Camillenchine, le blog d'une française à Pékin

Blog de Camille en Chine, la vie d'une française à Pékin - French blog in Beijing

28 janvier 2009

Ma vie, mon oeuvre

CouvImpur

Youpi !
Alors que mon inspiration s'écoulait lamentablement entre les touches de mon ordinateur au cours d'une énième (et donc) infructueuse tentative de trouver un nom, une image à mon nouveau blog que la Terre entièère attend, - si si, je sais -, enfin qu'au moins deux personnes attendent, dont ma wonderphotodeskgirl qui se reconnaîtra (ce mot existe, je l'ai inventé il y a un mois, en l'honneur d'une fille qui en veut), alors que je périssais donc, disons-le clairement, et que la Terre entièère m'oubliait entre deux calques Photoshop, on me remit (enfin), tout chaud sorti du four, le deuxième numéro du magazine littéraire Impur ("la revue à problèmes") consacré à la Chine, avec une de mes photos illustrant la quatrième de couverture. Ma motivation s'est subitement mise à rebondir.

Impur est une revue littéraire décalée (ça veut dire qu'elle est pas comme les autres, pas qu'elle va tomber de l'étagère hein), en vente en librairie, sur le site de la Fnac, sur Amazon, sur le site de Impur, où vous trouverez par ailleurs toutes les infos sérieuses le concernant.

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16 janvier 2009

Un poste clé

image001"Chère Camille, je crois savoir que vous êtes à Paris maintenant, voudriez-vous étudier une opportunité d'emploi à Shanghai ? Il s'agit d'un POSTE CLE dans une entreprise suédoise de machine à laver professionnelle. il s'agit de développer le marché auprès des hotels 4 et 5 étoiles, des hôpitaux et des distributeurs. J'ai votre CV, j'ai essayé de vous appeler sur votre portable 139xxxxxxxx mais il est fermé. Maybelline"

...
De deux choses l'une. Soit cette agent des ressources humaines est extra-lucide, soit elle est aveugle. Oui, je sais, c'est antinomique. Et pourtant. D'abord elle s'appelle comme un rouge à lèvre bas de gamme. Et ça c'est très déplacé quand on travaille dans les ressources humaines. Au String Palace à Pigalle passe encore mais dans les re-ssources-humaines enfin !

Bon ensuite c'est flippant son annonce, je venais justement d'étendre une machine ! Comment ne pas se sentir traquée dans ses retranchements assouplissants ? J'avoue avoir ressenti une certaine satisfaction d'avoir enfin retrouvé une VRAIE machine à laver, et pas un tambour eau froide qui tourne dans un sens seulement et saccage vos vêtements en plus de bien les emmêler histoire de bien vous faire perdre du temps à les défaire pour les étendre et de bien vous énerver (non, je ne suis pas traumatisée mais presque). Peut-être même suis-je atteinte d'une certaine lessivonyte aigüe, je lave à peu près tout ce qui me tombe sous la main (euh, 1 par jour, c'est de l'addiction ? on est une famille de euh ... deux personnes quand même). Mais de là à devenir commerciale en Vedette !!

Ou alors elle est aveugle. Parce que j'ai beau chercher, je ne vois pas où elle a vu sur mon CV que j'avais des affinités avec :
- l'electroménager
- la Suède (je mange même pas de krfpisprolfs ! ... ah moins que ce soit l'armoire Ikéa qu'on nous a livrée l'autre jour ??)
- les hôtels 4 étoiles (j'ai une tête à "descendre" au 4 étoiles ?)
- les hôpitaux (remarque si l'addiction pré-citée s'avère sérieuse, ça me pend au nez)
- la fonction commerciale
- les rouges à lèvres bas de gamme ??

Non non, vraiment Maybelline vous vous fourvoyez complètement, je vous accorde que je suis loin maintenant, et que mon profil vous en est moins clair, mais quand même ... vous n'y êtes pas du tout. Je suis à Paris, et j'y reste !

