20 juillet 2006
New world, new words, new rules
I learned a new bad word this morning: dooced. Take it easy, if you are not a blogger, you will never get dooced.
But if you are, you better be careful of what you write on your blog,
because one day, and even if you take all the necessary and legitimate
precautions, you may get dooced. Which means fired because of what you wrote on your blog. Catherine, "la petite anglaise", got dooced in France, and her name is now on front page of international newspapers, here and here.
This story just warns us on how careful one must be with self-publishing. I did not read all her posts on her blog, but most of
commentors sound appalled about the whole story. So, it's time to write
rules, isn't it? New rules about what are actually the bounderies between work and
private life. What's the difference between writing personal emails at
work, and writing on one's blog at work? If the colleagues'names and
most of all, the company name are never mentionned on the blog, why the
principle of "liberté d'expression" gets its wings cut?
My opinion
is, each of us should be clear about the way we see it. The boss should
be clear about what is possible during working time (writing personal
emails? making personal phone calls? sending flowers to mum via the
internet? ... hey, I bet you made at least two of them!). And the
employee should be clear about his or her extra-working-time
activities, if these activities fall in the public area, because yes,
writing on a blog is different from writing on a journal with your pen.
Whatever, I obviously wish the best to Catherine, because she
writes really well, she's a single mother, and she just wanted to be
funny on her blog.
What is your opinion about that?
Ce matin j'ai appris un mot nouveau : dooced. C'est de l'anglais comme vous vous en doutez. J'imagine que les Français vont bientôt nous traduire ça par un élégant "doocé", voire "doucé". Disons que pour les besoins de ce post, en français on dit "doocé". Kécecé que ça veut dire ?
Un
indice : seuls les bloggers peuvent, un jour ou l'autre, être doocés par
leur patron. Je vous vois venir. Il ne s'agit pas d'extorquer de
manière douce une présentation Powerpoint à son employé. Cela veut dire
en fait, virer un employé car il sévie écrit sur un
blog.
Un
blogger peut être licencié pour le simple
fait qu'il est blogger? Non non. Par contre, il peut être licencié (du
moins c'est ce que l'actualité nous enseigne) pour ses écrits
dénigrants sur l'entreprise qui l'emploie. Présenté de cette façon, on
peut se dire "oui ok, et alors? où est le problème?". Le problème se
situe lorsque les propos ne sont pas étayés de noms (de collègues, de
l'entreprise, du patron) et que rien ne permet dans l'article
d'identifier l'entreprise en question. Dans ce contexte, que vient
faire le nez du patron dans le blog de son employé ? Quelles sont les
limites entre le travail, et la vie privée ? Un blog a accès libre
a-t-il encore à voir avec la vie privée ?
C'est ce qui se passe dans l'affaire de la petite anglaise.
Catherine, une anglaise expatriée en France depuis dix ans, a été priée
de faire ses bagages dans les dix minutes, pour avoir raconté des faits
qui se sont produits au bureau. Apparemment, le ton légèrement moqueur
de la bloggueuse n'a pas plus à sa hiérarchie. Catherine, surnommée
Bridget Jones dans la plupart des journaux, a décidé de ne pas en
rester là. Elle les poursuit.
Etant
donné qu'ils ne pourront pas l'accuser de dénigrer la boîte, qui n'est
pas identifiable dans l'article, ils vont porter leur accusation sur le
fait qu'elle bloggait pendant ses heures de travail. Ce qui place le
problème dans une toute autre perspective: que fait-on de ces millions
de salariés qui surfent de façon ostentatoire sur Internet (euh .. vous
êtes où là?), chattent sur MSN, envoient des mails persos via leur
boîte email professionnelle, passent des coups de fils personnels,
envoient des fleurs à leur maman via Sephora.fr etc etc ... ?
D'après
moi, le patron doit être précis sur ce qui est possible et ce qui ne
l'est pas pendant les heures de travail, et pendant quelle durée. Le
salarié doit tenir informé son patron de ses activités
extra-professionnelles, si ces dites activités sont de l'ordre public.
Ainsi chacun est conscient des risques encourus, d'un côté comme de
l'autre. Si l'employeur de Catherine ne l'a pas clairement prévenue que
dans son règlement "tenir un blog" est une "faute grave" (ce sont les
mots qu'ils ont employés), alors ils ne sont pas en mesure de la
licencier.
Pour ma part j'ai choisi de ne jamais évoquer ma vie
professionnelle sur mon blog et de ne pas blogger au travail. Cela me semble être une sage décision. Et
vous, vous en pensez quoi ?
Photo: Daily Telegraph
Dans la presse : Le Monde et encore Le Monde
Merci Frankie pour m'avoir inspiré ce post.
