03 décembre 2008
On n'est pas à l'armée

L'autre jour, découverte d'un magasin vert. Rien de bio dans cet espace dédié à l'uniforme. Attention, il est préférable de laisser son premier degré à l'extérieur avant d'y entrer, et de savoir où placer la limite. Car le magasin de l'Armée Populaire de Libération vend tout.
C'est ici que vous trouverez le vrai chapeau de Lei Feng, ou le fameux dayi (manteau) vert très chaud pour l'hiver, ou bien l'écusson en tissu marqué baoan, cousu sur l'uniforme kaki des petits gardiens d'immeubles, mineurs pour la plupart, personnages omniprésents et silencieux de notre vie pékinoise, et ô combien emblématiques ... Des bottes rembourrées, des boussoles, des montres, et tout un tas de bric-à-brac kitsch communiste. Cela dit en cherchant bien, on peut y dénicher des trucs rigolos et détournables,
comme l'inénarrable tasse en métal, couleur camouflage (9 RMB).
J'ai retenu aussi les petites baskets camouflage tout à fait inoffensives, et un grand sac en toile qui sera parfait pour le linge sale ... avec sa tête de Mao imprimée dessus.
C'est où ?
Beijing 3501 Clothing Factory
(Croisement Changyang beilu et le troisième périf, côté nord de la rue, en allant vers l'ouest, vers la gare de bus de Landao)
Tél : 6585 9312
20 janvier 2008
Beijing Bagua
Retour aux pénates pékinoises, le retour à la "routine" chinoise, les deux pieds dans cette année 2008 si attendue, si préparée, si fantasmée par les Chinois comme par les étrangers, yeux révulsés d'excitation collective, mains moites et pieds qui dansent la polka, tous autant que nous sommes en expectative de tant d'événements géniaux et forcément inoubliables qui vont chauffer quelques stades vers lesquels tous les regards du monde, que dis-je, de l'univers intersidéral, sont tournés. RHÔÔÔHA ! ça y est ! on y est ! c'est 2008 bordel ! (oui je sais ce mot m'échappe souvent en ce moment, c'est l'excitation je vous dis. Si j'avais dit "m'enfin" ça n'aurait pas du tout fait le même effet). Donc.
Pour août, meiyou wenti, pas de problème, le gang des fuwawa s'occupe de tout, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles en peluche. Y aura pas un poil de fuwawa plus haut que l'autre, les baguettes seront du bon côté du bol, on pourra se taper les genoux de rire avec le chauffeur de taxi en dissertant sur le deuxième acte de La mégère apprivoisée, dans la langue de, of course.
Mais pour tous les autres mois là ? Vous y pensez ? Hmm ? Parce qu'une année c'est douze mois je vous rappelle. Oui bon, cette année en Chine on pourrait facilement penser qu'ils ont imprimé douze fois la page 8 aux calendriers des PTT, mais faut pas oublier qu'il faut mettre toutes les chances de notre côté pour les onze autres mois.
Et justement, l'autre jour, en feuilletant le magazine gratuit Urbane distribué chaque mois avec le Pariscope pékinois, je découvre la carte Bagua. THE solution asiatique, écologique, et sans douleur qui maraboutera votre vie en en faisant un voyage au pays des Merveilles, une suite enchantée d'événements positifs, heureux, bref, grâce à la carte Bagua, nous pouvons enfin, être nous, en mieux. Et ce pendant les douze mois ! Pourquoi s'en priver.
Comment ça marche ? D'abord cliquez ici, et allez à la page 3. Vous découvrirez un schéma tout droit sorti du grimoire de Fengshui, cette philosophie du bien être appliquée à l'habitat qui vous explique comment faire venir le bonheur et la réussite dans votre vie, en activant à l'aide d'objets et de couleurs, les zones adéquates de votre appartement, bureau ... car oui, votre lieu de vie est chargé d'energies positives, c'est juste que ... chez vous c'est le bordel (zut) mal rangé, alors voilà, le bonheur, il sait pas par quelle cheminée rentrer. Avec la carte Bagua, meiyou wenti, plus de problème, le bonheur va frapper votre maison comme le gang des fuwawa a frappé Pékin.
Le tout est de savoir, jusqu'où nous voulons être empapaoutés ... je veux dire, enfuwawatés.
Un conseil, si vous cherchez l'âme soeur, ne placez pas Huanhuan dans votre zone Relations. Oui elle est rouge, couleur de la passion, mais des oreilles en peluche, ça n'a jamais attiré personne.
10 septembre 2006
Clovis, artiste pop

