24 février 2007
Hap'piggy New Year to you!
Quelques images pour vous montrer à quoi ressemble une semaine cochonne ici à Pékin. D'abord il faut être très nombreux, ce qui n'est pas très compliqué ici en Chine. Ensuite, il est de bon ton de se costumer un peu, il ne s'agit pas de rivaliser avec le bal costumé de Venise mais quand même, des oreilles de lapin ou de cochon sont les bienvenues (beaucoup de bunny girls dans les kermesses cette année !) ...
... comme vous pourrez le constater sur ces photos prises dans trois temple fairs (je traduis ça par kermesse...) : celle du Temple du Nuage Blanc, du parc de la Terre, et celle de Liulichang (Changdian). Cette dernière fut ma préférée et c'est la première fois que je m'y rendais. Bain de foule garanti !
Changdian miaohui par exemple, qui a investi pour l'occasion la grande avenue qui coupe en deux les deux rues piétonnes de Liulichang, rues des antiquaires. Une large allée bordée des deux côtés par une multitude de stands où on trouve un peu de tout, mais surtout des gadgets sur lesquels chacun se précipite : moulins à vent en forme de fleurs ou de coccinelles, oreilles de cochon ou de lapin en peluche, langue de belle-mère, fausses fleurs (c'est la fête du printemps!), et des cochons en veux-tu en voilà. Je n'ai pas résisté à l'achat d'un cochon doré avec des ailes et qui parle.
Bien sûr, des dizaines de gargottes où fument beignets, brochettes, soupes, nouilles etc ... que l'on déguste dangereusement au milieu de la foule. Une promenade donc, très bon enfant, très sympathique, familiale, où les enfants sont les rois, où les parents oublient les soucis du quotidien. A l'entrée de la rue, un cercle compact se forme autour des acrobates qui jouent la danse du lion avec son dompteur, spectale traditionnel chinois. Un impressionant spectacle, deux hommes pour articuler un animal, beaucoup de souplesse, de muscles (c'est lourd une tête de lion!!), des aaaah et des ooooh s'envolent dans le ciel, où brûleront plus tard dans la soirée, les premiers feux d'artifice.
Au Temple du Nuage blanc, mon attention s'est surtout portée sur la profusion de gardes en manteaux verts. A la fermeture du temple à 16H30, ils se sont tous rassemblés sous les guirlandes de fanions porte bonheur, et j'avais du mal à savoir lesquels, des gardes ou des fanions, étaient les plus nombreux. On a compté plusieurs centaines de manteaux verts !
La suite en images ! (et une vidéo se prépare ... je sais que ça fera plaisir à Estelle !) [cliquez pour zoomer]
Temple Fair de Changdian

Temple fair du Temple du Nuage blanc

Temple fair de Ditan, parc de la Terre

20 février 2007
Pétarades de nouvel an
Substance illicite il y encore deux ans, banni des rues chinoises parce que trop dangereux, le pétard est de nouveau un des droits les plus absolus de tout bon Chinois qui veut fêter la nouvelle année dans les règles. En 1995 j’avais connu la guirlande de pétards dans la banlieue reculée de Pékin, à la campagne, loin loin loin. On la pend à une branche d’arbre, ou on la dispose à même le sol, on allume la mèche, on s’éloigne de quelques pas en se protégeant les oreilles, et tataratataratataratatatatarataaa!! .... aaaah Naguy. Bon.
A présent, en bas de chez moi, en bas de chez vous, quelques Starbucks, Zara et Macdo plus tard, chacun peut s’improviser artificier, et lâcher de VRAIES bombes. De celles qui demandent un périmètre de sécurité de cent cinquante mètres en France, de celles qui sont même interdites pour un usage privé en France, de celles qu’on lance pour un public situé à trois mètres ici, de celles qui ont causé quelques 125 blessés ici à Pékin dans la nuit du 17 au 18 février, dont un homme dont on a du enlever les yeux. Enfin c’est la fête quoi. De 20 à 400 RMB, mettez des étincelles dans votre quotidien !
Le pétard est ici notre quotidien, notre nocturne. Juste pour vous donner une idée. Au milieu d’une phrase une détonation retentit, un feu d’artifice illumine la vue depuis la fenêtre derrière votre boss qui vous fait le bilan du mois, le bruit assourdissant d’une fusée vous fait mettre le film sur pause (vous n’entendez rien de toute façon, autant attendre), vous patientez quelques minutes en bas de votre immeuble en souriant le temps que quelques gamins terminent d’épuiser leurs munitions, vous papotez avec votre copine au téléphone, boum, derrière elle, BOUM, derrière vous ... jusqu’au 4 mars. La fête quoi !
