13 janvier 2008
2007, 200...
...8, je suis confortablement allongée sur mon lit, il est minuit, je suis relâchée, complètement relâchée, ma tête est lourde, très lourde, j'ai pas sommeil mais j'y crois ...
7, je suis dans mon lit, qui est dans ma chambre, qui est dans mon appartement, qui est dans mon immeuble, qui est dans mon quartier, qui est dans ma ville, qui est ... hmpf, ça vient pas bordel
6, non, en fait je sombre, ouuuuhlala, je tombe (oui, c'est ça, j'ai vu dans un film, c'est ça qu'il faut dire en fait), je tooooooombe, en tournant, comme Alice au pays des Merveilles quand elle tombe dans son tronc d'arbre (car les troncs d'arbres sont creux c'est bien connu), ouhlala je tooombe ...
5, rho qu'est-ce-que c'était bien ce vol de retour ! je l'ai pas senti passer dis donc, j'ai drôlement bien fait de prendre ce somnifère juste après le riz-porc (j'avais beaucoup hésité avec le boeuf-nouilles, et puis bon, soyons fou), j'avais prévenu mon voisin de hublot que j'allais pas tarder à m'endormir comme une merde souche et il a eu la gentillesse de me laisser sa place histoire de pas avoir à m'enjamber et possiblement me réveiller (ne jamais réveiller une personne endormie par somnifère, et de façon générale, ne JAMAIS me réveiller) ... ohlala mais je divague là ... je suis dans mon lit, qui est dans ma chambre, qui est ...
4, enfin quand même je prendrai plus jamais Air China. 2 heures de retard dans les deux sens, pas d'écran vidéo individuel, les mêmes repas à chaque fois, des hôtesses qui prennent tous les asiatiques pour des Chinois et qui répondent en anglais à mon (pourtant fort excellent) chinois (mon voisin de hublot par exemple, plus français que moi, un accent versaillais comme on en entend plus au château, a ramé comme un fou pour avoir sa petite fiche d'immigration jaune ... eh non, loupé, suis pâs chinoââ lalala), ... eh zut je recommence ... donc ... je tooooombe ....
3, c'est vrai que c'est pénible les bras quand on cherche le sommeil. Je les mettrais bien sur la table de chevet mais c'est pas possible. Surtout pour le deuxième finalement. Parce que si j'arrive à en enlever un déjà, je pourrais toujours le mettre où je veux avec celui qui me reste. Mais le deuxième, hein ? Je fais comment ? Tiens ça me rappelle le sketche de Florence Forresti. Qu'est-ce que j'ai ri, j'adore cette fille. Je vais me repasser le DVD en rentrant. "C'est la grosse poilade" pour la citer ... mais qu'est ce qu'on peut divaguer quand on cherche le sommeil ... tiens quelle heure il peut bien être ? (grossière erreur, ne jamais regarder l'heure quand on cherche le sommeil, ça stresse)... 3h ... déjà ??
2, un fuwawa★ saute une haie, deux fuwawa sautent une haie, trois fuwawa sautent une haie ... Non mais c'est n'importe quoi, ça peut pas marcher ça, c'est horrible un fuwawa. D'ailleurs, tiens, pour la paix dans les berceaux, vous, touristes qui vous rendez en Chine, ne ramenez pas de fuwawa à vos enfants, c'est un crime, ils passeront jamais à la douane. Et de toute façon, aucune étude n'a encore prouvé qu'ils n'étaient pas responsables des nombreux cauchemards qui peuplent les songes de nos chères têtes blondes ... Oh purée, si seulement j'avais un disque de Norah Jones sous la main, j'y serais déjà dans le tronc d'arbre ! Jamais pu l'écouter jusqu'au bout cette excitée, elle m'endort direct.
1, Je dors, je dors profondément, je me VOIS dormir, je me vois sur mon lit, qui est dans ma chambre, qui est ... non non non, je dors pas du tout bordel de merde. J'ai tout essayé, l'auto-hypnose, le comptage de fuwawa, ... rien n'y fit.
Et le jour se leva sur cette première journée de retour de mes vacances en France (oui je sais, je suis partie sans vous le dire, c'est pas gentil, pour me faire pardonnner je vous donne une part de ma tarte au citron. C'est moi qui l'ai faite, d'après la recette de la page 497 du livre de cuisine jaune de ma mère). Très bonne année à toutes et tous ! Et dormez bien !