Je décline cette proposition de POSTE CLE (placé tout en bas de votre organigramme qui plus est).

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31 décembre 2008

C'est la neuf-elle année, meilleurs voeux à tous !

ecard2009fruity

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Zou ba !

bannerLeftAlors, récapitulons.

Je ne suis pas retournée à Dashanzi. J'ai remangé du canard laqué, mais juste une fois, et pas au Made in China (qui est mon canard préféré, devant le Ya Wang, et loin devant les trop connus Da Tong et Quanjude). Je ne suis pas retournée au sport (depuis 1983). Il est pas loin d'une heure du matin et je suis toujours en train de chercher la meilleure technique pour faire rentrer 60 kilos de bagages dans deux valises et un sac (le grand de chez American Apparel ... il est bôô), et qu'ils en paraissent 20 devant le guichetier (euh ... et si je bats des cils, comme ça là ... nan ? toujours pas ? arf, c'est quoi son problème à lui ?). J'ai bien rangé mon bureau. J'ai bien rebouché les trous dans le mur, pour cela je me suis remémoré les épisodes de MacGyver, et j'ai finalement décidé que la meilleure solution était de faire un plâtre avec du pq et de la colle, ce qui m'a pris beaucoup de temps et d'énergie, ... pour rien finalement puisque la proprio n'a prêté aucune attention aux murs (et quelque part j'ai regretté, je suis assez fière de mon œuvre), et m'a rendu ma caution sans que j'ai besoin de la torturer en lui mettant la tête dans sa machine à pas laver le linge. Et je n'ai pas écrit de posts sur mes restaurants, mes endroits shopping préférés, (mais en même temps je pourrai toujours faire ça depuis Paris, parce que ce blog ne disparait pas voyez-vous, il faut bien que je me laisse quelques trucs à raconter le temps que je retourne ma blogoveste et me transforme en papillon parisien). J'ai vendu 3 affiches sur les 30 qui sont en vente, ce qui est absolument lamentable et me plonge dans une profonde dépression d'artiste incomprise (m'en fous, na). Et puis j'ai pas réussi à pas acheter la jupe de chez Very, et j'ai bien fait je crois. 
Mais bon, tout ça c'est du pipi de chat. Car c'est bien impossible de fermer une valise pékinoise de 3 ans et demi. Maintenant j'en ouvre une autre, et je crois bien que celle-là aussi aura du mal à se fermer, la liste est longue de ce que j'ai envie d'y faire !

Aurevoir mon Pékin ! Et merci ! J'ai vécu chez toi tout ce que je voulais y vivre, et beaucoup plus encore ... 

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05 décembre 2008

Je déballe tout, et je remballe

nov2008

Depuis ce matin Pékin est soufflé par des vents sibériens, autant vous dire que ce n'est pas le moment de faire sa belle à bicyclette. Ce soir je suis rentrée chez moi à vélo comme d'habitude, et j'ai sérieusement envisagé de mettre au placard cette manie pékinoise et mon joli petit vélo électrique au garage. Le deux roues branché sur batterie c'est super en climat tempéré, mais par les temps qui courent, c'est un peu comme si on vous oubliait dans le réfrigérateur pendant la nuit. C'est juste impossible. Votre visage gèle avec la vitesse et vos yeux pleurent tout en se fossilisant dans leurs orbites, croyez-moi c'est très désagréable. Surtout si vous faites votre belle en mini jupette et que vous avez laissé votre doudoune dans la penderie (pour voir).

giletVeryDonc autant rester au chaud, et bloguer au coin d'une soupe. Du coup vous avez votre troisième post en cinq jours, quand je vous avais plutôt habitués à trois posts en trois mois ces derniers temps ...

