Camillenchine, le blog d'une française à Pékin

Blog de Camille en Chine, la vie d'une française à Pékin - French blog in Beijing

02 février 2008

T'as voulu voir Vesoul

vesoulCinemaVesoul, Vesoul ... vous connaissez ? Saucisse de Morteau, Cancoillotte (arf!) et Vin de paille, et bien sûr les deux lignes de Brel "T'as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul" ... moins glamour que les homards, coupes de Champagne et tapis rouge de Cannes, et pourtant, dans cette petite ville de Franche-Comté de moins de 20 000 habitants, rayonnent depuis maintenant 14 ans, les lumières des projecteurs du cinéma asiatique. Où comment un lieu improbable devient un passage obligé.

Cette année le Festival International du Film Asiatique a lieu du 29 janvier au 5 février, on est en plein dedans.
L'occasion de découvrir ce site consacré au cinéma chinois, Chinacinema, créé et mis à jour depuis un an par un passionné et professionnel du film chinois, Damien Paccellieri. Rédacteur et documentaliste, il passe visiblement beaucoup de temps à alimenter son site, rédigeant lui-même les fiches d'information sur les acteurs, réalisateurs et films. Il met également en ligne tout plein de bandes annonce. Et pour finir, il fait partie du jury du FICA, et partage au quotidien sur son site, l'actualité du Festival.

Vous allez vouloir voir Vesoul !

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26 janvier 2007

Un homme, une femme, deux films

Aaron Eckhart - Copyright MK2 DiffusionAujourd'hui nous allons parler d'amour. Ouhla. Non, on la refait, je voudrais pas faire planter tout Canalblog non plus hein, you little addict!

(les filles, n'oubliez pas de lire les phrases qu'il y a autour de la photo de Aaron Eckhart)

Aujourd'hui nous allons parler de sentiments, de rencontre entre deux êtres, des premiers bégaiements, des premières inflammations faciales incontrôlables, des mains qui poitent, des pieds qui putent dérapent ... zzzzzzz ... bon les mecs qui s'endorment au fond, revenez ce weekend, je vais vous donner deux adresses top pour emballer à la Saint Valentin, une blanche et une noire (je parle des adresses bien sûr !).

Donc, comme je vous le disais précédemment, je suis en pleine loi des séries (dernière dépêche : le renversage de liquide continue, un expresso hier soir, mon voisin de gauche. Bref, je cesse de chercher à comprendre).
Cette semaine, deux soirs de suite, j'ai regardé un DVD. Le premier, "Conversation with other woman" (Conversation avec une femme), le deuxième "J'me sens pas belle". Vous me direz "euh ... Camille, c'est pas une vraie loi des séries ça !".
Eh bien si.

Etat d'esprit lors du choix du premier film :

- Ppfff, chuis crevée, j'ai vraiment envie de regarder une guimauve qui ne sollicitera aucune de mes neurones de gauche. "Conversation with other woman" ... hmmmm ... mouais ... ça m'a l'air farpait ça, écouter des blablas de nana sans même être obligée de répondre (non, je ne parle pas encore à ma télé), vendu !

En fait :
Je me suis retrouvée en pleine tempête sous mon pauvre crâne, non parce que c'est compliqué à comprendre, mais parce que ce film est simplement bouleversifiant. A tel point que je pense que c'est l'un des plus beaux films que j'ai vus sur le sujet du couple. Un quasi huit-clos, monté en split screen (écran partagé en deux), sur les retrouvailles lors d'un mariage, d'un homme et d'une femme qui se sont aimés longtemps auparavant. Ils ont chacun une vie, mais vont passer la nuit ensemble dans l'hôtel. Le film raconte cette nuit. D'une justesse désarmante, chaque phrase, chaque geste, chaque scène nous plonge dans un suspens un peu fou : vont-ils faire l'amour et repartir ensemble ? Le procédé de division de l'écran renforce de façon tout à fait paradoxale la fusion entre les deux personnages, et surtout la notre avec le film. On est dans le film, rien ne nous échappe. Sur la musique de Carla Bruni, planant. Est-il possible de ne pas aimer ce film ?

