29 novembre 2006
Les femmes fatales de Mushi
Chose promise, chose due. Pour continuer dans les fringues, et surtout vous montrer à quel point les soirées de Pékin sont glamourissimes, voici Mushi, ou plus précisément ses femmes fatales.
Mushi, c'est d'abord Caroline Deleens. Vous ne la connaissez pas ? Sachez que c'est la coqueluche des business women et des starlettes friquées du nouveau Pékin.
Elle a 29 ans, elle est blonde, elle est belle, elle est douée. Oui je sais, c'est énervant. Française d'origine belge (ouf, elle n'est pas parfaite ... nan j'rigole), elle a créé avec ses petites mimines et le soutien de ses parents (oui quand même) la société Délit d'apparence, et sa marque de prêt à porter haut de gamme, Mushi (modèle de l'Ouest pour la version chinoise).
Hier soir, au bar Ruifu de Donsishiqiao, a eu lieu le défilé de la
collection automne hiver 2006-2007 de Mushi. D'abord un peu sceptique devant un carton d'invitation mettant en scène une Caroline Deleens dans un délire on ne peut plus castrateur (combinaison cuir et lacets sexy, ciseaux géants, regard de braise, flammes de l'enfer ...) je me suis dit, bon, repère la sortie de secours, il va y avoir des Venus avec des fouets et des queues de diable version Bananarama dans tous les coins. Eh bien non !
Les business women de Mushi sont d'abord des femmes énergiques certes, mais pas méchantes avec les hommes, ouf. Elles aiment le cuir certes, mais il y a toujours un petit noeud ou de la laine pour adoucir tout ça. Ambiance James Bond girl au bureau avec des costumes près du corps (pour faire défaillir le stagiaire préposé à la photocopieuse), à la ville avec des petites robes en laine toute fluides (pour provoquer des carambolages de vélos), en soirée dans une robe moulante et froufroutante, noire et or (sublime) pour faire s'avanouir les serveurs de coupes de Champagne, et en mariée cuir lacets (oui mais avec des noeuds) pour séduire une xième fois le chéri (sauf que les bottes noires avec une robe blanche, c'est so so).
Trève de blablas, la suite en vidéo.
Le site de Mushi
L'article aujourdhuilachine
Pour télécharger la vidéo sans passer par le player Tudou cliquez ici.
28 novembre 2006
Teasing
non je suis pas morte, et demain je vous parle de cuir et de jolies filles ... si vous êtes sages.

... et n'oubliez pas de vous faire beau pour vendredi ! (BBP#5, à 21h au CD Jazz Club ...)
25 novembre 2006
Qu'est-ce que j'mets ?
Les vacances de Noël approchent, et avec elles les envies de magasins ressurgissent.
Privée, par la force des choses, des vitrines du Printemps et des Galeries Farfouillettes, je suis allée me consoler en faisant du lèche-vitrine au Pacific Century sur Gongtibeilu, notre Printemps à nous.
Et j'ai pas trouvé beaucoup de changement par rapport à l'année dernière, on va pouvoir ressortir les mêmes fringues sans avoir l'air dépassée par les événements. Toujours les mêmes vestes militaires à gros boutons, les mêmes bottes de cavalières, les boots façon santiag sans être être, toujours du velour, des écharpes et des bonnets géants, des semelles compensées, des bermudas, ... je fais ma blasée mais au fond, c'est pas mal du tout. C'est aussi la mode des capes (enfin surtout des capelines, allez comprendre) et des robes pull (ça c'est chouette). Voici ma petite sélection.
Manteaux et vestes. Pour les méga frileuses, j'ai déniché un manteau féminin mais chaud,
le truc super dur à trouver. Il est chez M.U Cury, il coûte 1200RMB (120€),
et après l'avoir tâté pendant 10 minutes sous l'oeil inquiet de la
vendeuse, je suis formelle, il est aussi chaud que les gros manteaux verts
chinois, qui sont eux-mêmes aussi chaud qu'une couette. La redingote JNBY est sympa aussi, mais moins chaude (895RMB). Côté vestes, celles que je préfère sont les plus chères évidemment, ggrrr. Comme par exemple ces deux-là en cuir, 2480RMB et 4500RMB.

Au Pacific Century, mon magasin fétiche Ebase s'obstine à faire des vêtements de moins en moins mettables, j'ai donc jeté mon dévolu sur une nouvelle marque, a-Two, que j'ai trouvée pas mal du tout (vestes entre 500 et 700RMB)
Pas trouvé grand chose côté pantalons, jupes etc ... j'ai tourné un moment autour de ce bermuda velour vert, avant de décider que oui, porté il est sûrement très joli. Je n'étais pas la seule à le sonder d'ailleurs. Mais je ne l'ai pas essayé, je n'étais pas là pour acheter. Bermuda S.S Vivian, 438 RMB.
