29 janvier 2008
Oops, j'l'ai encore fait
Vous. Oui, vous qui rêvez de venir vivre en Chine. Avez-vous vraiment étudié toutes les conséquences d'un tel saut, si vous le faisiez ? Une bonne âme vous a-t-elle averti des risques que vous prendriez en vous installant ici ?
Bon, si vous avez lu ce blog récemment vous êtes conscient des risques d'enfuwawatage et autre intoxication peluchère, mais ne sous-estimez pas non plus le pouvoir des divers TOCS chinois que même nous, pauvres étrangers barbotant dans le chaos pékinois, adoptons dans notre gestuelle insconciente ... à l'insu de notre plein gré donc. Grattage d'oreille, hurlage dans le téléphone portable, balançage de porte dans la tête du pauvre innocent derrière nous, squizzage dans les files d'attente, sifflotage de canto pop, usage du mot "laowai" pour désigner toute personne non chinoise ... et autres joyeusetés locales.
En vraie working girl depuis quelques mois, ma consommation d'ascenseur a pris de la hauteur pour atteindre un record de 114 étages gravis au minimum chaque jour, quand je ne fais qu'une sortie déjeuner le midi (car l'estomac se chinoïse également, et je m'autorise parfois, un goûter). Autant vous dire que l'ascenseur, l'elevator, le dianti 电梯, est devenu pour moi, un véritable ami.
L'ascenseur, c'est celui qu'on est content quand il est là. Ouvert, prêt à vous emmener où vous voulez. C'est celui qu'on attend impatiemment, qui nous manque quand il est loin. C'est celui qu'on n'aime pas partager. C'est le dernier qui nous voit avant qu'on commence la journée de boulot, celui où on vérifie une dernière fois qu'on a pas mis devant derrière, celui où on gémit, piaffe, selon l'humeur, bref, l'ascenseur, c'est le témoin de nos débuts et fins de journée. Ils en savent des choses !
Et de découvrir qu'ici en Chine, l'ascenseur a en fait ... un point G. Oui. Et même non, pas un point G, mais deux. Deux boutons hyper excitant, qu'on peut pas s'empêcher d'appuyer dessus dès qu'on a un orteil dans l'espace clos, avant même que les portes ne se ferment. C'est plus fort que nous. Parce qu'ici, c'est bien ça le top du plaisir dans l'ascenseur : appuyer sur les boutons de fermeture et d'ouverture des portes. Au cas où les portes oublieraient de s'ouvrir et de se fermer. On a déjà vu des gens mourir coincés dans un ascenseur ouvert au rez de chaussée, d'avoir trop attendu que les portes se ferment. Alors non, pas nous. Dès qu'on a les pieds dans l'ascenseur, on perd tous, sans exception, 30 ans d'âge, on veut tous être celui qui appuiera le premier sur le bouton. Gnnniiiiii, YES ! je l'ai eu, lalalÂÂ ! Le top du top de l'extase étant d'arriver à fermer les portes au nez de quelqu'un qui arrivait en courant pour entrer dans l'ascenseur. Trop bon.
Vous verrez, après quelques mois de vie chinoise, vous regarderez votre ascenseur différemment ...
