clavierI learned a new bad word this morning: dooced. Take it easy, if you are not a blogger, you will never get dooced. But if you are, you better be careful of what you write on your blog, because one day, and even if you take all the necessary and legitimate precautions, you may get dooced. Which means fired because of what you wrote on your blog. Catherine, "la petite anglaise", got dooced in France, and her name is now on front page of international newspapers, here and here. This story just warns us on how careful one must be with self-publishing. I did not read all her posts on her blog, but most of commentors sound appalled about the whole story. So, it's time to write rules, isn't it? New rules about what are actually the bounderies between work and private life. What's the difference between writing personal emails at work, and writing on one's blog at work? If the colleagues'names and most of all, the company name are never mentionned on the blog, why the principle of "liberté d'expression" gets its wings cut?
My opinion is, each of us should be clear about the way we see it. The boss should be clear about what is possible during working time (writing personal emails? making personal phone calls? sending flowers to mum via the internet? ... hey, I bet you made at least two of them!). And the employee should be clear about his or her extra-working-time activities, if these activities fall in the public area, because yes, writing on a blog is different from writing on a journal with your pen.
Whatever, I obviously wish the best to Catherine, because she writes really well, she's a single mother, and she just wanted to be funny on her blog.
What is your opinion about that?

petite2Ce matin j'ai appris un mot nouveau : dooced. C'est de l'anglais comme vous vous en doutez. J'imagine que les Français vont bientôt nous traduire ça par un élégant "doocé", voire "doucé". Disons que pour les besoins de ce post, en français on dit "doocé". Kécecé que ça veut dire ?
Un indice : seuls les bloggers peuvent, un jour ou l'autre, être doocés par leur patron. Je vous vois venir. Il ne s'agit pas d'extorquer de manière douce une présentation Powerpoint à son employé. Cela veut dire en fait, virer un employé car il sévie écrit sur un blog.
Un blogger peut être licencié pour le simple fait qu'il est blogger? Non non. Par contre, il peut être licencié (du moins c'est ce que l'actualité nous enseigne) pour ses écrits dénigrants sur l'entreprise qui l'emploie. Présenté de cette façon, on peut se dire "oui ok, et alors? où est le problème?". Le problème se situe lorsque les propos ne sont pas étayés de noms (de collègues, de l'entreprise, du patron) et que rien ne permet dans l'article d'identifier l'entreprise en question. Dans ce contexte, que vient faire le nez du patron dans le blog de son employé ? Quelles sont les limites entre le travail, et la vie privée ? Un blog a accès libre a-t-il encore à voir avec la vie privée ?
C'est ce qui se passe dans l'affaire de la petite anglaise. Catherine, une anglaise expatriée en France depuis dix ans, a été priée de faire ses bagages dans les dix minutes, pour avoir raconté des faits qui se sont produits au bureau. Apparemment, le ton légèrement moqueur de la bloggueuse n'a pas plus à sa hiérarchie. Catherine, surnommée Bridget Jones dans la plupart des journaux, a décidé de ne pas en rester là. Elle les poursuit.
Etant donné qu'ils ne pourront pas l'accuser de dénigrer la boîte, qui n'est pas identifiable dans l'article, ils vont porter leur accusation sur le fait qu'elle bloggait pendant ses heures de travail. Ce qui place le problème dans une toute autre perspective: que fait-on de ces millions de salariés qui surfent de façon ostentatoire sur Internet (euh .. vous êtes où là?), chattent sur MSN, envoient des mails persos via leur boîte email professionnelle, passent des coups de fils personnels, envoient des fleurs à leur maman via Sephora.fr etc etc ... ?
D'après moi, le patron doit être précis sur ce qui est possible et ce qui ne l'est pas pendant les heures de travail, et pendant quelle durée. Le salarié doit tenir informé son patron de ses activités extra-professionnelles, si ces dites activités sont de l'ordre public. Ainsi chacun est conscient des risques encourus, d'un côté comme de l'autre. Si l'employeur de Catherine ne l'a pas clairement prévenue que dans son règlement "tenir un blog" est une "faute grave" (ce sont les mots qu'ils ont employés), alors ils ne sont pas en mesure de la licencier.
Pour ma part j'ai choisi de ne jamais évoquer ma vie professionnelle sur mon blog et de ne pas blogger au travail. Cela me semble être une sage décision. Et vous, vous en pensez quoi ?

Photo: Daily Telegraph
Dans la presse : Le Monde et encore Le Monde
Merci Frankie pour m'avoir inspiré ce post.