainte, pas loin du Vieux Port.

Chez Sessùn, c'est le vrai coup de foudre. Enfin une marque qui propose un modèle ultra féminin sans être trop sophistiqué, tendance, tout en étant original, original oui, mais tout en étant portable, un brin jeune fille sans être lolita, doux, mais pas gnian gnian, et utilise des matières nobles tellement agréables à porter qu'on les mettrait bien tous les jours, bref, enfin une marque qui a saisi les envies vestimentaires de la citadine petite trentenaire, simple mais compliquée, donc subtile, avec ses deux pieds aux antipodes, l'un dans l'âge adulte, l'autre encore un peu au lycée (mais celui-là, elle aimerait bien qu'on le voit pas, enfin pas trop).

Chez American Vintage, c'est beaucoup plus simple. Mais pas simpliste. C'est class. Pour les filles un peu plus grandes. American Vintage, c'est le magasin où on peut s'habiller comme Jane Birkin. D'ailleurs Jane porte beaucoup la marque si on en lit le revue de presse présentée sur le site. Et Jane ce qu'elle aime, "c'est le belle matière, coupée dans un forme ultra simple, c'est so chic, qu'on superpose tu vois, avec un couleur doux et uni. Pas d'imprimés, j'aime pas. Des troucs que je peux échanger avec mon fille tu vois". J'ai craqué pour leurs pulls en mohair (45€ en soldes), super doux, et les double-peau toute douce, et toute fine (20€ en soldes), qu'on met sous le pull en mohair justement. 

Côté cuisine faites aussi un tour au Four des navettes, à l'autre extrêmité de la rue Sainte (attention elle est très longue ! comme une sieste sur le Vieux Port), et achetez une boîte en fer de navettes, ce "gâteau" marseillais imangeable (mais pourtant pas infâme, nuance) qui vous servira plus de petit bois pour la cheminée que de goûter tant il est dur comme une bûche coupée dans un vieux chêne. Pas grave, offrez les gâteaux à votre belle-mère et surtout gardez la boîte, elle est trop belle ! Et idéale pour enfermer la boîte à sucre.

Photo : Sessùn

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22 décembre 2008

Le compte à rebours de mon départ a commencé

Vais-je arriver à ...

faire ce qu'il me reste à faire ? à aller au moins une fois dans tous les endroits que j'aime ?
à tout faire rentrer dans mes valises ?
à récupérer ma caution sans m'énerver avec la proprio, et pour ce faire, à boucher les trois trous que j'ai faits aux murs ?
à manger encore plein de xiaolongbao au Dintaifung ?
à manger encore plein de canard laqué au Made in China ?
à ranger mon bureau ?
à retourner au sport au moins une fois avant de partir ?
à retourner à Dashanzi avant que les expos que je veux voir soient finies ?
à écrire ce post sur mes restaurants préférés que je veux faire depuis des mois ?
à écrire ce post sur mes endroits shopping préférés ?
à vendre toutes les affiches de mon expo ?
à me séparer de mon vélo ?

Mais surtout, vais-je arriver à ne pas acheter cette jupe chez Very ?




yellowskirt

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01 décembre 2008

Au paradis du coiffeur

pigments

S'il est un endroit dans Pékin qu'il ne faut pas rater, c'est le marché des coiffeurs et des salons de beauté. Au sud de Qianmen street, sur Zhushikou dondajie, se trouve le centre de ravitaillement des professionnels d'un des plus importants commerces en ville : le chouchoutage. Chouchoutage des pieds, des cheveux, des mains, bref du corps, ... au marché du chouchoutage, vous trouverez absolument tout ce qu'il faut pour vous faire beau, voire plus.

bigoudis

Des bigoudis de toutes les couleurs, des pieds en plastique, des ventouses (ces horribles machins avec lesquels ils vous torturent et vous laissent d'affreuses traces dans le dos), des crèmes, du vernis, du shampoing, des huiles, des uniformes, des sèche-cheveux, des ciseaux de coiffeurs, des tables de massage, des faux ongles, des enseignes lumineuses de coiffeur, des baquets de sauna ...

