19 janvier 2006
Ouatures QQ
Ne
voulant pas faire fuir le public masculin de mon blog sur lequel je sévis
depuis maintenant deux mois (dans un mois je vais pouvoir lui souhaiter
son anniversaire, ça se fait de fêter les 3 mois d'un bébé en Chine),
j'ai décidé de t'offrir, cher lectorat, un post sur les ouatures. Mais je continuerai d'employer un vocabulaire blond pour que tout le monde puisse quand même me lire ;-) hein soeurette.
Donc,
pour commencer, je lance un appel. Je recherche le propriétaire de ce
coupé orange, savamment personnalisé (et pourquoi les chinois ne feraient pas du tuning aussi hmm ? les chinois y font tout
comme nous d'abord, mais en pire). Donc si vous le connaissez, je vous
en prie, dites-lui que je souhaite vivement le rencontrer pour écrire
un article sur lui, et savoir ce qu'il a vécu dans sa vie pour se
lâcher comme ça sur sa ouature. Pourquoi une si grosse poignée sur le
coffre ? et pourquoi cette couleur hmm ? c'est rouuuuze les ouatures de
sport, pas orange ! Orange c'est Fanta, c'est la Fraîch'attitude, c'est
le Tang de mes 8 ans, ou le Casimir de Julie. Et les enjoliveurs ? t'as
pas l'impression d'avoir oublié quelque chose ? t'as pas mis
d'enjoliveurs man, ça craint du boudin ! je peux te dire que les
minettes étaient mortes de rire devant ta caisse. Bon, appelle moi, il
faut qu'on parle.
Pour
les minettes justement : petites, pas chères, toutes rondes commes des
pingouins, les petites
Chery QQ (Chery, comme Chevy, Chevrolet ... la copie, c'est une seconde
nature chez les chinois). Toute équipée, cette mini illumine le traffic
pékinois de ses couleurs tendres ou pepsy. Quand même plus jolie que la
grosse mercos
du parrain aux vitres fumées, plus modeste que le 4x4, et aussi plus
pratique à garer ... le créneau chinois, voici un bon sujet pour un
post. A venir.
Pour en savoir plus sur la QQ : ici et là
18 janvier 2006
Comme un week-end
Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas. Après un samedi consacré aux copines et aux copains, avec brief à l'Apéritivo, réunion au sommet chez la manucure, brain storming au japonais et debrief au
Bed, je décidais que le dimanche serait solo, et partis pédaler vers le lac
Beihai pour voir les exploits sur glace des patineurs chinois. A ce propos, petit voyage dans le temps, voici une photo
du Palais d'Eté prise il y a dix ans, son lac gelé converti en
patinoire. Pour vous faire une idée de la masse d'eau potentiellement gelable. Bref, point de Philippe Candeloro ce jour-là, point de pirouettes en l'air ni de toupies en jupettes, mais des dizaines de glisseurs-sur-chaise potentiellement championnables.
Mais revenons à ma balade.
Le plus intéressant fut la petite promenade pour arriver au lac. Et surtout les
rues
Jiadaokou Dongdajie et Gulou Dongdajie qui mènent à la Bell and Drum Tower. Il y a tout plein de choses intéressantes à découvrir dans ce quartier. Déjà c'est un quartier de hutongs, des petites rues étroites qui abritent les siheyuan, les maisons
traditionnelles à cour carrée où il fait froid vivre.
D'ailleurs le Bed se trouve dans les parages, un bar lounge très
agréable si tu ne retires pas ton pantalon de ski ni tes moufles. Ensuite il y a plein de magasins d'instruments de musique,
donc plein de jeunes qui viennent là. Et puis il y a beaucoup de
petites vitrines
rigolotes, avec des animaux non identifiés, tels des chiens Jackson Five et des pandas hallucinogènes. 
Je
suis tombée aussi sur un mini magasin grand comme deux cabines
téléphoniques, qui concentrait toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, et
dont la devanture me rappelait les magasins Antoine et Lili des quais
de Seine à Paris. Je suis passée devant ce piège à filles sans faiblir (j'avais pris mes cachets anti pièges à filles),
car j'y aurais passé une heure, malgrés sa surface.
04 janvier 2006
Xia xue, tombe la neige
Hier
soir, je suis sortie du boulot pile au moment où celle que l'on
attendait depuis quelques jours à Pékin, est tombée du ciel. La neige.