Ce n'est pas parce que Juliette Clovis
est une de mes copines que je lui consacre ce post. Disons pas
seulement. La raison principale est que c'est surtout une fille très
très douée, et que j'aime énormément ce qu'elle fait. Certains d'entre
vous ont peut-être repéré depuis longtemps son site dans mes liens, mais
il était grand temps que je lui dédie un post pour de vrai.
Depuis
des années Juliette, artiste plasticienne, crée des "tableaux" inspirés
de l'univers de la mode, à l'aide de vinyle qu'elle colle sur des
plaques de plexiglas, et le résultat est toujours sublime. Mais c'est
seulement depuis quelques mois, disons un an, depuis qu'elle a tout
plaqué pour se consacrer à sa passion, que son succés est évident.
Expositions à Londres, en Corée, en France, vente en ligne ... ça paye d'écouter ses rêves.
Des
visages, des silhouettes de mannequins extraits de leur papier glacé
pour devenir, grâce au talent de Clovis, des chefs d'oeuvre
d'esthétisme. C'est élégant, et ça "pète". Tout ce que j'aime.
Totalement
fan (je crois que vous l'aurez compris), et particulièrement de ses
séries Vogue et Miroir, j'ai déjà réservé des emplacements dans mon
appart.
Le site de Juliette (le site n'est pas optimisé pour Firefox, utilisez un autre navigateur!)
28 février 2006
Do it yourself
En ce moment les marchands de fruits et légumes vendent un objet
décoratif, qui a mis en alerte mes antennes attrapeuses de kawaïries
bariolées pour réveiller mon intérieur. Il s'agit d'un petit cageot de
fraises rouge avec une fillette imprimée dessus, dont on ne
sait pas si
son expression est de l'ordre de la surprise enjouée ou de la stupeur
horrifiée. A voir la tête des fraises on peut supposer qu'il s'agit de
la deuxième. Ici les fraises sont tagada,
roses à l'extérieur, blanches
à l'intérieur. Elles ne laissent pas votre langue rose et n'ont aucun
goût, donc c'est vraiment pas des fraises marrantes. Mais c'est pas
grave, le contenu de cette boiboite
m'importe peu. Le potentiel de cet
objet est énorme comme vous pouvez le voir, ses couleurs discrètes font
qu'il s'accorde très facilement à n'importe quelle déco ;-) surtout si c'est la mienne.
Boite
à kleenex dans la salle-de-bain, range-épices dans la cuisine pour madame, caisse à
outils pour monsieur si on laisse les poignées, boîte à hamster pour le mouflet...
Mais sa meilleure place est quand même dans le salon, pour ranger vos
DVD préférés, car sa largeur est étudiée pour, c'est évident. Bon, sa
capacité n'est pas énorme, mais un DVD ici, ça coûte 1€, alors il y a
un bon turnover.
J'ai breveté la chose alors inutile de songer à
monter un business de boîtes Tagada, je détiens tout le marché, et j'ai
de bons avocats dans mon frigo sur l'affaire.
21 février 2006
C'est dans Biba
Petit post pour ceux qui vivent ou passent à Paris prochainement.
Ce week-end j'ai reçu le Biba, et j'ai pu constater avec plaisir qu'il est toujours aussi fidèle à la Galerie Fraîch'attitude.
Galerie d'art contemporain du végétal et du comestible, qui appartient
à l'Aprifel, l'Agence pour la Recherche et l'Information en Fruits et
Légumes Frais, la boîte où je bossais à Paris, avant de venir blogger
bêtement à Pékin. Epoque où je mangeais sainement, 10 fruits et légumes
par jour, et pas dix porcs sauce aigre douce et dix poulets aux
cacahuètes par semaine, et autant de jiaozis par jour, et de pijiu par soir ... bref
Donc, le Biba de ce mois-ci parle de la dernière expo. Ca s'appelle Vert,
c'est jusqu'au 22 avril, participation de Matali Crasset (quand même),
et je vous encourage vraiment à vous y rendre, ne serait-ce que pour
découvrir cet endroit qui fait la part belle à la pureté, la
chlorophyle, les bonnes choses à voir et à manger, bref un endroit
rafraîchissant et appêtissant en plein coeur de Paris. Petite balade
idéale à la pause déjeuner par exemple ... Si vous y passez faites donc
un coucou à l'équipe de ma part :-)
aaaaaaah,
un peu de fraîcheur ici à Pékin où l'air est alourdi de particules dont
je ne préfère même pas savoir la composition, nous ferait du bien !
http://www.galeriefraichattitude.fr
05 février 2006
Pif gadgets
Petit coup d'oeil sur mes dernières importations de jouets d'objets décoratifs. La plupart ont été glanés
sur le marché de nouvel an au parc de la Terre. Donc que des choses vraiment pas chères du tout.
Commençons
par cette armée de petits oursons en plastique. Ne sont-ils pas tout à
fait indispensables ? Je dis oui. D'ailleurs si quelqu'un sait de
quelle planète ils viennent (Mars, Japon ...) qu'il me le dise. J'ai
craqué sur ces trois-là parce qu'il a bien fallu choisir parmi la bonne
centaine, et il n'y avait malheureusement pas de caddies king size à l'entrée du parc.
Puis il y a cette invasion sur mon frigo de fruits
et légumes tout ronds et émantés, ils mettent de la couleur dans ma
cuisine. Toujours dans le végétal, j'ai de nouveau ramené des fausses
fleurs, imitations éclatantes du pommier du Japon.