Le lendemain.

- Gnaaan, j'ai pas la pêche, et puis j'me trouve moche en ce moment, je regarderais bien un truc drôle, facile, léger, un truc bête quoi. "J'me sens pas belle" ... impeccable ! L'histoire d'une fille qui se trouve moche (sûrement pour un problème de poids, parfait, parfait, si en plus elle pouvait avoir les cheveux gras je serais aux anges)

j'me sens pas belle - copyright SNDEn fait :
Pour ceux qui comme moi avant de le voir, pensent qu'il raconte l'histoire d'une fille qui se trouve trop grosse et soule son mec avec ça, sachez que ce film est prescrit en cas de blocage durable du coeur et atrophie aiguë des mots gentils - et autres syndrômes courant chez les handicapés de la parole amoureuse. Egalement un huit-clos entre un homme et une femme, mais qui cette fois-ci ne se connaissent pas (encore). Elle, qu'on devine célibataire depuis un bail, ne sachant plus depuis longtemps comment un homme fonctionne (euh ... c'est où la tête, c'est où la queue ?), invite chez elle un prestataire informaticien, étrange, froid, limite goujat, rencontré le jour-même sur son lieu de travail. Au départ, tout porte à croire que la soirée sera la pire première soirée, jamais vécue sur Terre, ou sur une exoplanète tellurique (ouéé, je l'ai placé !). Et pourtant. Mais je n'en dis pas plus.
Quand un mec mal sapé au physique en premier lieu ennuyeux, et une fille aux abois, froide, maladroite et désespérée, s'avèrent pleins de ressources émotionnelles, et de générosité. Comme le film de la veille, une nuit que l'on vit avec les personnages, quasiment en temps réel.

Un pur bonheur. A voir, à revoir, à rerevoir ...

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07 décembre 2006

Scarlett par-ci, Scarlett par-là

coiffuresPfffuu! qu'est-ce que c'est nul d'être malade et enfermée chez soi quand on n'a pas de four pour faire des gâteaux, pas de chat et pas de poële à crêpe !

Heureusement une mère Noël est passée me voir hier, les bras chargés de soupe maison, chocolats, fraises, et magazines de fille ... de quoi me consoler et surtout me faire oublier que je suis malââdeuh, complètement malââdeuh. Je sais pas vous, mais moi quand je suis malade, je déprime ! Même si c'est pas grand chose. D'abord parce que je mange moins et donc je maigris (ma hantise, que dis-je, ma phobie number one), ensuite parce que je ne vois plus personne (aaaah reviens les gens !).
Du coup, un visionnage intensif et continu de séries ne nécessitant ni l'hémisphère gauche ni l'hémisphère droit, s'impose.
Mais aussi la lecture - qui s'apparente plus à un regardage d'images, de ces magazines de fille fraîchement livrés, tous différents, et tous ... tellement pareils. Je suis désolée mais à chaque fois que je fais une virée dans Glamour, Isa, Cosmo ... j'en reviens toujours à Biba, c'est vraiment le mieux (eheh, à ce stade, s'il y a encore un lecteur masculin sur ce post, c'est vraiment qu'il s'est perdu).

Donc, j'ouvre le Glamour d'octobre, page 244, sur les coiffures vintage, directement inspirées des stars d'hier, Bardot, Faye Dunaway, Mireille Mathieu (depuis que le carré frange est à la mode, elle réapparaît dans les magazines) ... avec leur version 2006 côté podiums. Ok. Ensuite j'ouvre le Elle du 6 novembre page 239, et paf, un spécial coiffure culte ... Jane Fonda, Jane Birkin, Ava Gardner, Scarlett Johansson ... bon ok c'est pas les mêmes têtes, mais c'est quand même le même article. Pourquoi faire différent si on peut faire pareil me direz-vous ? Ca me fait penser aux 45 tours qu'on passait dans le tourne-disque (ou le mange-disque chez certains). La déception quand la chanson en face 2 était la même que sur la face 1, avec juste une petite variante dans l'interprétation ou la musique.