D'abord deux trois flocons, et puis rapidement des tonnes de gros
flocons. J'avais en premier lieu prévu de rentrer bien vite me mettre
au chaud, mais la neige a changé mes plans, et je suis passée par le
chemin des écoliers. J'ai entrepris de pédaler en essayant d'avaler la
neige, mais c'est trop dangereux, j'ai laissé tomber. Et puis on fait
déjà rire les chinois sans rien faire de particulier, donc inutile d'en
rajouter !
Ensuite
j'ai laissé ma créativité s'exprimer, en faisant des photos râtées pour
alimenter ma nouvelle galerie. D'abord deux trois photos, et puis
rapidement des tonnes de photos.
Impossible de m'arrêter, il y avait dans l'air, comme une photogénie qui touchait tout ce qui m'entourait. Clic! le lampadaire, clic! les buldings, clic! clic! la pub ipod. Bon, je mets toutes ces photos dans le Fotorâtérama, mais je vous laisse décider si elles méritent une galerie nuit.
25 décembre 2005
Les lumières de la ville
Je retire ce que j'ai dit au sujet des chinois qui ne fêtent pas Noël. Bon, la plupart pensent que c'est une fête américaine, mais ils le fêtent de plus en plus. D'ailleurs, ne sont-ce pas là de superbes lumières de Noël qui scintillent au seuil du non moins scintillant Pacific Plaza, sur la Gongtibeilu ?
Littéralement enflammé par des milliers de petites loupiottes, ce grand magasin type Printemps, wishes you a Melly Chlistmas !
24 décembre 2005
Chai
L'autre jour je parlais de vous montrer ces quartiers en destruction, d'où pousseront bientôt des immeubles flambants neufs.
J'ai ouvert une petite galerie d'images
où je posterai au fil de mes balades, des photos de ces endroits qui
disparaissent. Pour le moment il n'y a pas grand chose dans cette
galerie, mais j'y reviendrai régulièrement !
21 décembre 2005
16h30 à Dongzhimen
Je
n'ai pas accompli ma mission du jour qui était de photographier les
quartiers en destruction proches de mon lieu de travail, parce que je
n'y suis pas passée. Les journées ici ne se passent pas toujours comme
on l'avait prévu au départ, c'est entre autre, ce qui fait le charme de
la vie ici !
Mon bureau se trouve à Dongzhimen,
le quartier des ambassades. Ce qui, cet après-midi s'est avéré très
utile puisque pour un prochain déplacement professionnel à Madagascar,
j'ai du me rendre à la chancellerie pour faire ma demande de visa. D'où
une petite balade à
pieds dans les quartiers tranquilles, arborés et gardés par de jeunes
soldats figés dans leurs grands manteaux verts. Agréable petite balade
dans une journée bien chargée, j'avoue avoir au retour, traîné un peu
les pieds pour revenir au bureau.
Car vers 16h30 cet après-midi,
la couleur du ciel, la lumière, étaient si belles qu'on en oubliait
complètement qu'il faisait un froid de canard. Rose, bleu, orange ...
les arbres nus se détachaient comme du papier découpé sur un ciel
multicolore. Les immeubles
aux
baies vitrées brillaient comme d'énormes diamants, j'étais complètement
en extase devant ce spectacle, photographiant des choses absolument
insignifiantes, des fils électriques, de maigres troncs d'arbres empapillotés dans de la corde, des choses qui, demain à 10h seront certainement laides.
Je
ne sentais plus ma main droite qui tenait l'appareil photo, mais pas
grave, c'est trop beau ! J'adore la ville. C'est tellement changeant.
Alors je continue, je traverse le
passage piétons, le monsieur de la circulation qui porte 20 kilos de
manteau et pantalon bleus sur lui, sans compter la chapka, agite son
petit drapeau rouge pour faire descendre les cyclistes qui envisagent
de traverser le passage à vélo (mais c'est vain, je le fais tous les
matins !), ou leur signale que c'est à eux de circuler. Au moment où je
prends une photo un homme passe devant l'objectif, je me
demande de quel animal provient l'encollure de son manteau.
Et
je continue, je me rapproche du bureau, ma petite poésie de
l'après-midi va bientôt s'arrêter, quel dommage ! Je l'aurais bien
poursuivie. Allez une dernière petite photo des arbres noirs dans le
soir qui tombe.
Quand je sortirai, tout sera dans la pénombre.
Etre au bon endroit, au bon moment, telle est ma devise ;-)