medecinechinoise

Un vrai paradis pour le fouineur à la recherche d'objets rigolos, utiles, inutiles, typiques, indispensables, à offrir, à garder, pour décorer, pour rigoler, pour apprendre, pour surprendre, pour rire. Moi j'ai jeté mon dévolu sur un fauteuil en skaï, qui sera MON fauteuil de bureau. Il n'est pas dit que je ne me le fasse pas voler ...

FauteuilCoiffeurLe fauteuil du coiffeur pékinois premier prix. Vous savez ces coiffeurs qui vous lavent les cheveux à sec et vous sèche la tête avec une serviette qui sent des pieds. Il pivote, il a sa large pédale qui permet de l'adapter à la hauteur que vous voulez, il est très confortable ... et il coûte 240 RMB (25€) sans négocier.

Je voulais aussi un baquet de sauna (pour ranger les magazines !), mais tous sentaient trop fort la colle ou je ne sais quel matériau toxique qui m'aurait empoisonnée pendant des semaines.

J'aurais aimé aussi une enseigne lumineuse qui tourne, vous savez ces espèces de bâtons de sucre de toutes les couleurs branchés sur secteur qui permettent de repérer les salons de coiffure. Une déco originale, mais encore faut-il avoir une pièce suffisamment grande pour ne pas se lasser au bout de quelques jours de ce tournis psychédélique.

C'était ma découverte de la semaine !

parfums

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16 novembre 2008

Japanese fisherman boots

JapaneseFisherBoots

Depuis que je suis rentrée de Tokyo, je ne comprends pas pourquoi je ne vois personne en ville porter des bottes de pêcheur. Est-ce que le fait que ça n'aille avec rien est une raison suffisante ? Non, vraiment non.
En plus c'est faux. Ok, c'est pas sexy et totalement anti-féminin (quoique), mais ça va avec plein de trucs. Avec une mini en jean par exemple, et des collants en laine épais ça fonctionne très bien. Évidemment il faut passer outre les regards gênés que s'échangent les collègues chinois en se demandant si c'est du lard ou du cochon cette nouvelle mode. Passer outre également les regards d'à peu près toutes les personnes que vous croisez dans la rue. Les gens n'y connaissent rien.
Indestructible, la botte en caoutchouc de pêcheur, la toute fine qui brille, avec le haut de la semelle tout blanc et son petit liséré de la même couleur que la botte, est de plus, dotée d'une semelle extrêmement confortable. Vous avez l'impression de voler, un peu comme dans des feiyue. C'est vrai, vous avez aussi l'impression d'aller à la pêche aux moules moules moules, bon, et alors ?

En ce qui me concerne, c'est décidé, je les adopte ! Bonne pêche !

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15 juillet 2008

Lou et le hibou

lu1228_bPar une belle après-midi ensoleillée, je décidai de partir vagabonder du côté de Nanluoguxiang, hutong rénové devenu le Marais de Pékin, la rue Mouffetard de la capitale chinoise, la place des Abbesses version pékinoise, bref la rue bobo des Pékinois, terrasses de cafés parisiens et effluves de marché bio en moins.

Entre les magasins d'attrape touristes, se sont installés de vrais créatifs, dont Lou, une jeune designer de 27 ans, qui a ouvert boutique il y a deux mois.

Quand je suis entrée dans son magasin la première fois, j'avais déjà deux robes à mon actif, dénichées chez sa voisine shanghaïenne. C'est donc alourdie d'un pesant sentiment de culpabilité que je compris néanmoins assez rapidement que j'étais sur le point de commettre d'autres achats tout à fait inutiles et culpabilisants, et donc fort jouissifs.