Chaussures. Et pour les pieds, et bien, c'est tout pareil que l'an dernier, ou alors j'ai rien compris. Ou alors le Pacific n'est pas à l'heure, mais ça m'étonnerait. Je retrouve toujours les mêmes choses que dans Biba. J'ai remarqué que parmi les nombreuses marques de ce magasin, Staccato est la plus prise d'assault. Quasi impossible de se frayer un chemin. J'ai quand même repéré une ou deux paires qui seraient pas du tout ridicules dans mon entrée, voire à mes pieds. On verra.

22 novembre 2006
J'ai testé pour vous : Hutong Cuisine
C'est marrant comme avec l'arrivée de l'hiver et du froid, me reprend l'envie de cuisiner. En ce moment je suis dans ma période soupe. Avec des petites pâtes dans le bouillon, comme quand j'étais petite. Et puis de la coriandre fraîche, un oeuf et hop, voilà une soupe délicieuse, pas compliquée, qui me câle et me réchauffe pour la soirée. Bon ok, ajoutez le plaid et les grosses chaussettes, et vous avez un joli tableau de mémère. M'en fous, personne me voit.
Une qui ne fait pas mémère du tout, c'est Chunyi. Je suis tombée par hasard sur son annonce sur le site de That's Beijing, où elle propose de donner des cours de cuisine, chez elle, dans sa petite maison traditionnelle (siheyuan). Chaque cours dure 4 heures, elle vous apprend trois plats, pour 150RMB (soit 15€).
Non pas que je sois déjà lassée de ma soupe (je viens d'en engloutir deux bols), mais je me suis dit qu'il serait temps de se mettre à la cuisine chinoise, les plats français étant trop compliqués (pour moi) à réaliser ici. Je suis donc allée voir Chunyi, et j'ai eu la chance d'être la seule personne inscrite ce jour-là, j'ai pu donc profiter d'un cours pour moi toute seule. Je vais tout de suite commencer par la conclusion :
allez-y !
Pourquoi ?
Parce que Chunyi est une personne adorable, et c'est pas de trop en ce bas monde de passer quatre heures avec une personne adorable.
Parce que vous saurez enfin, pourquoi il existe autant de sortes de sauces soja, la première demi-heure consistant à vous présenter toutes les sauces qu'elle utilise dans sa cuisine. Avec les huiles, le vin ...
Parce que sa maison est trop mimi ! C'est tout petit (elle ne reçoit que quatre personnes à chaque cours, pas plus)
Parce que vous aurez l'occasion de vous servir d'un vrai couteau de cuisine, d'un vrai wok, d'une vraie
planche à découper, et que vous pourrez prendre toute la dimension de cette phrase : dans la cuisine chinoise, on passe les neuf dixièmes du temps à découper en julienne, hacher en rondelles, débiter en lamelles, bref à mettre en morceaux tout ce qui passe sur la planche, et le dizième restant à faire cuire en un temps plus court qu'il ne vous a fallu pour lire cette phrase. Tout est dans la préparation (des ingrédients, des assaisonnements ... )
Pour la voir écouter et observer le wok.
"Tu vois, quand le wok siffle comme ça, c'est qu'il y a encore un peu d'eau dedans, c'est pas bon, faut attendre que toute l'eau soit évaporée avant de mettre les aliments."
Un peu de fumée apparait.
"Tu vois, c'est le signal, y a plus d'eau, tu peux y aller".
Parce que c'est à Nanluoguxiang, qu'il y a plein de choses à voir et à faire dans ce quartier super joli.
Last but not least, parce que vous ressortirez du cours en sachant réellement préparer trois plats chinois pas compliqués et très bons, ce qui vous permettra d'en mettre plein la vue à qui vous voulez.
Et pour vous, en exclu, la recette du Poisson vapeur 清蒸鱼 (qingzhengyu), recette cantonnaise. En musique.
Ingrédients pour deux personnes :
deux poissons comme sur la photo
du gingembre frais
quelques tiges de "spring onion" (petit oignon dont on ne mange que les tiges, et qu'on trouve partout dans la cuisine chinoise)
de l'huile de cacahuète
de la sauce soja
Faire cuire à la vapeur deux cuillers à soupe de sauce soja dans un bol non couvert.
Pendant ce temps, découpez le gingembre, en fines lamelles, disposez-les sur le poisson que vous aurez lavé et vidé auparavant. Faites cuire le poisson et son gingembre, 7 minutes à la vapeur.
Découpez dans le sens de la longueur les tiges d'oignon, comme sur la photo.
