Camillenchine, le blog d'une française à Pékin

Blog de Camille en Chine, la vie d'une française à Pékin - French blog in Beijing

05 février 2009

Traquenard

MarianaRamosLa semaine dernière, je suis allée au pire concert de toute ma vie. Mariana Ramos, la nouvelle voix du Cap-Vert, se produisait à l'Alhambra, une salle près de la place de la République. C'était le 29 janvier. Le fameux "jeudi noir", où des millions de Français sont descendus dans la rue.

En ces températures fort basses, nous nous étions dit qu'un peu de chaleur venue d'Afrique ne serait pas hors sujet.

Salle comble. Nous attendons une petite heure que la belle arrive, les messieurs qui avaient volontiers suivi leurs madames, - convaincus certainement, même si aucun de l'aura bien évidemment reconnu, par la photo du flyer, écoutent d'une oreille polie mais distraite ce que leur racontent leurs voisines, leur attention étant toute captive de la scène.

Vers 21h, Mariana Ramos entre en scène, toute moulée dans un ensemble fluide couleur caramel, toute souriante, toute surprise de "nous voir si nombreux en un jour si chaotique". Elle ne croyait pas si bien dire. Sauf que contrairement à ce qu'elle pensait, le chaos n'était pas derrière nous ce jour-là, mais bien devant.

Ce n'est pas le premier morceau qui m'a mis la puce à l'oreille, qui m'a fait comprendre que ce concert ne serait pas un moment de plaisir, mais bien une torture. Toute droite au centre de la scène, son timbre chaleureux nous a dans un premier temps enveloppés dans une poésie toute tranquille, et je me suis sentie presque deçue de ne pas la voir, l'entendre, dès le premier morceau, nous emporter dans les rythmes chaloupés et si joyeux comme peuvent l'être ceux du Cap-Vert. Mais ce n'était que stratégie, que partie d'échauffement, pour nous, mais surtout pour elle.

Et puis voilà. Après, c'est juste insupportable. Quelques premiers morceaux rythmés et paf, le soleil est entré dans la salle. Elle sort se changer, pendant qu'un chanteur invité prend le relai, elle revient perchée sur des sandales compensées, des "WHOUAAAA" s'envolent tels des toucans sortis d'une jungle, ondulant dans une jupe fendue jusqu'à la hanche, et entreprend de nous faire une démonstration de ce qu'elle a appris de ses "petites copines sénégalaises", et comment dire ... ben juste WOW !

D'autres invités sont montés sur scène pour faire la fête avec Mariana, Touré Kunda entre autres, et deux danseuses qui ont du convertir toute l'assemblée à se mettre de toute urgence à la danse africaine, comme solution pour surmonter la crise, des amis chanteurs, des amis musiciens, sa nièce dans les choeurs, au terme du spectacle c'est toute une famille qui se forme sur la petite scène de l'Alhambra. Notre voisin de gauche est en larmes, celui de droite est amoureux.   

Pour sûr, deux heures de fête, de rythme, de joie totale, de belle musique, de belles personnes, de poésie, de voyage, de déhanchés ... ALORS ORGANISER UN TEL CONCERT DANS UNE SALLE OU TOUT LE MONDE EST ASSIS C'EST SIMPLEMENT INHUMAIN !! S'ils avaient voulu nous apprendre le sens du mot "frustration" ils ne s'y seraient pas pris autrement. Et pourquoi pas nous attacher aux sièges tant que vous y êtes ?? bouhhh.

Ecouter et connaître les prochains concerts de Mariana Ramos (le prochain à Paris est le 12 février ! après elle part dans toute la France), c'est par ici ! Allez-y ! c'est horrible !

 

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16 décembre 2008

Vernissage

blog

Petit rappel pour les Pékinois, le vernissage de mon exposition a lieu ce soir à 19h au Café de la Poste, vous êtes tous les bienvenus !