Alors, est-ce que je "renais", comme dit Vlad dans un de ses derniers commentaires ? Une chose est sûre, j'ai lâché du lest sur certaines choses. Je rentre moins tard le soir, et quand je rentre chez moi, me connecter à ma messagerie pro ne fait plus partie des premières choses que je fais.

VesteVeryUn peu plus de temps, un peu plus d'inspiration ? Peut-être que simplement j'ai envie de donner à ce blog une fin honorable. Camillenchine, c'est bientôt fini. Ça ne pouvait pas durer toujours ! Pas comme ça en tout cas. Alors voilà, dans quelques semaines, ce blog va un peu changer, parce que géographiquement, je ne serai plus à Pékin, ni même en Chine. Ce qu'il deviendra, je n'en sais rien, je n'ai pas encore décidé. Nous verrons bien !

En attendant, couvrez-vous, il fait froid !

Edito: au fait, les fringues ici représentées viennent de Very, et de b + ab (pour le blouson noir)

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17 octobre 2008

Il est temps de dormir

Avant que vous ne me jetiez des tomates farcies à la figure, je fais d'ores et déjà mon mea culpa, oui, ce post est ENCORE un post nombrilesque sur ma pauvre existence de working girl busy un poil dépassée n'ayant absolument rien à raconter qui n'ait un rapport plus ou moins rapproché avec son boulot ou avec ses tergiversations internes sur le pourquoi, le "où cours-je", le "où vais-je", et le "dans quel état j'ère". C'est fou comme on perd pied avec "la vraie vie" quand on a un boulot accaparant. Soyez patients mes chers lecteurs, je vous promets des lendemains meilleurs sur ce blog !

Récemment je me suis fait extrêmement pitié et j'ai voulu partager ce moment avec vous. Chais pas, pour voir si ça vous est déjà arrivé des grands moments de solitude comme ça.

Donc, en ce début de semaine, je suis partie en France pour un rendez-vous avec un client le mardi matin. Je vous épargne l'épreuve "avion" où je me suis retrouvée coincée dans un siège de 30 cm2, entre un touriste anglais parfumé à Transpi n°5, des effluves de bolinos chinois vomitives juste ce qu'il faut, un écran vidéo en panne, une lampe en panne (impossibilité de lire également donc), une brochette d'hôtesses troisième âge, et même pas un joli stewart à offrir à mes yeux en détresse. Et bien sûr une incapacité totale à dormir dans les transports. Un vrai voyage au septième ciel donc, d'une durée de dix heures trente, quand même. Ça laisse le temps de réfléchir sur son soi profond.

Lundi soir, veille du rendez-vous, je me retrouve dans ma chambre d'hôtel, et dans un élan de conscience professionnelle (de connaissance de mon moi profond sujet aux retards ?), je décide de régler deux réveils : celui de mon téléphone portable, et celui du téléphone de la chambre. Sur 7h. Parce que j'ai un premier rendez-vous avec mon boss à 8h pour faire le point. Je m'endors. Il est environ 23h.

C'est mon téléphone portable qui sonne en premier. Réveil difficile, j'aurais bien dormi plus (bon en même temps je me dis ça tous les matins). Je me lève donc et me dirige vers la fenêtre comme je fais tous les jours, pour voir si le monde est toujours là, si le ciel ne nous est pas tombé sur la tête pendant la nuit, si mon hôtel n'a pas été enlevé par les extra-terrestres, enfin pour voir quel temps pourri il fait quoi.

Nuit noire. Bon. En même temps on est en France, peut-être qu'il fait nuit noire en France à 7h du matin en ce moment, allez savoir. Ou peut-être que mon hôtel est dans le garage de la soucoupe volante des extra-terrestres et qu'il n'y a pas de lumière dans leur garage, pour faire des économies, tout est possible. De toute façon il y a forcément une explication à cette nuit noire, et la plus évidente m'échappe totalement à cet instant précis, croyez-le bien.