Lorsque le poisson est cuit, retirez-le du steamer, enlevez le gingembre (on n'en a plus besoin, hop poubelle), et disposez l'oignon sur le poisson. Demandez (gentiement) à votre chéri(e) de mettre le couvert.
Faites cuire trois cuillers à soupe d'huile de cacahuète dans le wok, grand feu. Attention ça ne dure pas longtemps, ne pas la faire brûler !
Lorsqu'elle est chaude (l'huile, pas la chérie. Rhôô, on peut bien rigoler), versez-la sur le poisson et l'oignon.
Enfin, versez sur le poisson la sauce soja que vous avez faite cuire à la vapeur au début.
C'est prêt ! avec un bol de riz, un p'tit blanc, c'est far-pait !
Pour contacter Chunyi et vous inscrire : www.hutongcuisine.com
Un cours : 150 rmb
Forfait 3 cours : 360 rmb
Article aujourdhuilachine
20 novembre 2006
Beijing Bloggers Party #5
Les bloggers de Pékin sont heureux de vous annoncer que la BBP#5 aura lieu une fois de plus, dans un endroit différent. Retrouvons-nous, bloggers, lecteurs, non bloggers, non lecteurs, amis, voisins, cousins ... bref tout le monde, dans un endroit chaleureux, où la musique jazz fera ressortir le Miles ou la Nina qui est en vous !!
Retrouvons-nous au nouvellement rouvert ...
Pour vous aider à trouver, ce petit plan ! (cliquez pour zoomer)
A la semaine prochaine, on vous attend très nombreux !
19 novembre 2006
Poisson porte-monnaie
Oui, je sais c'est pas l'année du poisson, et l'année prochaine non plus, mais il est temps de faire un peu de vaudou sur son porte-monnaie si on veut que 2007 soit poissonneux. Alors, je vous ai déniché ce petit poisson porte-monnaie.
Faites juste attention à ne pas vous le faire piquer par votre petite soeur de 8 ans.
Et sinon, ne me demandez pas pourquoi, mais il y a aussi, les
torchons assortis.
C'est pas mignon ?
Porte-monnaie 25 rmb
Torchon 15 rmb
On les trouve où ?
Donghuang Chenggen Beijie, 16-3 (perpendiculaire à Dianmen dongdajie)
tel: 6403 8746
17 novembre 2006
Retour de Beaujolais

Ben
oui hein. Evidemment que j'ai bu le Beaujolais nouveau
! Ca fait un peu
partie des obligations citoyennes françaises non ? Le troisième jeudi
de novembre, on se retrouve toujours, à un moment ou à un autre, avec
un verre
de 薄若莱 (bóruòlái) dans les mains. Enfin en tout cas, à Pékin. Me rappelle pas avoir bu du Beaujolais en France.
Grande soirée
donc, au Shanzhai (le resto de l'actrice Zhang Ziyi, mais je l'ai pas
vue, elle devait être en cuisine), où l'on découvre que certaines
chinoises sont si callées en bóruòlái qu'elles peuvent remonter jusqu'à celui d'il y a deux ans pour comparer avec le nouveau.
Je me dirige vers le stand de ravitaillement.
- Bonsoir, je voudrais un verre de beaujolais s'il vous plait.
- Oh, désolée, il n'y a plus de verres, repassez dans une minute !
Les rumeurs allaient bon train
que la soirée grouillait de stars, résultat j'ai même pas vu Chenkun et encore moins Kaneshiro, mazette.
Je retente ma chance.
- Oh, re-désolée, on n'a re-plus de verres ! re-passez dans une minute !
C'est quand même re-dingue, toute la soirée j'ai eu une poisse
terrible avec ce Beaujolais. J'ai finalement réussi à attraper un verre
(genre j'ai vraiment lutté pour boire du Beaujolais, non mais je rêve),
et là, elle me demande de choisir. Hein ? Tu veux dire qu'en plus il y
a plusieurs sortes de Beaujolais nouveau ? Mais je veux pas choisir
moi, j'ai trop peur de me planter !
- "Carrefour Selection" ou "Metro Selection" ? ou sinon on a du "George Duboeuf" aussi.
- Allez, mettez-moi donc du Duboeuf (j'ai une tête à boire du beaujolais Carrefour ? m'enfin)
Ensuite ? je ne me rappelle plus de rien. Ah si ! Dans l'ascenceur de mon immeuble, il y avait deux nanas, très lookées, très mode, sûres d'elles, à tous les coups elles revenaient d'une soirée beaujolais. L'une des deux m'a demandé :
- Hello ! tu habites là ?
- Euh ... oui.
- Tu me donnes ton numéro de téléphone ?
- Ben c'est à dire que ...