★Fuwawa : les cinq mascottes des JO
17 décembre 2007
Allons bon

J'ai encore vécu un psycho drame linguistico téléphonique qui a fait rire tous mes collègues. Bon.
J'ai pourtant l'habitude de commander mon déjeûner par téléphone et la plupart du temps le contenu de l'assiette m'arrive sain et sauf et ressemble à ce que j'ai imaginé (en m'aidant bien sûr de la photo). L'autre midi, je me décide à tester Hollywood, chaîne de restauration rapide qui comme son nom l'indique propose des plats chinois du Grand Ouest américain ... riz-poulet, riz-boeuf, combo légumes riz, et j'en passe et des frites.
Je me décide sur le seul plat vraiment chinois de la carte, le sandwich Hollywood. Tip tip tip tip ...
- Allôô, blabla blabla sandwich hollywood s'il vous plaît, 19ème étage blabla, bureau 1902 ...
- Hao !
Une heure plus tard, l'estomac dans les talons et les boyaux criant la famine proche, mon portable sonne.
- (en chinois) Oui bonjour, ici le standard, votre sandwich est arrivé, vous pouvez venir le chercher.
- grmpf, de quoi donc ?
- C'est le standard ... votre sandwiche est là.
- Le standard ? quel standard ?
- Ben le standard. Vous parlez français ?
- Oui, je suis française en fait (allons bon, ils parlent français à Hollywood !). Je suis au 19ème, je vous vois pas (je sors sur le palier, vue plongeante sur le couloir vide)
- Ah bon, mais pourtant je suis là, à l'entrée. Je vous vois pas non plus, c'est bizarre (dans un français parfait. De plus en plus inquiétant).
- Oui c'est bizarre, attendez je sors devant les ascenceurs.
- Non non, je suis au standard en fait. Vous êtes à quel poste ?
- Grmpf, comment ça quel poste ? Nous c'est le bureau 1902.
- Oui, moi aussi.
- Mais enfin, je comprends pas ... Vous êtes qui ?
- Ben la standardiste.
- Ah mais euh, je comprends pas, on a pas de standardiste ici, m'enfin ...
- Alors vous venez le chercher votre sandwich ?
- Mais je comprends pas où vous êtes !
- Ben au 1902, chez Peugeot
- Heiiin ?! Mais je travaille pas chez Peugeot ! Et puis y a pas de Peugeot ici !
- Ben si
- Ben non
- Ben si
- Vous êtes bien à Machin Building ? Au 1902 ?
- Ah ben non. Nous on est à Truc Building, au 1902. (deux pâtés de buildings plus loin, pas le même quartier donc)
- .... bon ben ... je crois que je vais rappeler Hollywood hein ... y a du y avoir une boulette de riz dans ma commande ...
- oui on dirait
Morale de l'histoire ... à chaque jour suffit sa peine !
PS : je sais, le choix de la photo (vue d'un des multiples chantiers de Pékin en destruction, enfin ... en construction) est totalement inapproprié. Cela dit, il y a tellement de choses inappropriées qui se passent dans notre actualité ces derniers jours (genre Mickey qui sort avec Blanche-Neige et vend ses photos à la presse alors qu'il avait juré abstinence médiatique sur ses frasques personnelles, pendant que les pauvres plantent leurs tentes au pied de la cathédrale de Quasimodo), qu'une de plus ou de moins ...
28 novembre 2007
Mot d'excuse
Ca n'était pas réfléchi mais je suis vraiment contente que mon dernier post ait été illustré par cette photo de ces deux charmantes jumelles pleines de gaieté. Au moins je ne vous ai pas laissés seuls, vous étiez en bonne compagnie.
Mais comme on dit ça m'aurait fait mal aux f..... de laisser passer un mois entier sans rien écrire. Il était temps ! A deux jours près, Canalblog fermait Camillenchine pour non bloguerie ... ah non ! Et les deux tours obliques de CCTV se rejoignaient avant que j'ai eu le temps de dire pouet.
Alors que s'est-il passé ? Comme dit la chanson "T'étais où ouhouhou ?" pendant ce mois de novembre où j'ai laissé passer les deux ans de mon blog (le 18), mes deux ans en Chine (le 4), et les biiip ans de ma soeurette (le 15) ?