Pour rester dans la couleur et le kitchouille, j'aime beaucoup ce petit dragon en
plâtre peint. Les pattes arrières sont désolidarisées du reste du
corps, quand on les ramène vers le buste, ça fait pouet (mais j'ai quel âge, ppff). Et enfin, cette petite étoile en mousse est parfaite sur l'accoudoir de mon terrain de jeux canapé. On peut aussi la coudre sur un vêtement ou un sac. Voilà, la prochaine fois, histoire de continuer de remonter le niveau intellectuel des blondes en Chine, je vous parlerai de sacs.

28 janvier 2006
Entrer dans la lumière
Une
de mes missions du weekend dernier, à part attraper une bonne sinusite
sur le lac de Houhai, était de trouver des lampes sympas pour mon
appart. Savoir maîtriser la lumière, c'est souvent ce qui fait la
différence, que ce soit sur une photo, ou dans l'agencement d'une
pièce. Donc la question était : peut-on trouver des lampes sympas à Pékin ? Heûûoui !
Il existe un endroit en particulier, au sud de Pékin, pas loin du Temple du Ciel, une zone
commerciale comme on en trouve aux périphéries de nos grandes villes.
En face des magasins Easy Home dont je vous parlerai très
prochainement, se trouve un énoooorme magasin, que dis-je, une
péninsule de magasin, entièrement consacré à la lampe : le Guoji Dengjugang.
Sitôt
entrée là-dedans, je me suis retrouvée au pays des jouets à courir dans tous les
sens en agitant les bras comme une allumée. Je ne savais
plus où donner de la tête, des lampes en veux-tu en voilà, de toutes
les formes, de toutes les couleurs, pour tous les goûts, du pire au
meilleur. Habitat et Ikéa n'ont qu'à bien se tenir, le jour où ce Guoji Dengjugang
va débarquer en France, ils n'auront plus qu'à fermer tout leur rayon
luminaires et à pleurer toutes les larmes de leur corps (mais oui les
magasins sont des êtres humains comme vous et moi). Parce qu'on y
retrouve toutes les lampes tendance que l'on
veut chez soi absolument, en papier, en plastique, en métal, et tout ça
à prix d'usine bien évidemment, puisque la plupart de ces produits sont
fabriqués en Chine.
Objectif éteint atteint !