- Hihihi, super ! (tip tip tip, elle me regarde avec son portable prêt à enregistrer mon numéro)
- Bon. ok
Et vous ? vous y avez échappé ?
16 novembre 2006
Mongolian ping pong bof
Le pitch : en
allant chercher de l'eau à la rivière pour son grand-père, le petit
Bilike trouve une balle de ping pong, ce qui va le plonger, lui et ses
copains, dans une perplexité sans bornes, de celle que seules les âmes
enfantines connaissent. Kécecé cet oeuf blanc qui flotte ?
"Esprit de la rivière", "truc de gosse", "perle étincelante" ... les
explications fusent mais ne satisfont pas Bilike, persuadé que la vérité est ailleurs. A force d'entêtement,
il fini par apprendre que c'est une balle de ping pong, par un
oncle qui lui lâche cette information d'un ton désinvolte, comme il lui
aurait dit "mais t'es bête ou quoi, tu vois bien que c'est une chèvre"
en parlant de Biquette, omniprésente dans le film. Blessé qu'on lui
livre la clef de ce mystère si capital à ses yeux avec autant de
légèreté, Bilike décide néanmoins de ramener la "balle nationale" à
Pékin, d'où elle vient.
J'ai
regardé Mongolian ping pong, film chinois, sans m'être un peu
renseignée auparavant, étant persuadée qu'il avait été tourné en
Mongolie, c'est à dire en République populaire de Mongolie, démocratie
depuis 1992. Quand on me dit Mongolie, je pense immédiatement à la
Mongolie que j'ai eue la chance de découvrir en 2003, et non à la
région autonome (qui est pourtant peuplée de vrais Mongols).
J'ai encore le souvenir de notre
guide locale qui ne s'est pas privée de nous dire que les Mongols
n'aimaient pas beaucoup les Chinois, pour des raisons historiques ...
je m'étais alors interdite de dire que moi si (mais pour des raisons différentes), et que j'ambitionnais
même de m'installer en Chine, de peur qu'elle saisisse la première occasion de
m'abandonner dans la steppe lors d'une pause pipi, espérant que je me
fasse dévorer par les loups durant la nuit glacée et hostile.
Du coup, je me suis sentie un peu Bilike devant "Mongolian ping pong". Kécecé ces Mongols qui chantent la gloire de Pékin, se prennent en photo en pleine steppe devant une tenture représentant la place Tiananmen ? et kécecé ces Mongols qui frappent leurs fils à coups de balais ?
C'est vraiment comme ça là-bas ? Vous qui êtes allés en Mongolie Intérieure (que les Mongols appellent d'ailleurs Mongolie du Sud, pour éviter un terme trop sinocentriste) ... ils chantent vraiment Pékin en gardant leurs troupeaux ? Et le policier qui fait remarquer aux gamins qu'ils se sont trompés de route et se dirigent vers la Russie et non vers Pékin ... il zappe pas un peu la Mongolie du nord, géographiquement placée avant la Russie ?
Mises à part l'incontestable beauté
photographique du film, et l'attendrissante poésie du scénario, je suis
restée perplexe comme Bilike devant sa balle de ping pong, qu'il trouve
belle sans la comprendre. Une ironie m'aurait-elle échappé ? J'ai
fureté le net à la recherche de critiques, toutes très bonnes,
mais c'est normal, encore une fois, le film est magnifique. Mais pas
de réponses à mes naïves questions.
Y aurait-il un oncle parmi vous qui
pourrait m'aider à trouver une explication ?
Promis je ne me vexerai pas, et je ne partirai pas sur mon cheval, ramener ce "dvd national" à sa source.
PS : "L'histoire du chameau qui pleure" m'a personnellement beaucoup plus émue ...
15 novembre 2006
Carte postale

Ma
star
à moi, c'est ma soeur : comédienne, dessinatrice, sportive, chanteuse,
voileuse, faiseuse de cakes délicieux, adoratrice des éléphants ... et tout ça avec grand talent.
J'espère qu'elle aura le temps de lire ma carte !
Bon anniversaire ma soeurette que j'aime, et à tout bientôt !
12 novembre 2006
Adieu veaux, vaches, cochons, bannière
Comme dirait l'autre, "je vous ai compris !".
Merci pour vos réactions sur cette f#%&ue bannière de zut qui m'a empêchée de dormir ces deux dernières nuits. Vos suggestions et votes m'ont aidée à trouver la voie de la bannière que je préfère, celle que je viens de mettre en place et qui ne bougera plus ... jusqu'à une prochaine crise d'ennui de la bannière !
Fini donc, les coucou-hibou-coucou avec la bannière. J'ai fait un mix entre une un peu rigolote, et une qui ne devrait envoyer personne aux urgences de la rétine. Bon dimanche !