Je déteste "faire du shopping". C'est une activité qui me demande de tels efforts de concentration que ça me fatigue rien que d'y penser. Réfléchir à une liste. Choisir un quartier. Puis entrer dans les magasins. Repousser de façon la moins froide possible les vendeuses qui vous suivent comme votre ombre en vous indiquant des articles aux antipodes de vos goûts, voire aux antipodes de ceux de votre mère (c'est vous dire), inspecter d'un air faussement intéressé les rayons qui portent cent fois le même vêtement, d'une année sur l'autre, surmonter l'épreuve de l'essayage, et les regards (dont le votre) dans le miroir comme par hasard ce jour-là déformant, tout reposer dans le premier rayon qui passe (qui peut se trouver être celui des survêtements enfants), se rabattre sur une serpillère H&M que vous ne porterez jamais, bref, c'est l'horreur. Taux d'erreur 99%. Indice de déprime, + 12.

Les feignasses du shopping comme moi préfèrent "l'achat d'intuition". Je flaire qu'un magasin a des choses intéressantes. J'y entre. Un ensemble de critères très subjectifs et non identifiés m'indiquent qu'il y a, dans un périmètre de trois ou quatre mètres, au moins une chose avec laquelle je vais repartir. Je fonds dessus comme un hibou sur son mulot. Les hiboux sont comme ça. Ils repèrent des mouvements qui ressemblent à des déplacements de mulots, se dirigent vers eux, et ne prennent connaissance de leur proie qu'au moment même où véritablement ils s'en saisissent. Et voilà. Taux d'erreur 3%. Ceci n'est possible bien évidemment que dans les magasins qui dégagent vraiment quelque chose de particulier, sinon le radar, ben, il marche po. Bref. Vous avez compris la non technique.

Donc quand je suis entrée dans le magasin de Lou, j'ai d'abord vu ses cheveux. Il faut dire qu'elle était assise derrière sa caisse enregistreuse, et qu'il était difficile de ne pas remarquer sa longue chevelure bouffante, aussi bouffante que la robe de sa création exposée dans la vitrine. Je lui ai rapidement dit que j'aimais beaucoup ses cheveux. Ce que lui a dit également la cliente d'après, et là je me suis dit, purée on doit vraiment la gonfler avec sa chevelure bouffante. Sauf que moi, je ne me suis pas permis de joindre le geste à la parole, contrairement à cette autre cliente qui s'est empressée de toucher ses boucles, comme si elles étaient elles aussi en vente entre deux shorts. Les gens sont parfois d'une grossièreté qui me dépasse. Puis Lou s'est levée, et dépliant ses grandes jambes de girafon, nous a imposé son côté OVNI que ses cheveux à la Pretty Woman trahissaient déjà. C'est assurément une très jolie fille. Je vous déconseille très fortement d'aller chez elle avec votre Jules, surtout si votre couple est faiblard.

Le radar du hibou chez Lou est d'autant plus efficace que le vêtement est rare. Pas d'interférences entre les ondes. La petite robe noire n'a donc pas résisté longtemps, ni même un ou deux colliers ... Lou ne vous colle pas aux talons pendant vos recherches de déplacements de mulot, vous respirez. Elle parle un anglais courant quasiment sans accent, qui m'a fait lui poser quelques questions sur ses origines et son parcours, et même plus.

Suite au prochain numéro !


PS : un nouveau joujou est apparu dans les fonctionnalités de Canalblog ... la newsletter (en haut à droite, sous le calendrier) ! Abonnez-vous si vous souhaitez ne pas louper les nombreux posts qui alimentent ce blog .. hum ... Et s'il vous plait, ne cochez pas cette affreuse et sournoise fonctionnalité bizarrement proposée par Canalblog qui m'empêche de voir l'email de la personne inscrite, je n'ai pas l'intention de revendre votre adresse mail. Merci !