Non, les Shanghaïens ne m'ont pas séquestrée, H&M non plus. A ce sujet, je vous ai dit que je vous ferai un petit compte rendu, alors je tiens parole, je fais un petit compte rendu. Je n'ai rien trouvé. Voilà. Déception grand D. Nada. J'y suis pourtant retournée deux fois (pour être bien sûre, au cas où j'avais des xiao long bao à la place des yeux), mais non, rien, j'ai eu beau tourner, retourner, essayer, réessayer, imaginer très fort que ça me plaisait, imaginer très fort que ça y est, je le tenais mon look Kate Moss, c'était toujours Kate Moche dans le miroir, et la déprime post shopping étant menaçante, j'ai mis un terme à l'acharnement. Il fallait me rendre à l'évidence, H&M en Chine, ça m'a pas plu. J'ai juste acheté un pauvre pull dont l'espérance de vie ne devrait pas entrer au Guiness des records. En caisse il avait déjà l'air malade. Apparemment je n'étais pas dans "le bon H&M" dixit une connaisseuse.
Je trouve quand même que l'on peut trouver des fringues beaucoup plus originales et tout aussi peu chères (d'ailleurs tout n'est pas peu cher chez H&M) dans n'importe quelle petite boutique chinoise d'Andingmen ou de Dongsi. C'est sans doute ça le problème de H&M en Chine. Il n'apporte aucun concept nouveau. La fringue peu cher et sympa c'est une aubaine à Paris, mais ici ... ?
Tenez, pas plus tard qu'il y a quelques jours, je suis tombée par hasard sur une boutique de fringues pour filles dans le centre commercial de Fulllink, à Chaowai. Ca s'appelle Balala, c'est plein de petites choses sympas. Vestes, casquettes, manteaux, chaussures, sacs, bottes, pantalons, ... bon il y a aussi des horreurs mais dans l'ensemble j'ai vu des choses intéressantes et qui sortent de l'ordinaire.
Pour revenir à nos moutons, mon petit séjour à Shanghai aura duré quatre jours. Seulement. Mais j'ai quand même eu le temps de déjeuner avec notre ami Julien, qui va très bien, dans sa rue de Nankin.
Enfin Shanghai n'y est pour rien dans mon absence, enfin pas directement. En fait j'ai plein d'explications, dont une en béton, j'ai déménagé. Et depuis plusieurs semaines, je n'avais plus internet chez moi. Je le récupère seulement ce soir (ppfff c'est nul comme excuse !)
Non, en fait depuis quelques semaines je voue une passion non mesurée pour les oeufs et les légumes. Dans la même poële. Pas les mêmes légumes à chaque fois. Champignons, poireau. Courgettes champignons. Et même poivrons saucisses. Je les fais revenir à la poële dans de l'huile d'olive avec du thym frais, ensuite je casse deux oeufs brièvement battus, je rabats un peu les bords, et je verse quelques gouttes de crème liquide sur le tout avant de faire glisser cette "Crêpe paysanne aux deux légumes" (omelette c'était déjà pris). Un régal.
Non. J'ai vraiment déménagé, et j'aime vraiment les crêpes paysannes, mais la vraie raison, c'est qu'en l'espace de quelques mois ma vie pékinoise a connu de grands chamboulebardements. Oui je sais ça n'existe pas chamboulebardements, mais c'est le mot qui exprime le mieux les choses.
D'abord, et surtout, je suis amoureuse.
Ensuite, et plus récemment ... je travaille !
Alors vous me direz, mais que faisais-tu ces deux dernières années ? Je travaillais aussi, mais beaucoup moins visiblement ... Là, c'est du sérieux. Du qui devrait durer. Et surtout, du qui me plait.
Maintenant que j'ai retrouvé mon Internet, je vais pouvoir bloguer de nouveau, pour mon plus grand plaisir. Car vous m'avez manqués !
Et pour clore ce post de retour nombriliste donc ennuyeux, les adresses de Babala.
[东四店]北京市东城区东四南大街39号[审美总店\三友商场南边100米],电话:010-65136829
[丰联店]北京市朝阳区朝阳门外大街18号丰联广场B1-23商铺 (Fulllink),电话:010-65884940
30 octobre 2007
Je veux un double !

Je pars travailler quelques petits jours à Shanghaï, et j'ai pour objectif d'aller à la nocturne du H&M. Vais-je y arriver ? Pour les chaussures je ne prendrai pas exemple sur ces demoiselles, promis.