dahliaEn parlant de Scarlett, l'autre jour je cherchais des films (et c'est de plus en plus difficile étant donné les mesures prises contre le piratage de DVD, grmpf) que je n'avais pas encore vus, et je suis revenue avec le Dahlia Noir et Scoop. Sans être totalement fan de Scarlett, j'aime bien cette actrice. Le problème est que malgrès sa présence et son éclat indéniable, je ne suis toujours pas persuadée que ce soit une très bonne actrice. Même dans Match Point que j'ai adoré, je la sens toujours un peu borderline, à deux pas de jouer comme un pied. Enfin bon c'est mon avis perso, qui peut changer du jour au lendemain.
Mais qui n'a pas changé après avoir vu le Dahlia Noir et Scoop. Ce dernier est carrément nul, même pas envie d'en parler (bon c'est pas sa faute la pauvre, si le film est mauvais). Et dans le Dahlia, elle fait tache. Erreur de casting totale, trop jeune pour ce rôle ! Oui, elle a un physique fifties, mais pas d'une femme mûre à la Lauren Bacall. Du coup, Scarlett en femme au foyer, avec son petit tablier de cuisine, nan, ça prend pas.

PS : Je n'ai toujours pas trouvé Perhaps Love en DVD! (avec le beau Kaneshiro et la belle Zhouxun)
L'avez-vous vu ? Vous avez aimé ?

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16 novembre 2006

Mongolian ping pong bof

MongolianPingPongLe pitch : en allant chercher de l'eau à la rivière pour son grand-père, le petit Bilike trouve une balle de ping pong, ce qui va le plonger, lui et ses copains, dans une perplexité sans bornes, de celle que seules les âmes enfantines connaissent. Kécecé cet oeuf blanc qui flotte ?
"Esprit de la rivière", "truc de gosse", "perle étincelante" ... les explications fusent mais ne satisfont pas Bilike, persuadé que la vérité est ailleurs. A force d'entêtement, il fini par apprendre que c'est une balle de ping pong, par un oncle qui lui lâche cette information d'un ton désinvolte, comme il lui aurait dit "mais t'es bête ou quoi, tu vois bien que c'est une chèvre" en parlant de Biquette, omniprésente dans le film. Blessé qu'on lui livre la clef de ce mystère si capital à ses yeux avec autant de légèreté, Bilike décide néanmoins de ramener la "balle nationale" à Pékin, d'où elle vient.

J'ai regardé Mongolian ping pong, film chinois, sans m'être un peu renseignée auparavant, étant persuadée qu'il avait été tourné en Mongolie, c'est à dire en République populaire de Mongolie, démocratie depuis 1992. Quand on me dit Mongolie, je pense immédiatement à la Mongolie que j'ai eue la chance de découvrir en 2003, et non à la région autonome (qui est pourtant peuplée de vrais Mongols).

J'ai encore le souvenir de notre guide locale qui ne s'est pas privée de nous dire que les Mongols n'aimaient pas beaucoup les Chinois, pour des raisons historiques ... je m'étais alors interdite de dire que moi si (mais pour des raisons différentes), et que j'ambitionnais même de m'installer en Chine, de peur qu'elle saisisse la première occasion de m'abandonner dans la steppe lors d'une pause pipi, espérant que je me fasse dévorer par les loups durant la nuit glacée et hostile.

Du coup, je me suis sentie un peu Bilike devant "Mongolian ping pong". Kécecé ces Mongols qui chantent la gloire de Pékin, se prennent en photo en pleine steppe devant une tenture représentant la place Tiananmen ? et kécecé ces Mongols qui frappent leurs fils à coups de balais ?