On est tellement habitué à avoir des feux d’artifice quotidiens, à tous les coins de rue, qu’on en deviendrait presque difficile. Ouais bof, pas terrible cette gerbe de 200 mètres multicolore, casse pas trois pattes à un cochon !
Les ventes ont augmenté de 50% par rapport à l’année derrière. Effectivement j’avais bien remarqué une petite différence par rapport à 2006.
Moi aussi j’ai fait péter l’cochon d’or ! Après un succulent dîner aux raviolis chez Olivier, on est tous descendus en bas de l’immeuble à minuit pour mettre la cour à sac. Arf, les Chinois ne sont quand même pas la moitié de fêtards ! T’en veuuuux ?
15 février 2007
On fait quoi au Nouvel an chinois ?
Ouééé génial, c'est le nouvel an chinois, et comme on est à Pékin, on va pouvoir vivre la plus grande fête chinoise qui soit, de l'intérieur, comme des vrais de vrais. Dis, t'as pas des bons plans ?
Parce qu'il se passe quoi au juste ici pour le nouvel an chinois ??
En fait, c'est un peu comme si un Chinois se disait : ouééé génial, c'est Noël, et comme on est en France, on va pouvoir vivre la plus grande fête occidentale qui soit, de l'intérieur, comme des vrais de vrais. Dis, t'as pas des bons plans ?
Parce que le nouvel an chinois, c'est avant tout une fête familiale. On fait la fête chez soi, on participe à la confection des raviolis, on cuisine ensemble, on profite des quelques jours de vacances que le gouvernement nous autorise. Pékin se vide de ses résidents partis pour les provinces, mais se remplit aussi de touristes nationaux qui profitent de ces quelques jours de congés pour visiter la capitale.
Alors que faire en ville ? Bien sûr, ne pas se priver de faire péter quelques pétards, car depuis l'an dernier ils sont de nouveau autorisés dans la capitale. Pour info, les 17 et 18 février les pétards sont autorisés 24h/24. Puis du 19 février au 4 mars, on a le droit de lancer des feux d'artifices entre 7h du matin et minuit. Bon, ça nous laisse quand même pas mal de temps pour mettre la ville en vrac. Je voudrais pas cafter, mais dans mon quartier, certains ont pris de l'avance, ils ont déjà commencé à s'entraîner ...
Et bien sûr les traditionnelles kermesses des temples et parcs (temple fairs, 庙会), les marchés de Noël à la chinoise. En voici une petite sélection !
Parc de la Terre, Ditan Gongyuan 地坛公园
Une des plus grandes kermesses de la ville. Le parc Ditan possède un autel où des sacrifices étaient autrefois offerts au dieu de la Terre. La kermesse de cette année ouvrira sur une performance imitant la cérémonie du sacrifice sous la dynastie des Qing.
Parmi les activités il y aura des danses et de chants folkloriques, des défilés de mode et « l’allée des restaurants » (food street).
Adresse : 100 mètres au nord du Temple des Lamas et de la station de métro Temple des Lamas.
东城区安定门外地坛庙会
Comment y aller : station de métro Yonghegong (Lama Temple), bus 13, I 16, 62 pour la porte sud du parc; trolley bus 104, 108, ou bus 27, 358, 119, 407, 328, 803 ou 912 pour la porte ouest. Aussi par la station de métro Andingmen.
Date : du 17 au 24 février
Entrée : 10 yuan
Le Temple du Nuage blanc, Baiyunguan 白云观
La plus grande kermesse dans l’ouest de la ville. Le Temple du Nuage Blanc et un temple taoïste vieux de plus de 1000 ans.
Adresse : Xibianmenwai, Xicheng District.
西城区西便门外白云观庙会
Comment y aller : bus 320, 414 vers Baiyunguan ou 114, 308, 937 vers Baiyunlu
Date : du 18 au 23 février
Entrée : 10 yuan
Daguanyuan, 大观园 (Grand View Garden)
La résidence de la concubine impériale Yuan. Les épisodes de la célèbre série télévisée « Le rêve dans le pavillon rouge » 红楼梦(tirée du roman classique du 18ème siècle du même nom), furent tournés à Grand View Garden.