20 janvier 2006
Déco champêtre
Les fausses fleurs
sont mes amies. Depuis un peu plus de deux mois que je suis là, je ne
me suis pas encore vraiment occupée de ma déco, et pourtant j'en rêve,
il y a beaucoup à faire. Mais voilà, pas le temps, les weekends sont
trop courts, les journées de boulot trop longues, ppffu ... je vais
quand même pas prendre des
vacances pour
aller faire les magasins de déco. Pour patienter, je ramène des petites choses,
j'ai découvert par exemple depuis quelques jours que j'aimais les
fausses fleurs, et ça va beaucoup mieux. Quand je rentre, j'ai
moins l'impression de rentrer dans une chambre d'hôtel ou un
appartement témoin.
Et puis j'ai aussi fait entrer des animaux chez
moi, enfin des faux. Des faux papillons fabriqués avec de vraies
plumes. Aaaaaahh, c'est le printemps dans la maison !

08 janvier 2006
Le bonheur dans la maison
C'est
bientôt le Nouvel An chinois. Quand exactement, je ne sais pas. Mais
c'est bientôt, donc il est temps que je m'occupe de la décoration de
circonstance dans mon appartement. D'autant que je n'ai pas du tout
décoré pour Noël.
Le but de l'opération est d'ajouter des touches de rouge et de doré, et surtout des gros caractères Fu, le Bonheur. Avec une majuscule, on ne va pas y aller avec le dos de la cuillère quand il s'agit d'attirer le bonheur dans la maison.
Par
pur hasard j'ai trouvé hier, à l'Oriental Plaza, au rayon trucs pour la
maison, après la vaisselle, des décorations murales qui m'ont mis en
extase. Que les couleurs que j'aime, rouge, rose, or.
Regardons de plus près ce caractère Fu :

De jolies petites fleurs roses, une surface veloutée rouge, et des bordures paillettées or ... j'adooore !
Pour compléter j'ai accroché dans l'entrée une boule de papier plastique découpé rose. Et voilà le résultat !

Si avec tout ça George
Clooney ou Brad Pitt ne frappe pas à ma porte d'ici la fin du mois
c'est que j'ai rien compris aux traditions.
04 décembre 2005
la Maison confortable
Wow, j'ai pris du retard, on est déjà en décembre, et les
températures ont déjà bien chuté. Il faut dire que je suis restée sans
internet à la maison pendant quatre jours, autant dire que j'évitais de
regarder mon ordinateur dans les yeux tellement nous étions tristes
tous les deux de ne pouvoir se connecter au monde et à vous. Mais je
vais me rattraper et nous allons essayer, Presario et moi, de ne rien
oublier.
Reprenons à jeudi soir, sortie du bureau, deux
collègues chinois me proposent de les accompagner au temple de
l'aménagement de la maison, là où tout le monde va pour acheter ses
meubles et sa déco... je veux parler bien sûr d'Ikéa. Mais oui, Ikéa est à Pékin, et depuis longtemps apparemment. Quand j'ai
demandé à Catherine (Yuxin de son prénom chinois) depuis quand Ikéa
existe en Chine, elle m'a regardée avec des yeux aussi ronds qu'elle
pouvait, comme si je lui demandais depuis quand elle mange avec des
baguettes.
Trop heureuse de voir à quoi ressemblait un Ikéa chinois,
je les ai suivis. Et j'ai pu constater que la formule suédoise est la
même que partout ailleurs, les meubles et tout le reste sont exactement
identiques. J'ai juste noté une différence au niveau des matelas, et de
l'état dans lequel se trouvaient les lits en exposition. On aurait dit
qu'une armée d'envahisseurs mongols avaient dormi dedans et étaient
repartis sans faire leurs lits. Dévastés, les couettes en boule, les
matelas plus qu'essayés, les coussins défoncés. Quand on essaye ici, on ne
fait pas semblant ! J'ai vu aussi plusieurs maris ou petits amis lassés
de déambuler dans les salons factices, profondément endormis dans les
fauteuils.
Une différence aussi au niveau de la fameuse assiette
boulettes de viande et confiture d'ayrelles. Les ayrelles étaient bien
les mêmes, mais les boulettes ... hum... les boulettes, je ne
saurais dire de quelle race de chien il s'agissait.
Au fait, pour la petite note liguistique, Ikéa en chinois se dit Yijia, la Maison confortable.
Mais passons à une autre note, plus culturelle.
