28 janvier 2007
Eat different

Qui vient à Pékin, apprend la régalitude. Cela fait un moment que je n'ai pas parlé de restaurants, et depuis mon dernier post sur ce sujet, des dizaines, allez, des centaines de nouvelles adresses se sont ouvertes (et d'autres ont fermé, c'est la dure loi du marché).
En effet, ce début 2007 à Pékin est chargé en ouvertures de restaurants, nightclubs etc ...
J'ai eu la chance de découvrir le Paper il y a une dizaine de jours, et le People 8 cette semaine. Comme je le disais dans mon précédent post, deux adresses qui pourraient être thématiques, une blanche et une noire.
Paper
Situé en plein quartier de hutongs, à côté de la rue Nanluoguxiang, sur Guloudongdajie, le Paper appartient à Cho, le patron du Bed bar un peu plus loin. Je n'avais malheureusement pas mon appareil photo sur moi alors je vais tenter de vous le décrire. Une fois que vous avez trouvé l'entrée assez discrête du restaurant, vous vous trouvez dans un lieu qui se démarque beaucoup du quartier où il se trouve. Vous montez au premier étage et vous installez en vous demandant pourquoi les chaises sont si basses par rapport à la table. C'est peut-être ici le seul détail vraiment chinois du Paper. Des tables blanches donc, des chaises et de la vaisselle blanche. Une grande poutre basse en ciment gris qui coupe la salle en deux et oblige à se baisser. Quelques fenêtres qui laissent apercevoir des toits de courtyards aux tuiles grises. Un grand bouquet rouge sur la plus grande table. Un éclairage particulièrement flatteur pour les plats et les visages (et ça ça mérite un bon point !). Peu de choses donc, et pourtant une atmosphère cosy, pas froide du tout, parfait pour un dîner à deux.
Les plats : ce soir-là était un peu particulier. Pas encore ouvert officiellement, un menu à 150 rmb était imposé, composé d'une petite dizaine de plats (par personne), sans le vin. Autant le dire tout de suite, ce fut un enchaînement de régalades toutes aussi bonnes les unes que les autres. Cuisine fusion, mélange de saveurs occidentales et asiatiques donc. Je ne me souviens pas de tout honnêtement, juste que c'était délicieux, très varié, équilibré, et très (trop?) copieux. Ah si, juste un mot sur le dessert, du vrai sabayon avec fraises et cigarettes russes ... arf.
C'est où ?
The Paper, 138 Gulou dong dajie, Dong Cheng District, Beijing.
Tél : +8610 8401 5080
People 8
Vous n'êtes pas joueur, vous avez peur dans le noir et le jeu de cache-cache était votre phobie étant petit ? N'allez pas au People 8. Huitième restaurant de la chaîne Shintori et premier à Beijing (jusqu'ici à Shanghaï et Taipei), le People 8 est, comme les autres, difficile à trouver, et exceptionnel dans son décor. Ca fait partie du concept. D'ailleurs, je ne vous donnerai aucun tuyau pour le trouver, sinon je vous enlève 30% de votre plaisir. Pfff, j'hésite même à vous en parler tiens, sinon ça vous gâcherait 40% de la surprise. Bon allez, disons qu'il y a des bambous, une verrière, un éclairage incroyable (-ment presque inexistant), une carte délicieuse, une très bonne musique et des toilettes qui font jaser tous les magazines de la ville. Pourquoi ? naaaan, chuis pas comme ça, je raconte pas les fins des films moi.
Enfin voilà, deux adresses que je vous conseille pour emmener votre amoureuse (et inutile d'attendre le 14), la première pour tout se dire, et la deuxième pour entretenir le mystère.
C'est où ?
People 8, 18, Jianguomenwai dajie (allez un indice, dans le passage face à la porte sud de l'hotel SciTech)
Tél : 6515 8585
Et encore ...