Adresse : 12 Nancaiyuan Jie, Xuanwu District
Comment y aller : Bus 10, 19, 59, 122, 351, 603 et 819
Date : du 18 au 23 février
Entrée : 15 yuan
Changdian 厂甸
La kermesse du temple Changdian est la sortie préférée des Pékinois pendant le nouvel an chinois. On peut y acheter des calligraphies, des peintures, des antiquités, des objets de la vie courante, des jouets, de l’alimentation, des fruits et légumes de saison ...
Des spectacles ont également lieu, acrobaties, opéras ...
Particulièrement appréciée des étrangers.
Adresse : Liulichang Jie, Xuanwu District
Date : du 18 au 25 février
Entrée : libre
Le Temple de l’Empereur Dongyue, Dongyue 东岳庙
Une des plus anciennes kermesses de Pékin, a commencé sous la dynastie Yuan, très populaire sous les dynasties Ming et Qing.
Comment y aller : Bus 101, 109, 110, 112, 750, 846 ou 813 vers Shenlu Jie ou 600 mètres à l’est de la station de métro Chaoyangmen (ligne 2).
Date : du 18 au 25 février
Entrée : 10 yuan
Longtanhu 龙潭湖庙
Mêmes animations qu’au parc de la Terre (Ditan). Quelques compétitions seront organisées pour les visiteurs, jeux d’échecs, escalade ...
Adresse : Zuoanmennei Dajie, Chongwen District.
崇文区龙潭湖公园庙会
Comment y aller : les bus 807, 12, 6, 60, 116 vont au parc.
Date : du 17 au 24 février
Entrée : 5 yuan 
... et pour les raviolis maison, prenez des cours chez Chunyi (si elle n'est pas rentrée dans sa famille à Canton) et invitez vos amis chez vous ! Si vous désespérez d'être un jour le roi du farciçage de raviolis, allez les déguster au restaurant Dintaifung, ils y sont fameux.
新春快乐!
11 février 2007
Tout est bon dans le cochon ...

... sauf le cri !
Le cochon est dans le maïs ! dans une semaine, le 18 février, nous quittons l'année du chien pour entrer dans l'année du cochon ! Piggy, Porcinet, Poupi, Poupu, et Poupou (qui sont copains comme cochons cela va sans dire) vont être les stars de 2007, cochon qui s'en dédit !
Tout le monde est content car le cochon de cette année, est un cochon qu'on n'a pas vu depuis 60 ans, à savoir un cochon d'or et de feu. Attention ici on ne donne pas de la confiture aux cochons, ici on s'instruit : les éléments de cette année sont le métal (donc l'or hein) et le feu (le rouge donc).
Dans l'astrologie chinoise comme dans la culture asiatique en général, le cochon est loin d'avoir la réputation de bouseux tout crotté que nous autres occidentaux lui prêtons avec un certain dédain. Il est symbole de délicatesse et de diplomatie. Mais oui madame. Il représente aussi comme partout l'abondance, et le pauvre est souvent instrumentalisé en tirelire que l'on fracasse à coups de marteau (quelqu'un a déjà fait ça ? oui ? ben mon cochon !)
Comme il en ressort de son portrait astrologique, le cochon est avant tout un être humain comme les autres gentil, pétri d'humilité et de bonne volonté. Mauvais en management (ben oui, trop gentil), il aime les bonnes choses, en particulier le boudin aux pommes (ah non ça c'est moi).
Enfin bon, le cochon c'est bon, mangez-en si vous pouvez. La télévision chinoise quant à elle, ne diffusera aucune image de cochon pendant un an, en respect pour les musulmans de Chine. Ce qui a obligé quelques annonceurs comme Nestlé et Coca Cola à supprimer quelques petits gorets qui s'étaient glissés dans leurs annonces. Euh ... quand le parti respecte les ethnies, c'est du lard ou du cochon ??
Bon, je sais bien qu'on n'a pas gardé les cochons ensemble mais sachez que je pense à vous malgré mes absences, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il fasse un temps de cochon ! Sur ce, il est tard, cochons nous.
ps : quelques expressions populaires sur le cochon se sont (très) finement glissées dans ce post, saurez-vous les retrouver ?
06 février 2007
Les Français de Pékin voient beau
Plouf plouf ... Anaïs, Nicolas, Nicolas, Anaïs ... par qui je commence ? Je leur ferais bien un post chacun, en même temps ça fait des jours que j'ai envie de vous parler d'eux, pourquoi attendre. Et puis ils ont à peu près le même âge, ils sont français tous les deux, l'une vient de Nice, l'autre de La Rochelle, je ne sais pas du tout s'ils se
connaissent, mais bon, je vous les présente en même temps parce que, voilà, j'ai découvert leur travail respectif il y a quelques jours, et je les ai mis illico dans mon classeur wow!