Donc je vais me doucher, me laver le visage, les dents, me maquiller, m'habiller. Dernier coup d'oeil par la fenêtre, nuit toujours noire. Purée c'est vrai, ils ont raison les gens, c'est déprimant la France.

Sac à main, ordinateur portable, clef, fermage de porte, ascenceur. Youpi, j'ai seulement 13 minutes de retard.

C'est quand je suis arrivée au rez-de-chaussée de l'hôtel, quand j'ai vu la salle du petit-déjeuner plongée dans le noir que j'ai commencé à avoir des doutes sur le monde qui m'entourait et surtout à avoir un gros pressentiment sur le bien fondé de ma présence à cet endroit, à cette heure-ci, avec mon ordi accroché à l'épaule et mon maquillage spécial "Des cernes, moi ? jamais !".

Complètement paumée dans la quatrième dimension de l'hôtel Mercure d'Angers (auquel il faut déjà peu pour entrer dans la quatrième dimension), je me dirige vers la réception, vide, derrière laquelle une horloge à cristaux liquides affiche un 2h13 tout bonnement inacceptable. Ah mais non, euh, non quoi. Non, non. Putain de bordel de merde. Un type sort de je ne sais où (de son lit assurément) et son "Bonsoir madame, que puis-je faire pour vous ?" tout naturel, me désespère (quel professionnalisme, ne rien laisser transparaître de sa stupeur de voir débouler une pauvre fille toute habillée avec son ordi, en pleine nuit, prête à entrer en réunion, quel gentleman).

Que répondre, à part "euh ... il est réellement 2h13 du matin là ?". "Euh ... bé oui". "Ah, ok. Vous êtes viré. Zut, je peux pas vous virer. Bon enfin, vous êtes un ignoble personnage. Bonne nuit."

Conclusion. Ne jamais, jamais oublier de régler son téléphone portable à l'heure locale. Surtout si on s'en sert comme réveil. Bonne nuit les petits.


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28 septembre 2008

Pas importants ?

Bananako m'a taguée, la vilaine. Bananako c'est une petite nana adorable qui fait de jolis dessins, c'est donc assez difficile de lui dire non. Que ceux qui m'ont taguée auparavant et auxquels je n'ai pas répondu ne se fâchent pas. Bananako tombe bien, je suis en panne d'idées. Je traverse une période camembert, alors raconter six trucs pas importants sur moi, je devrais pouvoir y arriver, et surtout ça vous fera un petit post à lire pour commencer votre semaine. Et puis tiens, je vais rajouter une règle à ce jeu de chaîne ... que vous, mes chers lecteurs assidus, vous me donniez en commentaires vos six trucs pas importants à vous, histoire que je vous cerne mieux, bande de grands mystérieux !

Première difficulté. C'est quoi un truc pas important ? Parce qu'on sait bien que ce sont les choses les plus anodines qui en disent le plus long sur une personne. Alors où poser les limites ? Bon, nous verrons bien. C'est parti.

jimmyJ'ai toujours voué une admiration sans borne pour James Stewart. Il est juste parfait. Bon ok, il n'est plus tout jeune. Il est même carrément mort. Depuis, ouhla, onze ans. Pourtant, il est sur la plus haute marche de mon podium Acteur. La deuxième marche est en deuil depuis deux jours ... Paul Newman. Et la troisième marche toujours occupée par Robert Redford. Oui je sais, vous allez me dire que mes stars préférées sont soit mortes soit à l'hospice, et toutes américaines (d'ailleurs comment se fait-il que ces mecs ne soient pas français, puisqu'on nous bassine à longueur de temps que les Français détiennent le secret de la classe, que nous sommes tous beaux, fins, élégants et sexy ?). Bref, j'aime James Stewart. C'était mon truc pas important numéro 1.