Pour les grands timides qui préfèrent mettre la tête dans le sable et sont plus à l'aise lumière éteinte, ou les poissons d'eaux profondes qui n'y voient de toute façon rien et préfèrent emmener leur belle anémone dans un restaurant où l'absence de lumière oblige les sens autres que la vue à travailler cent fois plus, il y a l'option du "restaurant dans le noir". Et oui, vous le connaissiez peut-être à Paris, voici qu'il débarque à Pékin, à Jianwai Soho. Le concept (parfait pour un blind date ceci étant dit) : manger dans le noir complet. Non non, pas même une petite bougie, pas même une petite lueur pour vous aider à voir ce que vous mangez, débrouillez-vous pour trouver vos couverts, votre verre (sans le renverser sur votre voisine). Ne mettez pas non plus vos plus beaux habits, c'est inutile, personne ne les verraient, et de toute façon vous ressortez avec tout le menu sur la chemise. Faites aussi attention à ce que vous dites (les victimes de vos ragots sont peut-être à la table voisine !). Plus sérieusement, à éviter si on est angoissé ou claustrophobe, à faire si l'on veut aller plus loin dans la découverte du goût, des odeurs. Ne pas y aller si on veut bien manger, j'ai ouï dire que la carte n'était pas top.
C'est où ?
Jianwai Soho
Tél : 5900 0434
26 janvier 2007
Un homme, une femme, deux films
Aujourd'hui nous allons parler d'amour. Ouhla. Non, on la refait, je voudrais pas faire planter tout Canalblog non plus hein, you little addict!
(les filles, n'oubliez pas de lire les phrases qu'il y a autour de la photo de Aaron Eckhart)
Aujourd'hui nous allons parler de sentiments, de rencontre entre deux êtres, des premiers bégaiements, des premières inflammations faciales incontrôlables, des mains qui poitent, des pieds qui putent dérapent ... zzzzzzz ... bon les mecs qui s'endorment au fond, revenez ce weekend, je vais vous donner deux adresses top pour emballer à la Saint Valentin, une blanche et une noire (je parle des adresses bien sûr !).
Donc, comme je vous le disais précédemment, je suis en pleine loi des séries (dernière dépêche : le renversage de liquide continue, un expresso hier soir, mon voisin de gauche. Bref, je cesse de chercher à comprendre).
Cette semaine, deux soirs de suite, j'ai regardé un DVD. Le premier, "Conversation with other woman" (Conversation avec une femme), le deuxième "J'me sens pas belle". Vous me direz "euh ... Camille, c'est pas une vraie loi des séries ça !".
Eh bien si.
Etat d'esprit lors du choix du premier film :
- Ppfff, chuis crevée, j'ai vraiment envie de regarder une guimauve qui ne sollicitera aucune de mes neurones de gauche. "Conversation with other woman" ... hmmmm ... mouais ... ça m'a l'air farpait ça, écouter des blablas de nana sans même être obligée de répondre (non, je ne parle pas encore à ma télé), vendu !
En fait :
Je me suis retrouvée en pleine tempête sous mon pauvre crâne, non parce que c'est compliqué à comprendre, mais parce que ce film est simplement bouleversifiant. A tel point que je pense que c'est l'un des plus beaux films que j'ai vus sur le sujet du couple. Un quasi huit-clos, monté en split screen (écran partagé en deux), sur les retrouvailles lors d'un mariage, d'un homme et d'une femme qui se sont aimés longtemps auparavant. Ils ont chacun une vie, mais vont passer la nuit ensemble dans l'hôtel. Le film raconte cette nuit. D'une justesse désarmante, chaque phrase, chaque geste, chaque scène nous plonge dans un suspens un peu fou : vont-ils faire l'amour et repartir ensemble ? Le procédé de division de l'écran renforce de façon tout à fait paradoxale la fusion entre les deux personnages, et surtout la notre avec le film. On est dans le film, rien ne nous échappe. Sur la musique de Carla Bruni, planant. Est-il possible de ne pas aimer ce film ?
Le lendemain.