C'est vraiment comme ça là-bas ? Vous qui êtes allés en Mongolie Intérieure (que les Mongols appellent d'ailleurs Mongolie du Sud, pour éviter un terme trop sinocentriste) ... ils chantent vraiment Pékin en gardant leurs troupeaux ? Et le policier qui fait remarquer aux gamins qu'ils se sont trompés de route et se dirigent vers la Russie et non vers Pékin ... il zappe pas un peu la Mongolie du nord, géographiquement placée avant la Russie ? 

Mises à part l'incontestable beauté photographique du film, et l'attendrissante poésie du scénario, je suis restée perplexe comme Bilike devant sa balle de ping pong, qu'il trouve belle sans la comprendre. Une ironie m'aurait-elle échappé ? J'ai fureté le net à la recherche de critiques, toutes très bonnes, mais c'est normal, encore une fois, le film est magnifique. Mais pas de réponses à mes naïves questions.

Y aurait-il un oncle parmi vous qui pourrait m'aider à trouver une explication ?
Promis je ne me vexerai pas, et je ne partirai pas sur mon cheval, ramener ce "dvd national" à sa source.

PS : "L'histoire du chameau qui pleure" m'a personnellement beaucoup plus émue ...

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05 octobre 2006

Quand Zhang Ziyi banquette ...

bangquetzhangziyiElle est partout. Impossible de l'éviter. D'ailleurs pourquoi l'éviter ? Quand j'entends encore ici, "Zhang Ziyi, connais pas", je fais les yeux ronds. Ce n'est pas du snobisme. C'est juste que Ziyi, ici, c'est un peu comme Audrey Tautou ou Charlotte Gainsbourg en France.
Au début on disait, "Zhang Ziyi, c'est la nouvelle Gong Li". Ca n'a pas duré longtemps. Zhang Ziyi c'est Zhang Ziyi, point. Pour ne pas la connaître, au moins son nom ou son visage, il faut marcher dans la rue avec des oeillères, ne jamais acheter de magazines, faire la navette entre son lit et son canapé en rampant sous le tapis, ne jamais aller au cinéma, ne jamais lire les actus, bref ...

Autant vous le dire tout de suite, je suis en admiration devant cette fille. Ou plutôt devant ses personnages.
Princesse, guerrière, prisonnière, impératrice, en haillons, en habits de reine ... tout lui va. Incarner le féminisme et la douceur derrière un masque de ténacité et de hargne n'est pas un problème pour elle. Elle manie le sabre et le poignard avec plus de charme qu'il ne faut pour faire s'évanouir une armée de rustres combattants encasqués. Mais ne dit-on pas que le charme peut tuer ?

A l'affiche depuis trois semaines dans le Banquet, une adaptation labanquetlibre de Hamlet, dirigée par Feng Xiaogang, on la retrouve toujours sublime, évoluant dans d'idylliques décors, vêtue comme une fée. Un peu décourageant au début, ce film mérite qu'on ne s'arrête pas à ses premières scènes sanguinolantes et interminables, assez mal mises en musique. On se prend ensuite assez rapidement aux intrigues et querelles intestines qui agitent la cour. Et puis c'est un film très esthétique, qui se démarque dans une certaine modernité de l'image, le plaisir des yeux, au moins, est comblé.
L'histoire d'une impératrice, au 10ème siècle, toujours secrêtement éprise de son beau-fils, le beau Wu Luan, elle épouse cependant son oncle usurpateur et nouvellement empereur, dans l'unique dessein de monter sur le trône [...]

Un film assez particulier, qui va plus loin dans la sensualité (on aperçois quelques secondes le petit postérieur de Ziyi, mais est-ce le sien ?), et dans le "gore" (que les "Poignards Volants" par exemple) ... ne cherchez pas à compter les bras, gorges, torses et têtes tranchés ... vous n'auriez pas assez de trois bouliers.

Mais je ne sais pas si le Banquet est à l'affiche en France, l'est-il ? L'avez-vous vu ? Le verrez-vous ?