copinesTruc pas important numéro 2. Mes meilleures amies, que ce soient les actuelles ou celles de mon adolescence, ont toutes beaucoup d'humour et un mode de vie plutôt hors du commun. Ce n'est pas vraiment un truc pas important, mais je pense à ça, allez savoir pourquoi.


tennisJ'ai re regardé Match Point il y a deux jours, et cela m'a confortée sur deux choses pas importantes : Scarlet Johanson est la pire actrice de tous les temps et a à peu près autant de sensualité qu'un "poisson carré avec les yeux dans les coins". Deuxième chose, j'ai de plus en plus envie de me mettre au tennis. Dans les faits je devrais dire "me remettre au tennis", mais mes deux années de gloire sur les courts de mon village d'Ariège de 80 habitants (j'avais onze ans) sont si loin, qu'il serait malhonnête d'en tenir compte. Un peu comme mon permis de conduire. On cherche encore des témoins de cette époque.


petitspoisJe suis allergique à tout plein de légumes bizarres que je ne mangerais pas de toute façon, même si je n'y étais pas allergique. Petits pois, pois chiche, lentilles, haricots secs, fèves ... Et dernièrement je me suis retrouvée à l'hôpital complètement défigurée et recouverte de plaques rouges de la tête aux pieds après avoir ingurgité je ne sais pas quoi dans un restaurant shanghaïen, et qui m'a transformée en trente minutes chrono en monstre de foire. La peur de ma vie. Et je ne sais pas qui était le responsable vu qu'aucun des légumes pré cités ne se trouvaient dans mon assiette. Ce qui est un truc pas important somme toute très angoissant.


vertigeJ'ai le vertige. C'est ce qui me rapproche de James Stewart. De haut en bas, mais aussi de bas en haut, et même en différé. Si je regarde un reportage à la télé montrant des ouvriers perchés sur des structures en acier à 100 mètres du sol, je tombe du canapé. J'exagère à peine.


MartineCamilleriDepuis quelques mois je mets de côté les bouchons de mes bouteilles d'eau. Je me dis qu'un jour j'en ferai quelque chose, je sais pas, une œuvre d'art écologique. Car le recycl'art m'inspire pas mal, mais je n'ai pas encore fait le pas de m'y mettre (pour le plus grand soulagement j'imagine, de mon amoureux). L'occasion de vous conseiller cette expo.
Je suis donc à ce jour, l'heureuse propriétaire de 25 gros bouchons verts. Et ça c'est un truc super important.
(photo : Camion bidon, par Martine Camilleri)

Voilà, les trucs pas importants c'est fini pour aujourd'hui, place à la musique !

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04 septembre 2008

(zzzz)

lancerpoil
Côté blog, j'expérimente en ce moment cette nouvelle discipline sportive imaginée par Martin Vidberg sur son excellent  blog L'actu en patates, le lancer du poil ... dans la main.
Mais j'ai bientôt fini, et compte bien revenir vous embêter très vite ! (j'ai toujours ma suite du hibou sous le coude hein !)

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30 mai 2008

Speak low

noixCocoParapluie   

(bruit du vent dans le couloir vide de mon blog)
(voix qui déraille comme quand on vient de passer le dimanche en pyjama sans parler à personne et qu'à 18h33 le téléphone sonne et qu'on prononce son premier mot depuis 24 heures)
(vide dans ma tête, euh ... de quoi-t-est-ce que je vais parler ?)
(Séisme ? trop triste, trop dur. JO ? nan, nan, nan et nan. Fuwawa ? déjà fait. My life ?)

Je viens de temps en temps sur ce blog à l'abandon, je l'ouvre une minute et puis je le referme en laissant échapper un long soupir de tristesse, me remémorant ses années folles, celles où les posts se bousculaient, où les commentaires pleuvaient, où j'avais des choses à raconter et du temps pour le faire.