24 octobre 2007
Le fesse bouc
Ma copine Ester m'a fait découvrir en des temps très anciens, la messagerie de Google, et voilà maintenant que je lui emprunte ce titre pour vous parler de la dernière invention en matière de chronophagie interactive, le Fesse bouc.
Cela faisait quelques mois que je recevais dans ma boîte mails des alertes étranges m'informant que des personnes que je connaissais déjà souhaitaient que je sois leur amie dans le Facebook. Et comme je suis une personne logique, j'ai jamais cliqué. Mais on est déJA amis !
Puis les alertes se faisant de plus en plus insistantes, j'ai fini par céder, et j'ai dit oui. Kécecé que ce machin truc ?
En fait, d'après ce que j'ai compris, la fonction première du machin est de mettre en relation des gens qui se connaissent déjà. Puis, j'ai compris une autre chose, le Facebook c'est vraiment déprimant si vous n'avez pas d'amis. Parce que forcément, impossible de ne pas aller voir les tableaux de chasse des autres, et quand on voit que certains affichent des 153 ou des 294 vignettes de beautiful people, on a juste envie de mettre ses 15 petits amis à la poubelle, de déconnecter le machin et de retourner au bon vieux téléphone portable. Non mais oh.
Enfin, je me rassure en me disant que tous ces Bernard Tapie de la camaraderie ont plus d'ancienneté que moi dans le Facebooking, et que bientôt, moi aussi, j'aurai 172 amis.
Comme j'ai déjà beaucoup versé dans la dérision dans mon dernier post (paix à son âme), j'en viens quand même aux côtés rigolos (et donc dangereux pour ma votre cure de désintoxication de l'ordinateur) de ce réseau virtuel, où tout plein de gens du monde entier sont reliés les uns aux autres par des connaissances plus ou moins proches. Enfin, LE côté rigolo que j'ai trouvé. Quand on se connecte à son espace Facebook, celui-ci vous propose une petite liste de gens "qui pourraient bien être vos amis". Et là je dis wow. C'est le deuxième effet kiss cool, l'effet Big Brother is watching you. Parce qu'effectivement, certains le sont. Vous avez beau regarder derrière votre écran, secouer votre clavier, personne ne vous observe. Les ingénieurs informaticiens sont les maîtres du monde, je dis. Ils vont tous nous manger tout crus. Et feront des écrans plats et des souris sans fil avec les restes.
J'ai pas grand chose de plus à dire sur le Facebook, je voulais juste savoir ce que vous en pensiez. Le Facebook a-t-il changé votre vie ? C'est juste un nouveau joujou informatique ou il vous est vraiment utile ?
06 octobre 2007
Erreur de casting
J'ai pas eu le rôle. Bon, heureusement. Parce qu'entre nous, ma carrière d'actrice en aurait pris un coup avant même d'avoir démarré. Je m'explique. Il m'est arrivé il y a quelques mois de répondre à une petite annonce qui proposait aux étrangers des rôles de figurants dans le film d'un réalisateur chinois très connu. Tentée par cette expérience unique et blog-able, je m'voyais déjà croiser Gong Li, Tony Leung et Zhang Ziyi dans la salle de maquillage, échanger nos numéros, sortir prendre un verre au Lan, et vous raconter tout ça fièrement sur le blog. Que nenni.
Ma candidature n'a pas dépassé le stade du mail, et je doute que Tony Leung en ait jamais entendu parler. Mais depuis, je suis régulièrement contactée par ma "casteuse", qui n'a de cesse de me proposer des rôles pas glamour du tout, mais alors pas du tout. Après m'avoir demandé si je voulais bien prêter ma voix pour une publicité à la radio pour des cours d'anglais, elle m'envoit la semaine dernière, une proposition pour un rôle, oui un vrai rôle, dans un film.
- C'est un rôle où il faut savoir parler français.
- Hmm, ça je sais faire, vas-y envoie !
Quelques minutes plus tard, je reçois un document Word, intitulé "Dialogue avec le secrétaire général de la Ligue de la Jeunesse communiste. Troisième partie." Bon. Une chose est sûre, on va pas me demander de me mettre en maillot. Une autre chose est sûre, je ne vais demander les première et deuxième parties. Une partie suffira. Des étoiles de Cannes plein les yeux, j'ai lu ce fameux script, et rapidement, j'ai compris que je devais me faire une raison quant à ma carrière cinématographique, mais qu'une porte s'ouvrait sur une carrière cinématotragique. Il faut savoir reconnaître ses faiblesses. J'étais censée tenir le rôle de Xiaqing.