- Gnaaan, j'ai pas la pêche, et puis j'me trouve moche en ce moment, je regarderais bien un truc drôle, facile, léger, un truc bête quoi. "J'me sens pas belle" ... impeccable ! L'histoire d'une fille qui se trouve moche (sûrement pour un problème de poids, parfait, parfait, si en plus elle pouvait avoir les cheveux gras je serais aux anges)
En fait :
Pour ceux qui comme moi avant de le voir, pensent qu'il raconte l'histoire d'une fille qui se trouve trop grosse et soule son mec avec ça, sachez que ce film est prescrit en cas de blocage durable du coeur et atrophie aiguë des mots gentils - et autres syndrômes courant chez les handicapés de la parole amoureuse. Egalement un huit-clos entre un homme et une femme, mais qui cette fois-ci ne se connaissent pas (encore). Elle, qu'on devine célibataire depuis un bail, ne sachant plus depuis longtemps comment un homme fonctionne (euh ... c'est où la tête, c'est où la queue ?), invite chez elle un prestataire informaticien, étrange, froid, limite goujat, rencontré le jour-même sur son lieu de travail. Au départ, tout porte à croire que la soirée sera la pire première soirée, jamais vécue sur Terre, ou sur une exoplanète tellurique (ouéé, je l'ai placé !). Et pourtant. Mais je n'en dis pas plus.
Quand un mec mal sapé au physique en premier lieu ennuyeux, et une fille aux abois, froide, maladroite et désespérée, s'avèrent pleins de ressources émotionnelles, et de générosité. Comme le film de la veille, une nuit que l'on vit avec les personnages, quasiment en temps réel.
Un pur bonheur. A voir, à revoir, à rerevoir ...
21 janvier 2007
Le monde est une jungle
ouééé youpi, ce post a réussi a passer à travers les mailles du filet. Vraiment cette fin d'année du chien est une épreuve numériquement parlant. Alors pour conjurer les mauvais sorts, je me suis équipée d'un cochon d'or bien grassouillet et hilare, que je vais placarder sur ma porte d'entrée. Les bonnes ondes devraient se bousculer après ça.
Bon il faut quand même que je vous raconte comme la vie est étrange ici. Il se passe des phénomènes bizarres, je dirais même surnaturels.
Par exemple, et vous m'arrêtez (enfin vous passez sur un autre blog) si je vous gonfle avec ça, mais le mauvais sort "verre renversé" continue de me poursuivre. Et pourtant je suis loin de passer mes journées à boire, je vous rassure. Pour rappel, j'en ai donc pris trois pendant mes vacances (sur différentes fringues hein, sinon c'est pas drôle).
Cette semaine, trois verres se sont renversés dans un rayon très proche de moi. Quelle vie trépidante je mène, vous m'en direz tant. Au Bookworm, une serveuse a malencontreusement versé le verre de vin sur un client (et sur son ordi sinon c'est moins marrant). Puis le lendemain, dans un restaurant à Soho, une jeune femme qui, dans une main tient son plat, et dans l'autre essaie de remettre le couvercle sur son gobelet rempli de lait de soja chaud. Glissade immédiate sur la table maculée de gras, triple salto avant du gobelet, aspergeage du lait sur les trois personnes environnantes, qui le prennent avec beaucoup de zen. Le lait de soja aurait-il des vertues relaxantes ?
Et puis hier soir, dîner au Muse, mon pote G. renverse un verre de vin dans les quelques plats qui restaient à picorer.
Toutes mes excuses de consacrer quasiment tout un post sur cette étrange loi des séries que je traverse, c'est vrai qu'il m'en faut peu pour m'interloquer.
En parlant de verre, je voudrais rappeler que l'abus d'alcool est dangereux pour les relations sociales. Comme le montre cet exemple, rapporté par ce même pote G. lors d'une pendaison de crémaillère. Beaucoup de bruit, de verres, de monde, le capharnaüm quoi.
C. (fille) et G. (garçon) discutent et tentent de se comprendre dans les quelques ondes basses que la musique laisse passer parfois.
G : ALORS, TU FAIS QUOI A PEKIN ?
C : JE SUIS EN MANQUE !
G : (légèrement déstabilisé mais avec tout le gentleman style dont il est capable) HUM, OK ... ET SINON TU FAIS QUOI A PEKIN ?
C : BEN JE SUIS EN MANQUE !
G : OUI, HUM, JE VOIS ... MAIS TU FAIS QUOI EN FAIT ... POUR T'OCCUPER ... A PEKIN ... COMME TRAVAIL ?
C : (...) BEN M'ENFIN ! JE SUIS EN MANQUE QUOI ! TU VOIS, EN mANqu-EUH !