Et puis un jour on se remet sur le module de Canalblog et on se dit "bon, tu te débrouilles comme tu veux, tu parles de l'indice Nikkei, du tour de ventre de Britney Spears, de ta vaisselle de ce soir, ou de la dernière rupture de George Clooney (non, vous ne rêvez pas, George est à nouveau célibataire, il continue son étude comparative des serveuses des années 2000. A croire qu'il passe sa vie dans les restaurants et les bars. A moins qu'il soit tout simplement mono-maniaque. Enfin bref il est quand même toujours aussi beau et de plus en plus intelligent, on lui pardonne ce qui nous fait fuir chez tous les autres ... bon en même temps c'est pas moi qui ai dit que la femme était un être logique), donc tu fais comme tu veux mais tu me ponds un post ce soir sinon ça va chauffer.

Depuis mon dernier post j'ai quitté plusieurs fois Pékin, ai dormi 6 heures par nuit (quand il m'en faut bien 8 pour arriver à reconnaître ma soeur) et dernièrement je suis partie me les geler à Hong Kong. C'est un fait peu connu mais les Hongkongais ne sont pas des gens constitués comme les communs des mortels. Leur température intérieure est proche de 60 degrés ce qui fait qu'ils sont obligés d'adapter leur environnement à cet état de fait. A Hong Kong, où il fait actuellement environ 30 degrés en extérieur, vous passez votre temps à vous demander comment faire pour éviter tous ces endroits intérieurs où vous savez que vous allez vous les geler jusqu'à l'os, même si la graisse qui sépare votre peau de vos os, et suffisamment épaisse pour vous obliger à vous mettre au régime vous et votre famille toute entière. Le problème c'est qu'à moins d'être un sans-abris ou un agent de la circulation (les deux sont inexistants à Hong Kong), vous rentrez parfois dans des bâtiments.

D'abord votre visage est fouetté par un vent polaire, tout votre corps se fige comme un miko, vos yeux sortent de leurs orbites, vous vous demandez si vous êtes en train de faire un cauchemar, vous, transformée en crevette mise au frais pour le service du soir. Comme plusieurs heures de réunion s'annoncent (vous êtes en réunion, avec des gens, tout ça tout ça), vous observez les autres, et guettez un signe d'angoisse qui vous ferez penser que non vous n'êtes pas seule sur cette banquise, que d'autres crevettes sont comme vous en panique, bref vous cherchez du réconfort. Vous remarquez une chair de poule un peu plus loin et risquez un "euh ... excusez-moi de vous demander pardon mais serait-il possible éventuellement si toutes les crevettes sont d'accord que nous réglions la température de cette glacière salle afin qu'éventuellement elle atteigne au minimum les 15 degrés, parce que 12 en fait, c'est quand même pas beaucoup, surtout quand on bouge pas, en fait, pardon pardon".

Acquiescement des crevettes non hongkongaises, qui pourtant avaient prévu le truc contrairement à vous, et vous remercient derrière leur cache-nez. Les crevettes hongkongaises quant à elles, vous regardent comme si vous veniez de déclarer à l'assemblée que vous aviez l'intention d'enlever un enfant avant ce soir et d'en tuer trois dans la foulée. Vous êtes un monstre.

L'amitié Pékino-Honkongaise ne passera pas par les tuyaux de la climatisation.

Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai rien à dire, mais que c'est pas pour ça que je dirai rien.

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13 janvier 2008

2007, 200...