L'argent de la première photo vendue sera reversé à l'association Madaifu, qui vient en aide aux enfants des provinces du Shaanxi, du Gansu et du Hubei. L'occasion pour vous de faire un cadeau de Noël original, tout en étant utile ! Faut pas s'en priver !

A ce soir !

Du 13 décembre 2008 au 15 février 2009

C'est où ?

Café de la Poste
58 Yonghegong Dajie,
Yonghegong

雍和宫大街58号  Beijing

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10 décembre 2008

Tadaaaa

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Voilà voilà, j'arrive avec quelques explications. Donc, il était une fois une Camille, qui toute petite a découvert que l'appareil photo est un instrument vachement rigolo. Réellement, je me souviens très bien de ma première photo, je ne sais plus quel âge j'avais, celui de tenir debout suffisamment longtemps tout en aggripant le Canon que mon père m'avais mis dans les mains pendant une balade en famille près de Gap. Je l'ai visé avec ce machin qui était quand même un peu lourd pour mes petits bras, et puis clic, mon père et son écharpe rouge immortalisé sur la tranche droite de la photo, j'avais simplement pas réussi à intégrer son bras gauche dans le machin. Pas plus que le haut de son crâne ni ses pieds d'ailleurs. On y était presque.

Depuis j'ai essayé d'améliorer mon cadrage et je voue une certaine passion à tenter de faire ressortir la beauté graphique qui réside dans bien de nos environnements. J'aime particulièrement déceler le graphisme qui nous entoure, j'aime le figer et en faire quelque chose de concret, d'équilibré, presque un objet aux proportions parfaites. En fait ce que j'aime dans la photographie c'est la graphie. Du coup il n'y a absolument aucun message dans mes photos, sauf ceux qu'on veut y mettre bien sûr, puisque je ne photographie pas des situations ou des personnes vers lesquelles je vais, je ne photographie pas des histoires, j'essaie d'attraper et de mettre en boîte l'émotion (photo)graphique que je ressens devant les choses. J'aime que la photo soit le début d'une l'histoire et non le reflet d'une histoire passée.

Pour cette exposition très modeste (douze photos, dont trois qui font partie d'une série), j'ai choisi les images qui me font le plus de bien quand je les regarde, pour la sérénité qu'elles dégagent, ou l'énergie qu'elles procurent. Il y a beaucoup de couleurs et peu d'humains. La plupart du temps l'humain est utilisé comme un object décoratif, ou une virgule qui équilibre l'ensemble.

Cette exposition c'est aussi pour moi l'occasion de boucler une boucle (je vous dis, j'aime les choses équilibrées). Je n'allais quand même pas dire aurevoir à Pékin uniquement en jetant un dernier coup d'oeil rempli de larmes par le hublot de l'avion !

Après mon premier séjour en Chine en 95, j'avais participé à un concours de photo que j'avais gagné, et qui m'avait non seulement permis de suivre un stage de quelques jours dans une école de photo, mais aussi d'exposer mes clichés de Chine pendant quelques jours. L'idée de clore mon deuxième séjour pékinois par une autre exposition me fait vraiment plaisir. Et je remercie d'ailleurs beaucoup le Café de la Poste de Pékin de me le permettre !

PS : j'ai fait imprimer quelques affiches (60cm x 90cm) que je vends 100RMB l'unité

   


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04 août 2007

Nouvelle photographie chinoise

chinaphoto02La nouvelle photographie chinoise, kézako ? Voici trois occasions en Chine et en France de la découvrir.

etoile Les Rencontres d'Arles accueillent les Gao Brothers, parmi plusieurs autres photographes et plasticiens chinois. C'est jusqu'au 16 septembre, à l'Atelier de mécanique.

etoile Le livre de photo 3030 New Photography in China est en vente à Paris-Beijing Photo Gallery, au prix de 280 rmb. 30 jeunes photographes de moins de 30 ans y sont présentés. A lire : interview de l'éditeur ici.