Un témoin tente de secourir C., "écoute, j'ai pas l'impression qu'il te comprenne là ... "
C : c'est pourtant pas compliqué ! je suis volontaire internationale en banque, JE SUIS EN BANQUE, voilà quoi !
La vie est une jungle je vous dis. Et vous, c'est quoi votre mauvais sort actuel ? ou votre dernier quiproquo ?
15 janvier 2007
en vrac
Non je ne suis pas retournée en France faute de gougères. Non je ne suis pas rentrée avec Ségolène pour m'enrôler dans son service presse et m'assurer qu'elle porte une doudoune rouge à capuche dorée la prochaine fois qu'elle vient en Chine.
Sauf que. Arriver à mettre en ligne un article en ce moment est à peu près équivalent à faire tourner Simcity version 12 sur du DOS. Il faut beaucoup de patience. Les câbles sous-marins sont vraisemblablement toujours en vrac entre Taïwan et la Chine, à moins qu'une pieuvre géante soit actuellement en train de se faire un pull avec pour l'hiver. Bref, ça rame, rame, rameurs, ramez ...
Ajoutez à cela une semaine busy, un certain décalquage horaire (@isamu), et vous obtenez une blogueuse qui ne blogue plus que dans ses rêves.
Mais j'ai quand même des choses à dire-euh.
Ce weekend, deux expos m'ont particulièrement plu à Dashanzi. Someday, Somewhere, exposition de photographies de Liu Ren, à la toute nouvelle Paris Beijing Photo Gallery. Et hop, d'une pierre deux coups, vous découvrirez un artiste de talent, et un nouvel espace dédié à la photo (ouvert par des Français, cocorico). Chaque photo, encadrée dans une ellipse, invite au rêve et stimule l'imagination. Chacune est passée par le bistouri numérique, pour des collages, des trucages, pour dépasser le réel, et créer un univers onirique, jamais étrange. C'est jusqu'au 26 janvier. La galerie enchaînera ensuite sur une nouvelle expo le 28. A voir.
Pas loin, faites un crochet par le Long March Space. C'est plein de ouatures. Plus précisément des BMW, comme vous ne les avez jamais vues. La BMW art car collection, même les filles qui n'aiment pas les voitures vont aimer. J'ai surtout retenu celle recouverte de feuilles d'or, de pigments or et argent, et vaporisée de peinture en bombe, subtil mélange entre le tag et la dorure. Une voiture passe partout.
Enfin presque.
Et sinon, on m'a demandé de vous parler d'une soirée "à la française" qui a lieu vendredi 19 janvier, à Houhai, plus précisément à l'Oasis bar, en face du petit pont. Happy hour entre 18h et 21h, n'importe quelle boisson offerte pour une achetée (euh ... c'est pas un peu pousser à l'alcoolisme ça, hmm ?). Ricard, cidre et bière à 10 kuai, vin français à 20 kuai. Ca va chanter au bord du lac, c'est moi qui vous le dis. Plus d'infos chez JC.
Si comme moi, vous n'êtes jamais allé à l'Oasis bar, voilà une bonne occasion de découvrir cet endroit. Personnellement je pense que j'en profiterai pour passer souhaiter la bonne année à nos Niçois préférés de la Baie des Anges, tout à côté !
09 janvier 2007
Rendez-vous avec une brave
21h30. Pendant que Ségolène finissait son dessert avec les entrepreneurs français en Chine, nous attendions sagement dans une salle trop petite pour tous nous contenir.
Enfin elle arrive. Aaaaaaah
"Vous êtes très nombreux, je suis très impressionnée"
(Gniiiii mais euh, c'est quoi tous ces gens, ils m'avaient dit qu'on aurait deux pelés et trois tondus !)
"Excusez-nous, on était avec les entreprises françaises implantées en Chine. C'est vrai que c'est important que les exportations françaises en Chine augmentent".
(c'est vrai quoi)
Après ces premières torpeurs portées par un micro lui aussi faiblard (ah mais, le micro aussi il a trop mangé de profiterolles au dessert!), la candidate nous annonce qu'elle n'a pas préparé de discours, elle est là pour répondre à nos questions, car "je sais que les Français à l'étranger ont beaucoup de problèmes, et d'ailleurs mon ami Pierre-Yves Leborgne, représentant au PS des Français à l'étranger, m'a préparé la liste de tous vos petits problèmes, pour pas que je m'emmêle les pinceaux avec les petits problèmes des Français dans les autres pays". Bon, à peu près.