Oui j'ai un classeur wow!, où je range les trucs ... euh ... wow.
Anaïs Martane a 27 ans, elle est photographe. Une vraie. Pour le Time, Libération, Télérama. Bon, ça c'est fait. Elle aime Pékin et le cinéma, les belles gueules, les images décalées, celles qui montrent des choses qu'on ne voit pas à l'oeil nu, ces espèces de situations extra-terrestres qui peuplent les secondes. Dans chaque seconde il y en a à peu près 125, le tout est de savoir les saisir. Je plonge. Pékin floue, Pékin belle, ou Pékin volée cerclée de noir comme dans une lunette pour voir loin. Anaïs est une vraie artiste de l'image, du portrait, au reportage, en passant par un travail personnel d'une grande poésie.
Ca y est, je l'ai trouvé mon objectif photographique : être aussi bonne qu'Anaïs Martane ! alors je la mets illico dans mes liens wow! ... on sait jamais. Le site d'Anaïs
Seul joaillier français installé à Pékin, Nicolas Favard, à 26 ans, a déjà dix ans de métier derrière lui. Son histoire c'est l'histoire d'une vocation découverte à l'âge de douze ans, et de plusieurs années d'apprentissage, avant de s'envoler de ses propres ailes. D'abord vers Paris, puis Hanoï, et enfin Pékin, où il crée et vend ses bijoux haut de gamme de style contemporain (que des pièces uniques) par le biais de la luxueuse boutique de l'Orchad, et pour des commandes personnelles.
J'ai raconté un peu sa vie, celle qu'il m'a détaillée dans son atelier de Feijiacun, au milieu de ses outils, pour les besoins d'un article, et dans une modestie désarmante.
Alors je n'aurai qu'un mot. Ou deux tiens. Si pour la Saint Valentin vous voulez marquer le coup un peu plus qu'en vous précipitant dans le Zara le plus proche (eh oui, c'est le genre de phrases que l'on peut dire dorénavant ! bon, ok, j'arrête avec Zara) ... parce que, avouez que vous y avez pensé ... pourquoi ne pas être romantique pour de vrai, et offrir un bijou qu'elle sera seule à porter ? Et ne soyez pas effrayé, les premiers prix sont tout à fait abordables.
Et qui plus est, quand on aime ...
N'hésitez pas à lui envoyer un petit mail pour prendre rendez-vous et lui raconter vos envies, son atelier est grand ouvert, Nicolas adore recevoir de la visite :
nico@nicojewelry.com
Alors ? ils sont pas sympathiques les Français de Pékin ?
03 février 2007
Le Pékin de demain a commencé
Chose promise, chose due, je suis allée faire chauffer la carte bleue un tour chez Zara. Lendemain d'ouverture, le magasin est plein, deux clientes sur trois repartent les mains pleines de sacs. Dans les salons d'essayage, trois employées, Maggie, Cindy et Steam* (souhaitons à cette dernière que son nom de famille ne soit pas Dumplings**), s'affairent, chaque cliente essaye une quantité de vêtements et en laisse la moitié.
Quant à moi, après quelques essayages purement professionnels d'un pantalon, d'un jean et d'une robe (qui depuis a rejoint ses copines dans mon armoire), j'ai pu constater non sans surprise que les pantalons Zara Beijing proviennent des mêmes usines que Zara Paris, c'est à dire qu'avec les chutes des ourlets vous pouvez vous faire un bermuda en prime, ou des demi manches anti bronzage pour les avant-bras, comme on en voit beaucoup l'été par ici.
Sinon, je dois admettre qu'un Zara va nous faire du bien, j'ai repéré environ 53 vêtements qui me seraient tout à fait utiles voire absolument indispensables. Enfin, d'après moi, ceux qui vont particulièrement apprécier sa venue à Pékin, ce sont les hommes occidentaux qui sont nombreux à ne pas savoir où s'habiller dans cette jungle. Quelques-uns m'ont demandé les yeux pleins d'espérance (voire de larmes) si je ne connaissais pas des adresses. La moitié du premier étage est pour eux - l'autre pour les enfants et les bébés. Fini les marchandages de deux heures au Yashow market pour ressortir avec un tee-shirt Mickrey, un polo Lacoste avec un hippopotame à l'envers ou un sweet Starfuck.