Paris-Beijing Photo Gallery
798 Art District 4 Jiuxianqiao Road, Chaoyang District 100015 Beijing
Tél: +86-10.84599263


etoile A Pékin encore, le nouveau Centre d'art photographique, Three shadows, s'ouvre sur une exposition rétrospective des dix dernières années, avec 16 photographes chinois, dont Gao Bo.

Three Shadows Photography Art Center
No.155, Caochangdi, Chaoyang District, 100015 Beijing
Tél: +86-10.84566147

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16 juin 2007

Etre ado en Chine, exposition de Jordan Pouille

Expo_Ados_ChineAvis aux habitants de Saint-Raphaël et ses environs !
Jordan Pouille, jeune journaliste français résidant à Shanghaï, y expose ses photos.

L'occasion pour moi de vous encourager à découvrir son excellent blog, si vous ne le connaissiez pas déjà. Il est hébergé sur Blogspot et comme ce dernier est bloqué en Chine, il faut passer par un proxy pour le lire.

Cliquez sur l'image pour voir les détails.

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06 juin 2007

Les enfants de Madaifu, photographies de Gilles Sabrié

invitationEnfantsMadaifu

Une exposition multimédias et de photos de Gilles Sabrié, au profit de l’association Marcel Roux en Chine, du 15 au 17 juin à la China Art Archives & Warehouse.

« Les enfants de Madaifu » sont des enfants des campagnes chinoises, orphelins ou abandonnés, pris en charge par l’association du Docteur Marcel Roux, « Ma Daifu » en chinois. Gilles Sabrié, jeune photographe français installé à Pékin, est parti à leur rencontre dans leurs villages du Gansu et du Shaanxi. C’est avec beaucoup de sensibilité et de grâce, qu’il a saisi des moments d’intense émotion mais aussi de joie et de complicité.

Des tirages limités et signés seront mis en vente au profit de l’association. L’ensemble du reportage de Gilles Sabrié au Gansu et dans le Shaanxi, monté en multimédias sera également projeté lors de l’exposition. L’association des Enfants de Madaifu s’occupe depuis 1999 d’enfants orphelins ou abandonnés dans les zones rurales déshéritées avec deux types de programmes :
- les « orphelinats sans mur » où les enfants sont placés dans le foyer d’un parent ou d’un proche avec une allocation pour subvenir aux besoins fondamentaux de l’enfant et financer sa scolarité ;
- une station d’accueil pour enfants des rues à Tianshui (Gansu).

Initialement appelée « Datong », elle vient de changer de nom à l’occasion de son enregistrement en France. Elle s’appelle maintenant « Les enfants de Madaifu ».

cliquez sur l'image pour voir les détails de date et de lieu !

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20 mai 2007

Un grand vo !

349839865Je suis allée voir Le Théâtre sans Animaux hier soir, et je dois dire que même si Ribes n'est pas ma tasse de thé (pu'er, forcément ..), j'ai passé de bons moments.
Pas facile de jouer l'absurde, la troupe des Lanternes n'a pas choisi la facilité et c'est tout à leur honneur, et preuve de leur réelle passion pour le théâtre et les textes. J'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les comédiens qui m'avaient tant fait rire l'an dernier avec leur Dîner de Connes, et à découvrir les nouveaux.

Cette année ils ont été guidés par un vrai metteur en scène, costumés d'habits originaux (faits dans une matière un poil trop bruyante, mais c'est un avis tout personnel), et chaque saynète était suivie (ou précédée, c'est selon) d'un pas de danse contemporaine donné par deux danseuses, intermèdes très agréables à regarder.
Un texte simple dans son vocabulaire, mais très profond dans son message. Personnellement, les deux histoires que j'ai préférées, sont la deuxième et la quatrième, "Comédie Française" et "Bob" (c'est moi qui les renomme ainsi, juste pour que vous compreniez desquelles je parle). Entendre Perrine expliquer que le cœlacanthe est "un poisson, notre ancêtre avant le singe" et réclamer en vain un petit "vo" (atrophie de "bravo") de la part de son goujat de mari qui ne veut pas féliciter sa belle soeur tout juste entrée à la Comédie Française ... j'ai bien ri !
Toutes ces histoires abracadabrantesques, petites fables des temps modernes, ou encore saynètes délirantes, avaient pour fil d'ariane l'absurdité des hommes, qui à mesure qu'ils se civilisent et quittent leur état de "dorade", perdent leur bon sens, et leur savoir vivre (un père ne se rappelle plus du prénom de sa propre fille ...), alors que par ailleurs, ils aspirent à plus de liberté et d'intelligence, à plus d'air. Cela donne à réfléchir ...