Nos problèmes :
"D'abord, le problème de l'accès à la protection sociale, les coûts de scolarité, et puis y a les problèmes de la représentation politique que nous devons améliorer. Et puis il y a certaines familles qui vivent dans la précarité, mais je pense pas que ce soit votre cas ..."
(pourvu qu'ils me parlent pas de la bravitude, pourvu qu'ils me parlent pas de la bravitude, pourvu ... ppfff je savais que c'était une connerie d'aller se les peler sur la muraille en descendant de l'avion. N'importe qui aurait fait la même faute dans cette froiditude ! surtout ce nain de Sarko ! peut-être même qu'il aurait dit bravure, ou bravation tiens ! Maintenant il se paye ma tête en France pendant que je rame avec les Chinois, crotte ! En plus je me suis tapé que des films débiles dans l'avion, Miami Vice, Toy Story, Prête moi ta main, ... pfff c'est normal que j'avais plus de cerveau le matin)
blablabla dumping social blablabla lycée français blablablabla artiste blablablabla impôts blablabla 35 heures blablablablabla exportations blablabla
(pffff, qu'est ce qu'on s'emmerde ... bon, apparemment ils se rendent pas compte que je réponds pas aux
questions, c'est tout cool. Tiens qu'est-ce qu'elle dit celle-là ?)
blablabla "les entreprises qui naviguent en escadre"
(allons bon, ppffff. Bon, ils me prennent la tête avec leurs questions débiles, tiens je vais leur en poser moi aussi)
"Alors les jeunes ça va, vous faites quoi vous ? vous êtes lycéens, étudiants ? (allez, parlez avec moi quoi, les vieux ils me posent que des questions sur l'économie et des trucs tristes)"
Enfin, je vais pas tout vous retranscrire. C'était un rendez-vous informel, plutôt sympathique, avec une Ségolène fatiguée par son marathon pékinois mais visiblement heureuse et détendue. On n'a pas appris grand chose de nouveau sur son programme mais ça n'était pas le but. Par contre elle est repartie avec un cadeau offert par une Chinoise venue du sud, et un mot nouveau, Shenzhen. La première zone économique spéciale de la Chine, là où la modernisation de la Chine a commencé.
"C'est impressionnant hein, on applaudit Chênetchène !"
(ppfff, allez, plus que la conférence de presse de demain, et je me tape un gros somme dans l'avion enfouie dans ma doudoune blanche. Epuisante la Chine)
08 janvier 2007
Ségolène
Comme beaucoup de Français de retour de leurs vacances foie grasiennes et chocolatières, j'ai pris l'avion avec Ségo vendredi dernier. On la voyait bien dans l'aéroport, avec sa doudoune blanche et ses bottes cavalières. Tout comme Mitterrand, elle fait un voyage pré-élections en Chine. Pendant que je sombrais dans un profond sommeil qui allait durer dix heures dans la journée de samedi, elle gambadait sur la muraille, le nez au vent, fouettée par l'air vif de la campagne, tout en chantant lalala.
Aussi, je vous fais part de ce message qu'on vient de me transmettre par le biais des commentaires. Il vous invite à la rencontrer ce soir, dans un hotel de Pékin. Vous pourrez lui poser tout un tas de questions idiotes ou profondes, sur les droits de l'homme, la protection de l'environnement, les massages, le travail, Yashow, où a-t-elle acheté ses bottes, aime-t-elle le canard laqué, si oui pourquoi, combien de temps passe-t-elle sur son blog (celle-là je me la réserve hein), viendra-t-elle à la prochaine BBP, etc ...
Ségolène Royal, actuellement en Chine, se prêtera ce soir à une séance de questions-réponses.
Lieu : Novotel Peace Beijing (3 Jin Yu Hutong Wangfujing, Beijing 10006)
Date : le lundi 8 janvier 2007 à partir de 21 heures
Public : tout membre de la communauté française de Pékin (et des environs?)
Réservation et inscriptions : sans (rendez-vous directement sur place)
Prix : gratuit
Conseil : ne soyez pas en retard
Organisation : ADFE - FdM (Association démocratique des Français à l'étranger & Français du Monde), antenne de Pékin.