Photo: www.helloziyi.us

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14 avril 2006

Les films que j'aime, 4

junebug1La dernière fois que j'ai posté dans cette rubrique c'était le 12 janvier. Hum, que s'est-il passé depuis dvdément parlant ? D'abord, j'ai pour la troisième fois, sauvé les z'tats Unis d'Amérique avec Jack Bauer, et j'ai cru voir chez mon fournisseur de dvd que j'allais devoir remettre ça une quatrième fois, dammit ! Ensuite il y a eu tous ces problèmes de voisinage chez les Desperate Housewives, pendant deux saisons entières, l'hiver et l'hiver. Puis plus rien. Marre. Plus de dvd. Soirées télé (pour celles qui l'étaient), remplacées par des soirées ordinateur à bidouiller sur mes petites vidéos home made parfois jusqu'à 2h du matin ...

Where would I be if I was a screwdriver?
highfidelityEt puis hier soir, et ce soir - deux soirs de suite donc, deux sans fautes. Et là je me dis, bon sang mais dans quel tiroir j'ai foutu cette grmpf de rubrique "les films que j'aime", j'ai deux champions.
Junebug, de Phil Morrison, sorti en salles l'année dernière. D'habitude je suis nulle en citations mais quand elles sont championnes du monde comme celle que je vais vous citer, je les imprime rapidement. Le père, âgé, et quelque peu victime d'absences, bricoleur, cherche depuis des heures son tournevis dans son garage. Dépité, il se retrouve la nuit, à errer dans la cuisine, et là: "Where would I be if I was a screwdriver?" "Où est-ce-que je serais si j'étais un tournevis ?"
Il y a certaines questions qu'on ne se pose pas assez souvent. Le film, tout autour de cette phrase, est tout aussi excellent.
Et puis High Fidelity, qui m'a certes moins tourneboulée que Junebug, mais quand même. D'après le roman de l'excellent Nick Hornby, et réalisée par Stephen Frears en 2000, une comédie sur la peur de l'engagement vécue par un disquaire, l'envie de zigouiller certains de nos collègues barbants, la peur de se lancer professionnellement, l'amour ... bref le z'adulte. Autre question existentielle sortie de ce film : "Est-ce que j'écoute de la musique triste parce que je suis triste ? ou est-ce-que je suis triste parce que j'écoute de la musique triste ?"
grmpf

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12 janvier 2006

Les films que j'ai aimés, 3

cleanJ'ai terminé mon week-end de glande en me passant le DVD de Clean, de Oliver Assayas avec Maggie Cheung. la sublissime Maggie Cheung et ses défilés de qipao dans In the mood for love ...
Même en rockeuse droguée, elle est toujours belle, mais ça c'est la mag(g)ie du cinéma. Sinon, pour tout vous dire, je n'ai pas aimé la première demi-heure, où j'ai trouvé qu'elle ne jouait pas si bien que ça le rôle d'enragée, c'est comme si la violence avait du mal à sortir d'elle, si fine et si gracieuse. Par contre, passé ce début un peu râté (enfin c'est un avis personnel), avec une caméra à l'épaule un brin maladroite et souvent too much, la suite du film est très belle. La Maggie perdue et désespérée y est très touchante, et les liens avec le beau-père et son petit garçon, très beaux.

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02 janvier 2006

Les films que j'ai aimés, 2

Après une Saint Sylvestre de folaïe avec la djette Missil, une fin de grand weekend de trois jours paisible. Voici les derniers films que j'ai aimés.
inhershoesImpossible de passer devant In her shoes sans l'emporter. Kekekoi ? un film qui parlent de chaussures, de sisters ... obligée de regarder. Super, un film idiot de blondes à savourer avec ma boite d'olives au chocolat (je la fais durer)
Eh bien non, c'est pas du tout un film idiot ... malgrès la présence de Cameron Diaz. Dès le début, Toni Colette qui prend en photo l'homme endormi dans son lit, tellement cet événement est exceptionnel dans sa vie de célibataire surbookée, c'est quand même une idée à retenir ;-) D'autres scènes tragiques et drôles dans ce film où deux soeurs se déchirent.  Bon, pas de bol, la copie que j'ai achetée est vraiment pourrie, probablement filmée dans une salle de cinéma, et les sous-titres en anglais appartiennent sûrement à un autre film, mais on s'habitue à ce genre d'absurdité dvdesques ici. Il faudra que je pense à vous donner quelques bons exemples un jour, c'est assez désopilant parfois.