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13 avril 2008

Made in China : la bassine en émail

bassine

Oué oué, je sais, l'actualité ne manque pas de vous bassiner. Alors comme moi, faites un geste rebelle, faites du détournement de bassine. Je m'explique.
Prenez une jolie bassine chinoise en émail, avec son socle à trois pieds et son porte-savon sur le côté. Dans sa fonction première on s'attendrait à voir cette bassine remplie d'eau, avec sa serviette en éponge et son savon. Heureusement la plupart d'entre nous avons une salle de bain, avec un lavabo ... tellement pratique.
Mais ça n'est pas une raison pour jeter aux oubliettes ce superbe objet. Sauf si bien sûr votre maison à la campagne est un abris de berger dans les montagnes des Pyrénées et que votre meilleure amie a des poils blancs sur les papattes et s'appelle Belle. Ou encore, que vous trouvez ça très drôle de vous toiletter à l'ancienne, hop, un petit coup d'eau derrière les oreilles, et c'est parti. Miam.

Allons, allons. Sa reconversion est toute trouvée, près de la porte d'entrée, ce magnifique vide-poche ne manquera pas de faire des jaloux auprès de vos visiteurs. Le porte-savon est tout content de sa nouvelle carrière de porte téléphone mobile, porte cartes (la carte du club de sport par exemple, celle qu'on perd régulièrement). A la place de la serviette en éponge on pend son écharpe, sa petite veste (attention pas du très lourd, l'installation ne tient pas debout sinon, sauf si la bassine est pleine à craquer).

Et last but not least, le petit plus qui fait bien plaisir, l'empilage de magazines sous la bassine, sur les machins qui relient les trois pieds.

Elle est pas belle la vie d'poche ?

Bassine en émail et son trépied : 6,50 €

Où la trouver ?
Dans les quincailleries de Dongsi Beidajie


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23 mars 2008

Made in China : le tabouret tressé pliable

tabouretC'est indéniable, on entre dans la belle saison (l'arrêt des radiateurs depuis cinq jours en est un des prémices paradoxalement douloureux puisque la grosse pelade le froid est encore là. Oui, ici, il y a une espèce d'autorité suprême du radiateur, inflexible, une sorte de dieu que vous aurez beau offrander de chaussettes rando Décathlon et de bonnet polaires, lui, il en a rien à fiche, le 15 mars, c'est coupage de chauffage pour tout le pays et puis c'est tout), celle où on pourra bientôt traîner le soir dehors, en terrasse, sur le pas de la porte, sur le trottoir, enfin n'importe où. Pas d'inquiétude à ce sujet, ici, on change de saison comme on change de chaîne. Un beau jour un type appuie que le bouton "printemps" et hop, les oiseaux gazouillent au milieu des bourgeons qu'on avait pas remarqués jusque-là. La veille vous hésitiez encore entre le col roulé et la polaire sous la doudoune. Jusqu'au jour où un autre type zappe sur "été", et là c'est la grosse transpi il fait très chaud. 

Il est donc temps de se munir de son petit tabouret tressé pliable !

Demandez aux brigades de quartiers si ça n'est pas le must en matière d'assise. Lors de la semaine de l'Assemblée Nationale Populaire ils étaient nombreux aux intersections, entrées de résidences, carrefours, points stratégiques ... bref partout, les petits vieux embrigadés dans les comités de quartiers, chargés de surveiller la population. A chaque grand rendez-vous national politique (1er octobre, ANP, ...), ils passent leurs journées sur le pavé, papotent, un bras entouré de son fier brassard rouge. Et sur quoi sont-ils assis ? Des petits tabourets pliables ! Bon, les brigades ne sont pas les seules à les utiliser. Les papys joueurs de dames chinoises sont aussi des adeptes de l'assise basse.

Indispensable je vous dis. Léger, transportable facilement, confortable ... et tellement chinois.

Tabouret en bois pliable : 1,50 €

Où le trouver ?
Dans les quincailleries de Dongsi Beidajie (et oui encore ...)