Présidente : Odile Pierquin Tél. : 136 93 06 70 12
Courriel : odile.pierquin@laposte.net
Photo: AFP/BERTRAND GUAY
Ségolène Royal sur la Grande muraille de Chine, le 6 janvier 2007.
07 janvier 2007
C'est déjà l'année prochaine

Une dernière carte postale du cœur de Paris, du manège de l'Hotel de ville, pour vous souhaiter à toutes et tous une excellente année 2007. Qu'elle soit pour vous une fête, un cornet magique rempli de bonnes choses, qui se mangent ou non !
Me voici de retour dans mes pénates pékinoises, et je dois vous dire un grand merci d'avoir animer ce blog de vos visites, j'étais très surprise en découvrant mes stats. Aucune toile d'araignée dans les coins donc, même pas une petit coup de swiffer à passer (je peux pas en dire autant de mon parquet, aaaah la sempiternelle poussière pékinoise, je l'avais oubliée celle-là !)
Pour résumer je peux dire maintenant ce que ça fait d'être sur un manège enchanté pendant trois semaines et de ne jamais en redescendre ! Même que j'avais pas envie de revenir. Il paraît que ça fait toujours ça (je dis ça pour me rassurer hein).
La France c'est beau, et surtout ça se mange
J'ai revu (presque) tout mon petit monde, me suis régalée d'absolument tout ce que j'avais envie de manger (vous allez finir par croire que c'est une obsession chez moi, mais je dois reconnaître que je n'avais pas idée à quel point la gastronomie française me manquait ... j'ai compris pourquoi), surtout que tout le monde a respecté mon souhait de ne pas remplir mon assiette de gongbaojiding, porc sauce aigre douce et autres raviolis pékinois.
Les premiers repas furent impérativement composés de viande rouge, marre de manger de la viande marron (comme dit ma soeurette "Camille, elle aime bien quand la viande bouge encore un peu dans l'assiette") avec des patates à la poêle, du vin rouge, du pain ... ppffff cliché je sais, mais bon.
La table familiale reste ma préférée (miam les soupes de tatie, les gougères et le lapin en sauce de maman, les soles de papa ... ), les tablées bien arrosées entre amis et à deux (gros miam sur l'aligot et le magret du Plomb du Cantal de Strasbourg Saint-Denis, gros miam au nouvel an chez une copine reine de la cuisine, et plein d'autres miam dans un café tradi à Nation, aux Comédiens rue Blanche, etc) ... bref, fermons ce paragraphe complètement indécent avant que j'énerve tout le monde ici. Et je n'ouvrirai pas le dossier "cadeaux et autres choses ramenées dans mes valises", tout simplement honteux (tiens ça me rappelle une pub débile à la télé pour du chocolat "Mmh, c'est bon la honte")
J'ai même eu la joie de rencontrer les fameux Frankie et Finedel que vous lisez sur ce blog, lors d'un brunch improvisé au Pain Quotidien du marché Montorgueil. Un grand moment durant lequel nous avons vu se succéder au moins trois services ... on a eu du mal à mettre fin à notre brunch, et c'était pas à cause du menu, pourtant très bon, et encore moins à cause du service (nul).
Paris c'est magnifique mais c'est dangereux
C'est absolument impossible de marcher sans regarder ses pieds sinon on marche cinq fois dedans (le caca) et des deux pieds. Ici aussi il faut regarder où on marche, mais c'est pour pas tomber dans un trou, ou se tordre la cheville sur des gravas.
Et puis ils ont du me trouver trop propre parce qu'en trois semaines, je me suis pris trois verres de plein fouet (un coca sur le jean, un verre de vin sur la jupe, et une bière sur la veste). Ce qui a achevé de pourrir le peu de fringues que j'avais emportées (pour laisser la place au foie gras shampoing au retour).
Bref, mon Paris-Mer-Montagne-Paris m'a ressourcée comme on dit, je suis prête à affronter l'hiver pékinois, internet qui rame, et les nouvelles aventures qui m'attendent en 2007 ! Je vous, nous souhaite que 2007 soit aussi douce qu'enrichissante. Meilleurs voeux !