sidewaysHier soir, Sideways m'a fait voyagée dans les vignobles de Californie avec deux amis dans la quarantaine, partis fêter entre hommes la "dernière semaine de liberté" tragi-comique de l'un des deux qui se marie.
Au début on se demande un peu si ce film ne date pas des années 70 ou 80, tant la lumière, les fringues ringardes et la photographie rappellent cette époque. D'ailleurs ce pourrait être un film d'hier ou d'aujourd'hui.
La scène de l'arbre m'a fait explosée de rire ! Jusqu'où un homme peut aller pour sauver son mariage !

Allez, il fait beau, comme tous les jours, c'est lundi et je ne travaïe .... travaye ... oh zut ... travaille pas. Je vais profiter de cette journée.

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22 décembre 2005

Les films que j'ai aimés, 1

brokenflowersDVD et CD pas chers, voilà d'autres petits plaisirs qu'on peut s'offrir ici. A 0,80 € le DVD et 1 euro le CD, autant ne pas se priver ! Ce qui me permet de rattraper mon retard de cette année en matière de films, mes multiples déménagements depuis le début 2005 m'ayant un peu accaparée.
Alors moi je suis fan de Bill Murray depuis Lost in Translation, et j'enrageais d'avoir loupé Broken Flowers. C'est réparé, bien callée dans ma couette, avec une boîte d'olives en chocolat Olivier and Co, trésor de mon dernier colis, je me suis dégusté ce film magnifique comme une petite égoïste. Que du bonheur !

Du coup j'ai enchainé hier soir avec Life aquatic. Etrange ! j'ai beaucoup aimé les décors, leslifeaquatic effets spéciaux, les costumes, bref, tout ce qui participe à la magie d'un film. J'ai adoré Bill évidemment, sa femme, et aussi Cate Blanchett et son amoureux, tous les deux niais à souhait. Par contre j'ai détesté les scènes de bagarres avec les pirates, assez débiles.
milliondollarbaby
Il y a eu aussi la découverte de Million Dollar Baby. Pfouf ! la claque. Mieux vaut être en pleine forme psychologique pour regarder ce film, que vous avez sûrement vu. Hilary Swank est magnifique dans tous les sens du terme. Déjà elle est canon, elle est forte, a un rêve et met tout en oeuvre pour le réaliser. Est-ce-qu'on rêve pas toutes un peu de mettre des grands coups de poings au destin ? hmm ? moi oui, alors les histoires comme ça, ça me transporte. RAS sur Clint, parfait as usual, pour nous faire pleurer avec ses histoires de femmes sublimes qui luttent pour leur bonheur.

corpsebrideMon chouchou, Tim Burton, m'a encore fait pleurer de rire, avec sa fiancée morte, Corpse Bride. Mais comment il fait pour être aussi génial celui-là ? Il va nous en sortir encore longtemps des perles comme ça ? Parce que moi, après Big Fish, j'étais déjà rassasiée de magie, gavée d'étrange, repue de contes pour adultes, enfin de contes pour kidultes plus exactement, nous les petits adultes qui veulent pas grandir. C'est trop Tim, en plus j'ai même pas fini de regarder tous tes films, y en a encore que je connais pas. Chouette, encore des histoires à découvrir avant de m'endormir.
madonna
Et pour finir cette première partie de mes critiques de dividi et cidi, un CD que je me passe en boucle quand j'écris sur mon blog, Madonna, Confessions on a Dance Floor. Et surtout la première, Hung Up, j'adooooooore.

Posté par camillenchine à 21:40 - Cinéma - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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