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16 mars 2008

Made in China : la poussette en bambou

poussettechinoise

Cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé de ces objets chinois du quotidien, qui disparaissent à mesure qu'ils sont remplacés par les produits manufacturés que chacun peut trouver dans tous les Carrefour du monde.

Après le thermos fleuri, la toile cirée, le pot à thé, les serviettes éponge et les Feiyue, qu'est-ce-que j'allais bien pouvoir épingler ? 

Tadaa. La poussette en bambou. Difficile de ne pas s'émouvoir devant ce petit chef d'œuvre de simplicité, que l'on voit encore dans quelques hutongs, poussées la plupart du temps par les grands-mères, qui papotent entre elles tout en s'occupant de leurs petits-enfants. Certaines y promènent aussi leurs petits chiens.

Evidemment, bébé ou pas, on en veut une chez soi. Et en attendant d'y promener sa propre progéniture, pourquoi ne pas lui trouver une utilité toute esthétique ? Range revues, panier du chat, support pour mini jardinet ... les solutions sont multiples. Comme les tailles et les styles. Celle-ci est la plus petite (pour enfant unique !), mais il en existe pour jumeaux, avec bancs rouges et grande poignée des deux côtés.

Très ingénieuse elle peut aussi se transformer en petit chariot, car les deux assises en bambou sont amovibles. On ne fait pas mieux au pays de la poussette, ni au pays du bambou.


La plus petite, 9 €

Où la trouver ?
Dans les quincailleries de Dongsi Beidajie.

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12 mars 2008

Kafka

robeVerterobeJaunetuniqueLaine
Le shopping, c'est souvent kafkaïen en ce qui me concerne. Pas chez Kafka. Je m'explique. Kafka est un petit magasin de fringues étrange, qui mélange vintage et horreurs. Les deux allant parfois de paire. J'aime bien cet endroit parce que le verdict y est très simple en ce qui me concerne, c'est soit "ouhaaaa j'adooore", soit "bucket please!" (je traduis pas). J'y passe régulièrement, et c'est très rare que j'en ressorte les mains vides. La vendeuse me reconnait, parfois je pousse même le vice jusqu'à y aller quand je porte un truc que je lui ai acheté, pour lui montrer. Ça la fait rire, et moi aussi. Ils nous en faut peu. Elle sait que ce que j'aime chez elle c'est les robes courtes, un peu sixties. Quand je tombe sur un jour où justement elle en a une, j'ai l'impression d'être la reine du shopping, toujours sur les bons coups. Alors que certainement, rien n'est dû au hasard.

C'est où ?
Kafka, 22 Dongzhong Street, Dongcheng District, 100027 Beijing

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09 février 2008

J'en fais quoi de ce Tupperware ?

tupperwareAh enfin un post shopping ! On commençait à s'ennuyer ferme sur ce blog !
Toujours dans ce centre commercial Ginza Mall de Dongzhimen, se trouve une boutique Tupperware. Oui mais attention, pas des Tupperwares de mémère qui s'échangent lors d'obscures réunions canapé chez les unes chez les autres. De jolis Tupperware design, de ceux qu'on se demande quand on les voit "Il m'en faut absolument au moins un, qu'est ce que je pourrais bien mettre dedans ? Je vais trouver, laisse-moi juste réfléchir deux minutes ..."

J'en étais à ce stade de la réflexion faisant mine d'hésiter sur les motifs que j'avais déjà choisis depuis dix minutes, sous le regard inquiet de la vendeuse qui m'avait énuméré tous les usages possibles de ces gobelets et de leurs deux différents couvercles, un normal, et un muni d'un bec verseur.

Lasse de réfléchir j'ai pris les deux, et c'est une fois dans ma cuisine que j'ai trouvé comment les utiliser. Un pour transporter ma dose de carottes crues pour la journée (bon pour la peau, rend aimable ...) et l'autre pour stocker mes graines de lin moulues. Mais ça, c'est une autre histoire ...

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