Evidemment tous les employés parlent anglais, comme c'est de plus en
plus le cas partout, même dans ma cantine "Les neuf dragons" à 2 euros près de chez moi (ce qui m'a complètement perturbée). Pour vous dire, un voisin anglais s'est adressé à moi dans l'ascenceur en chinois. Voilà à quoi nous en sommes réduits, nous, pauvres laowais qui ne demandons qu'à progresser en chinois. On est obligés de guturaliser le mandarin entre nous et en cachette.
Quand je suis ressortie la nuit était tombée sur The Place, ce nouveau centre commercial qui se veut aussi espace de détente et de loisirs. A 18h30, le spectacle du Skyscreen a illuminé le cour. Les têtes ont commencé à se tourner comme des tournesols, toutes dans la même direction, hyptnôtisées par l'image. Késako le Skyscreen ? C'est la dernière fierté de la ville, la future icône pékinoise. Le plus grand écran LED du môôÔnde. 250 mètres de long, 30 de large, un investissement de 250 millions de RMB.
C'est comme ça. Ce n'est pas nouveau, les Chinois aiment bien avoir les machins les plus grands du monde : muraille, histoire, fleuves, cuisine, hiver, Ikéa, bowling, écoutage d'Hélène et les garçons ... J'en oublie certainement, n'hésitez pas à compléter cette liste.
Traductions pour maman :
* vapeur
** raviolis
01 février 2007
A vos marques, prêt ... dépensez !
Je ne sais pas vous, mais moi je ressens ici comme une accélération dans l'ouverture de magasins, restaurants, centres commerciaux etc ... bref une montée en puissance des temples du capitalisme qui va faire monter la fièvre acheteuse. Non non, ne lisez pas ici une prose pour le parti communiste (en ces périodes de campagne, on sait jamais, je préfère prévenir). J'adorerais pouvoir dépenser tout l'argent que je n'ai pas, mais voilà, comment faire ?
Chez Zara ? Le voilà donc, le tant annoncé attendu fantasmé magasin de frusques espagnol, le tout nouveau tout beau Zara. ouéééé
Bon, personnellement (et je pense que mes soeurs du 36 seront d'accord avec moi), le jour où un pantalon Zara m'ira (en fait j'exagère, si je mets les deux jambes dans la même jambe du pantalon, je le perds pas), je pourrai dire que je trouve toujours mon bonheur chez Zara. Alors après avoir capitulé maintes fois dans les cabines d'essayage et pesté contre cette fille Zara qui mesure 1m80, ne connait pas le 36, mais porte du 38 qui est en fait un petit 40, j'ai dit "basta Zara".
Donc, sachez que Zara ouvre ses portes à Pékin après-demain, c'est à dire vendredi 2 février matin. Vous le trouverez au tout nouveau centre commercial (qui reconnaissons-le, présente une architecture assez bluffante), The Place. J'y suis passée cet après-midi, et défiant le panneau "interdit au public" je me suis glissée dans le magasin ouvert rempli d'ouvriers qui fignolaient les petits détails, au milieu des rayons déjà pleins de vêtements. J'ai aperçu une étiquette. 900 rmb. Glups. Bon, il s'agissait d'une tunique. Les prix ne seront donc guère différents des prix en France, c'est à dire que pour les standards chinois, ils seront élevés.
Etam et Promod quant à eux sont déjà ouverts. Mais je m'en fiche, je m'habillais déjà pas chez eux en France, c'est pas ici que je vais commencer. J'ai aperçu Miss Sixty, Mexx, Triumph ...
Et au dernier étage, un très beau restaurant italien, le Capone's. J'ai jeté un oeil sur la carte, l'ossobuco m'a dit "viens ... viens ..." (quelque chose comme 120 rmb je crois si mes souvenirs sont intacts). Musiciens en live sur la petite scène tous les soirs, sauf le dimanche, bonne cave, vue sur Pékin ... à tester.
Tout ça pour dire que vendredi matin je vais vivre l'ouverture du Zara pour vous, me fondre dans le rush des premières clientes avides de nouveautés, et vous debriefer sur les tailles. Seront-elles espagnoles ou chinoises ?
Pppfff dur dur la vie de bloggueuse.
Et n'oubliez pas, le 2 février c'est aussi la chandeleur !
C'est où ?
The Place,
9 Guanghua Lu
光华路9号世贸天阶中心