tarteCitron...8, je suis confortablement allongée sur mon lit, il est minuit, je suis relâchée, complètement relâchée, ma tête est lourde, très lourde, j'ai pas sommeil mais j'y crois ...
7, je suis dans mon lit, qui est dans ma chambre, qui est dans mon appartement, qui est dans mon immeuble, qui est dans mon quartier, qui est dans ma ville, qui est ... hmpf, ça vient pas bordel
6, non, en fait je sombre, ouuuuhlala, je tombe (oui, c'est ça, j'ai vu dans un film, c'est ça qu'il faut dire en fait), je tooooooombe, en tournant, comme Alice au pays des Merveilles quand elle tombe dans son tronc d'arbre (car les troncs d'arbres sont creux c'est bien connu), ouhlala je tooombe ...
5, rho qu'est-ce-que c'était bien ce vol de retour ! je l'ai pas senti passer dis donc, j'ai drôlement bien fait de prendre ce somnifère juste après le riz-porc (j'avais beaucoup hésité avec le boeuf-nouilles, et puis bon, soyons fou), j'avais prévenu mon voisin de hublot que j'allais pas tarder à m'endormir comme une merde souche et il a eu la gentillesse de me laisser sa place histoire de pas avoir à m'enjamber et possiblement me réveiller (ne jamais réveiller une personne endormie par somnifère, et de façon générale, ne JAMAIS me réveiller) ... ohlala mais je divague là ... je suis dans mon lit, qui est dans ma chambre, qui est ...
4, enfin quand même je prendrai plus jamais Air China. 2 heures de retard dans les deux sens, pas d'écran vidéo individuel, les mêmes repas à chaque fois, des hôtesses qui prennent tous les asiatiques pour des Chinois et qui répondent en anglais à mon (pourtant fort excellent) chinois (mon voisin de hublot par exemple, plus français que moi, un accent versaillais comme on en entend plus au château, a ramé comme un fou pour avoir sa petite fiche d'immigration jaune ... eh non, loupé, suis pâs chinoââ lalala), ... eh zut je recommence ... donc ... je tooooombe ....
3, c'est vrai que c'est pénible les bras quand on cherche le sommeil. Je les mettrais bien sur la table de chevet mais c'est pas possible. Surtout pour le deuxième finalement. Parce que si j'arrive à en enlever un déjà, je pourrais toujours le mettre où je veux avec celui qui me reste. Mais le deuxième, hein ? Je fais comment ? Tiens ça me rappelle le sketche de Florence Forresti. Qu'est-ce que j'ai ri, j'adore cette fille. Je vais me repasser le DVD en rentrant. "C'est la grosse poilade" pour la citer ... mais qu'est ce qu'on peut divaguer quand on cherche le sommeil ... tiens quelle heure il peut bien être ? (grossière erreur, ne jamais regarder l'heure quand on cherche le sommeil, ça stresse)... 3h ... déjà ??
2, un fuwawa saute une haie, deux fuwawa sautent une haie, trois fuwawa sautent une haie ... Non mais c'est n'importe quoi, ça peut pas marcher ça, c'est horrible un fuwawa. D'ailleurs, tiens, pour la paix dans les berceaux, vous, touristes qui vous rendez en Chine, ne ramenez pas de fuwawa à vos enfants, c'est un crime, ils passeront jamais à la douane. Et de toute façon, aucune étude n'a encore prouvé qu'ils n'étaient pas responsables des nombreux cauchemards qui peuplent les songes de nos chères têtes blondes ... Oh purée, si seulement j'avais un disque de Norah Jones sous la main, j'y serais déjà dans le tronc d'arbre ! Jamais pu l'écouter jusqu'au bout cette excitée, elle m'endort direct.
1, Je dors, je dors profondément, je me VOIS dormir, je me vois sur mon lit, qui est dans ma chambre, qui est ... non non non, je dors pas du tout bordel de merde. J'ai tout essayé, l'auto-hypnose, le comptage de fuwawa, ... rien n'y fit.

Et le jour se leva sur cette première journée de retour de mes vacances en France (oui je sais, je suis partie sans vous le dire, c'est pas gentil, pour me faire pardonnner je vous donne une part de ma tarte au citron. C'est moi qui l'ai faite, d'après la recette de la page 497 du livre de cuisine jaune de ma mère). Très bonne année à toutes et tous ! Et dormez bien !

Fuwawa : les cinq mascottes des JO         


Posté par camillenchine à 02:03 - Nombril - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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