董事长 Dongshizhang : Très bien. Et Mademoiselle Xia, qu'en pense-tu ? J'aime bien écouter votre avis en tant qu'une chinoise.
夏青 Xiaqing : Oui, Monsieur le président, je suis d'accord avec Monsieur Pierre. Du point de vue matérielle, l'Usine Tian Sen tient des avantages. Mais côté des techniciens, l'Usine Qian Jin compte 56 travailleurs modèle à niveau municipal, 23 à l'échelle provinciale et 2 national, plus une centaine de techniciens d'avant-garde. C'est incomparable vis à vis de l'Usine Tian Sen. D'après moi, les personnes de haute qualité constituent le centre de la compétitivité d'une entreprise.
董事长 : Travailleur modèle ? il s'agit de...?
夏青xiaqing : Citons comme exemple travailleur modèle au niveau national. Ils méritent des études de tout le peuple. Du même, celui au niveau provincial doit être appris par toute la province. C'est l'honneur suprême conféré par le gouvernement chinois à des particuliers. Ils représentent la ténacité formidable et la compétence exceptionnelle.
董事长 Dongshizhang : Mademoiselle Xia, mais au fond, qu'est ce qu'il y a de miraculeux dans ces travailleurs modèle?
夏青 Xiaqing : Par exemple, il y a un modèle travailleur modèle dans l'Usine Qian Jin qui peut fabriquer à la main la moule en acier identique avec celle produite sous la direction de l'ordinateur, avec seulement l'erreur de 0.1 mm.
董事长 Dongshizhang : Oh là là, quelle puissance !
En même temps, c'est normal que j'ai pas eu le rôle, puisque c'est un rôle où il faut savoir parler français. Bon, et puis entre nous, j'aurais jamais pu parler de "la moule en acier" sans pouffer comme une bécasse. Tony Leung aurait perdu patience, et moi la face.
28 août 2007
Snif
J'ai du trop pêcher cet été dans le Gers, la divinité de l'informatique m'a punie ce weekend. Shlak !
Nous vivions pourtant une petite vie tranquille depuis quatre ans, jamais d'embrouilles, jamais de disputes, même pour des bêtises. Il faut dire que je lui parlais gentiement, que je le décorais de jolis autocollants tout autour de son clavier (que je nettoyais régulièrement, même derrière les oreilles). Souvent sa poubelle je vidais, ses tiroirs je rangeais, son cerveau je défragmentais, de jolies photos sur son bureau j'affichais. Comprends pas. Jamais je ne lui ai demandé de trucs super compliqués, dans toutes mes nouvelles activités il s'impliquait, sans jamais, jamais broncher.
Alors pourquoi, pourquoââ m'a-t-il quittée en pleine mission photo (hyper importante évidemment, sinon c'est pas drôle), même pas eu le temps de lui dire aurevoir, de chatouiller ses 'tites icônes une dernière fois. Me parle plus qu'en DOS alors qu'il sait pertinemment je ne parle pas cette langue. Me demande de lui mettre le CD Windows XSpray pour réparer le fichier endommagé alors qu'il sait très bien que je l'ai pas, et que j'ai jamais touché qu'à mes fichiers à moi.
Comprends pas. Snif.
PS : merci à mes anges gardiens chéris qui me prêtent leur matériel. Et merci à Milie qui me prête ce joli dessin !
Dessin : http://1000-i.over-blog.com
22 août 2007
Faire durer l'été
Oui je sais c'est un peu une provocation pour ceux qui sont en France où semble-t-il le beau temps a voté à gauche lui aussi. On ne l'aurait plus vu depuis avril. Bref.
Je suis rentrée de mes vacances paradisiaques au bord du lac de foie gras de Marciac, dont les eaux bercées par les notes du Festival de Jazz ont peine à quitter mon cerveau resté depuis franchement gersois. Je veux du magret ! Et je veux du Pacherenc pour tremper dedans !