Bravo à toute la troupe, qui a une fois de plus, comme l'an dernier, remis un chèque de 110 000 RMB à l'association Datong qui s'occupe d'enfants orphelins. C'est pas rien !

Je "dédicace" ce petit post à mon ami Matthieu rentré à Paris et qui, je sais, aurait aimé être là hier soir ...

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10 mai 2007

China Kan Kan, première exposition collective israëlienne de Pékin

Nir_Elias_Chinese_girls_2005A ne pas manquer non plus !

La première exposition collective israëlienne de Pékin, China Kan Kan. Peintres, photographes, les artistes Dvir Bar – Gal, Nir Elias, Basmat Levin, Yair Lior, Fortunée Noël, Amir Pollak et Irit Tamari, tous résidents pékinois, vous invitent à plonger dans leurs visions de la Chine.

Rencontrez-les lors de la réception d'ouverture ce dimanche 13 mai à 16h.

planNYartsC'est où ?
NYArts Beijing Space
Cliquez sur le plan pour zoomer.
Plus d'infos ici.
Bus n°915 qui part de Dongzhimen

C'est quand ?
Exposition du 2 au 31 mai.


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Théâtre sans animaux, les 12, 16 et 19 mai

AffichetheatreA ne pas manquer !

Après le Dîner de Connes, Le Théâtre des Lanternes présente Théâtre sans animaux de Jean-Michel Ribes.
Mis en scène par Ning Chunyan les 12 et 19 mai 2007.

Et le 16 mai en version bilingue (franco-chinoise) avec la Compagnie Ning Chunyan

C'est au Nine Theatre.

Les bénéfices de ces soirées seront reversés à l'association Datong
Plus d'informations sur le site.

Réservations au 135 2182 7324

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05 mai 2007

Sweet hooligan

hooligan2Quand un Chinois me demande pourquoi j'aime Pékin, je réponds en autres choses que je trouve cette ville tranquille et très agréable à vivre. Même si l'idée saugrenue me venait de chercher où s'exprime l'agressivité, il me serait difficile de la trouver. Quand on vient de Paris, on est habituée à éviter les regards, dans le métro et certains quartiers, de peur de "provoquer", ou de créer un contact visuel qu'on regrettera deux secondes plus tard. Ici, on se déshabitue de cette violence citadine sous-jacente, on apprend la tranquilité.

hooligan1Le Midi Festival, festival de musique underground de Pékin, s'est terminé hier, après quatre jours de kermesse sous un soleil plombant. Il ne manquait plus que les piscines avec les jeux de pêche aux canards. Quelques hooligans enlacés qui n'ont de méchant que les piques de leurs blousons, et encore, je suis sûre qu'ils les émoussent pour ne blesser personne. Aucun d'eux n'a fait un doigt aux photographes qui se pressaient autour d'eux, icônes angéliques du festival. Même leurs crêtes sont teintes en rose et rayonnent comme des soleils sur leurs têtes, et ils mâchent du chewing-gum.
Non vraiment, si quelqu'un a rencontré quelqu'un qui connaît quelqu'un qui a entendu parler d'une personne qui a vu une scène impliquant des hooligans déchaînés, insultant et hargneux, qu'il témoigne.
C'est pénible quand même, tout ce calme.   

Posté par camillenchine à 23:07 - Arts, culture - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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