Liste incomplète des choses racontables qu'elles étaient super en France : la bouffe, pardon, la nou-rri-ture, les vacances, la campagne, Madeleine Peyroux (Madeleine si tu lis ce pauvre blog, sache que je ne t'en veux pas de m'avoir fait pleurer comme une oie ... gersoise bien entendu), Dianne Reeves (sublime, à l'intérieur d'elle y a que du beau, ça se voit dans ses yeux et ça s'entend dans sa voix), Roberto Fonseca (aaah Cuba, ton mojito, ton Rrroberrtito) ... et puis le Pacherenc, les tournesols, la voiture, le chien Lucy, Ratatouille, le cochon d'Homer, le velib', les Abbesses, Montorgueil, Jemmapes, l'autoroute A10, le Hérisson de Muriel Barbery, la Fée verte, Rachel, Choisy-le-Roi, Katerine, tout le disque de Olivier Libaux et son "Imbécile", et Amy Winehouse !
Sur ce je vous laisse avec une mini-compilation (que 3 titres) et repars pour quatre jours, pour le travail cette fois-ci.
06 juillet 2007
No imaginary friend
Ceci est mon nouveau projet. Me concentrer sur l'essentiel. Faire pousser des trucs. Les arroser, et les regarder grandir. Ouhla ça dérape. Non non, je ne parle pas de bébés, hein, désolée maman. Pas tout de suite.
Ceci est mon début de jardin, réel, et imaginaire. Commençons par du basilic. C'est bien le basilic, en plus c'est utile, ça se mange. Comme je cuisine pas, je mangerai les feuilles comme ça, à l'apéro, comme une vache. Ou entre deux tranches de pain de mie. Ou je me ferai des masques. Enfin il y a plein de possibilités j'en suis sûre.
Donc, j'arrête de me laisser embarquer dans les projets des autres. Et je me concentre sur les miens. Ouhla ça sent
l'autisme.
Ceci est aussi un gâteau d'anniversaire. Trois petites pousses de basilic qui ont vu le jour ce matin même, et qui sont super en bougies pour les 30 ans de ma Marion. My no imaginary friend. So belle and so talended. Te voilà dans la trentaine ma belle, profites-en, c'est le début du meilleur, bienvenue au pays des jouets pour adultes ! Je t'embrasse fort.
17 mai 2007
Décalage mensuel
Happy Ma !
Cela faisait quelques jours que j'avais repéré cette publicité dans le quartier de Xidan, rappelant le passant à ne pas oublier la fête des mères dimanche dernier, et récitant un petit poème très inspiré par les lettres m-o-t-h-e-r (cliquez sur l'image pour lire ces sompteux vers).
Je peux vous dire que sur moi le message a très bien fonctionné, et à la première heure (+ 6 heures avec le décalage horaire), j'étais toute contente dimanche dernier (le 13 mai donc) de me savoir la première à skyper une bonne fête à maman Camillenchine.
- Allôô
- Coucou papa !
- Ah tiens la Chinoise, ça va ?
- Oui super ! et toi ?
- Très bien. Bon j'imagine que tu veux parler à ta mère ? (de sa voix de père incompris)
- Et pas qu'un peu hein ! (chouette, je suis la première, j'ai grillé la frangine-euh lalala)
- Bon dépêche toi parce qu'après on va au restaurant
- Ben tiens ! (vous pensez bien que ce détail n'a pas manqué de me conforter)
- Allôô
- BONNE FETE MAMAN !
- ... &#?
- bonne fête maman
- euh ... mais c'est pas ma fête aujourd'hui ma chérie
- mais si ! c'est la fête des mères aujourd'hui !
- mais non
- mais si
- mais non
- ... t'es sûre ? j'ai vu une pub à Pékin, c'est la fête des mères aujourd'hui je te jure.
- mais non enfin, j'ai le calendrier sous les yeux, c'est le 3 juin
- meeerde. Pour une fois que je suis à l'heure.
- mais merci quand même, ça m'a fait plaisir ! Tu pourras me la refêter dans quinze jours c'est pas grave.
- ah non tu rigoles, je vais oublier c'est sûr ! mais pourquoi vous allez au restaurant alors ? (parce que c'est bien connu qu'en France contrairement à ici on ne va pas au restaurant pour se nourrir)
- ben, pour nos 37 ans de mariage
- meeerde ! tout ça ? (je savais bien que j'avais oublié quelque chose)
Alors joyeuses noces de papier ! (vivement les 39, pour les noces de crêpe ... au Nutella)

